dimanche 28 février 2010

Question pour un botaniste !

- Et nous voilà de retour sur le plateau de question pour un champion spéciale botanistes (!?!), c'est le face à face final, et la dernière question qui déterminera le gagnant du fabuleux cadeau du mois, un magnifique presse-livre en mie de pain.
Pour les téléspectateurs qui nous suivent devant leur poste, un indice s'affiche en bas de l'écran. Je laisse la parole à notre champion en titre.
-Je prends la main Jean-Pierre
- Non mais c'est pas possible j'abandonne, ils sont de plus en plus cons cette année, on n'est pas sur tf1...

Alors qu'est ce que c'est que ça ?

De loin:


De près:

De plus près:

samedi 27 février 2010

La route des citadelles Khmers

Un des arguments pour la location de la voiture était de partir à la découverte de l'est du pays, au nord de la frontière avec le Cambodge, où se situent parmi les plus beaux temples Khmers en route vers Angkor (d'où le titre, et oui il y a une logique!).

Nous voici donc en partance vers des temples - dont les noms m'échappent, qu'ils m'en pardonnent – et c'est une très bonne occasion de découvrir la campagne Thaïlandaise, très à l'écart du tourisme de masse occidental. Attention cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de touristes puisque les sites sont très visités; ici ce sont les Thaïlandais qui occupent les lieux et nous sommes presque les seuls occidentaux. Nous passons pour des curiosités et nous sommes même plusieurs fois pris en photos avec eux.

Cette journée de ballade en voiture a fini par avoir la peau de la direction assistée de la voiture, mais Phimai, notre étape du jour, est notre ville providentielle. Le gérant de la guest house, d'une gentillesse impressionnante prend son téléphone et appelle pour nous l'assistance de l'agence de location pendant que nous partons visiter le temple de la ville. Quatre heures plus tard (il est 22h), une nouvelle voiture est sur le parking de l'hôtel. Oui oui c'est possible!

vendredi 26 février 2010

Parc national de Khao Yai

Aujourd'hui nous nous rendons dans le parc naturel de Khao Yai. Un des plus beau parc natrel au monde à ce qu'il parait !

Nous nous lançons dans une randonnée de 4h accompagnés d'un guide. Nous nous sommes donc enfoncés dans la forêt. Le guide semble suivre un chemin qui, pour nous, reste indiscernable. La végétation luxuriante m'évoque une mini-forêt Amazonienne. La hauteur des arbres, la forme des racines, d'autres curiosités végétales que je n'avais jamais vues rendent déjà cette randonnée exceptionnelle.

Rapidement, les bruits de la forêt prennent autant de place que le paysage. Nous apprenons à reconnaître les évènements à l'origine des différents types de bruits dans les branchages : un oiseau qui s'envole, un coq qui arpente la forêt où un gibon qui se déplace de branche en branche. Le tout sur fond du chant des grillons qui visiblement n'ont pas peur de monter le volume.

Ces quelques heures à arpenter la forêt ont été magiques et cette expérience très forte. Ca donne des idées pour l'Amérique du Sud. Un trek en forêt Amazonienne peut-être...

Lopburi, la planète des singes ?

Après notre virée à Ayutthaya, nous profitons de la flexibilité que nous offre notre voiture pour nous rendre à Lopburi : ville indiquée comme optionnelle dans nos guides mais qui peut mériter une petite visite.

Nous voilà donc partis. Après bien bien bien des détours nous arrivons un peu trop tard pour visiter de nouveaux sites Siams. Nous décidons donc de nous contenter d'une ballade dans la ville.

Au sujet de Lopburi, le guide indiquait une info rigolote : « Certains quartiers de la ville sont abandonnés aux singes ». On n'avait pas encore vu de singes en Thaïlande. Je m'imaginais que vous allions trouver au détour d'un parc ou d'un temple des singes squatteurs. En fait c'est beaucoup plus funky !

Nous arrivons, en voiture donc, dans le quartier par lequel nous pensions commencer notre visite de la ville. C'est alors que nous voyons, sans mentir, une bonne 50aines de singes en pleine rue. Ils sont partout ! Sur le trottoir tels des passant, sur les fenêtres des immeubles comme s'ils les habitaient, pendus sur des fils électriques qui semblent faire office de lianes, et peu de temps après notre arrivée, carrément sur notre voiture !









Pas encore sortis, nous entendons des gros BAM BAM BAM à chaque fois que l'un d'eux se laisse tomber sur le capot ou le toit. Un peu flippant franchement.

Nous repartons donc illico nous garer quelques mètres plus loin où la concentration des bestioles semble un peu moins grande. Nous prenons grand soin de ne rien avoir avec nous qui puisse s'attraper facilement (ces singes ne semblent pas très respectueux de la propriété...) et nous partons pour notre explorations de la ville.

Nous avons vu quelque monuments de loin, mais franchement rien d'aussi marquant que ces petits monstres ! On les a vu manger tout et n'importe quoi, tels des déchets de plastique


ou la mousse d'un siège de scoot,


se pendre et se battre sur les fils électriques les utilisant même pour se propluser sur les toits ou se déplacer sans toucher le sol comme si c'étaient des lianes et qu'on se trouvait en plein forêt,


se trimbaler avec 1 coussin qu'ils venaient de voler, et enfin, le pire, on en a vu 1 essayer de nous piquer un sac au moment où nous retournions dans notre voiture !

C'était le sac de médocs en plus, le singe ce serait pris une bonne claque avec ça. Ca a été l'occasion d'un duel mémorable, la lutte de la civilisée contre le sauvage, la belle contre la bête ! Je vous raconte... Je suis affairée dans le coffre. Pascal me signale l'arrivée du singe. Celui-ci saisit en un éclair le sac de médocs. Avec une vivacité absolument impressionnante, j'attrape le sac à mon tour. Tête de macaque s'accroche mais j'arrive à dégager le sac. Avantage Cri ! Chita ne renonce pas pour autant, il retente sa chance dans le coffre. Je pousse un cri animal que je veux intimidant pour le déstabiliser et le décourager pendant que Pascal ferme le coffre. Nos affaires sont à l'abri. Vexé, King Kong me menace avec un cri tenant du chat qui feule et fait mine de se jeter sur moi. Flippée, je pousse un cri de surprise et bondit en arrière. Je retente quelques cris que je veux intimidants mais qui ne semblent pas faire leur effet. Je lève les yeux et me rend compte que de jeunes Thaïlandais m'observent avec défiance. Vaincue tant par le singe que par un léger sentiment de honte, je me réfugie dans la voiture et nous partons immédiatement. Bon j'admets que j'en menais pas large mais au final il nous a rien fauché. Match nul !

Pour finir ce post farfelu, je vous propose une petite cérémonie de Lopburi award :

Prix du regard le plus mélancolique


Prix du regard le plus cool

Prix du plus beau derrière et du plus gros bidou


Prix de la plus belle cascade


Et pour finir dans la catégorie canine :
Prix du plus crado



Lien vers les photos Picasa

jeudi 25 février 2010

Ayutthaya yoyo, qu'est-ce que t'as sous ton...

Allez c'est parti, nous quittons Bangkok. On saute dans la voiture et hop, direction Ayutthaya, notre première étape dans notre road-trip vers Chiang Mai. Même si on n'a pas visé trop loin – 80km de route – il nous faut plus de 2 heures pour nous extirper de la capitale. J'avoue on a pas mal galéré avec notre plan en mousse aussi précis et récent qu'une peinture rupestre, mais heureusement, nous avons su combiner nos sens de l'orientation (et un gros brin de chance) pour retomber sur nos pattes.

Bref, nous y sommes, Ayutthaya! Ancienne capitale Siamoise qui annonce de superbes temples dans une vieille ville de taille réduite. Nous traversons un quartier entier sans apercevoir autre chose que des ruines a priori toutes pourries et, tiens, c'est bizarre on dirait qu'on sort de la ville... Ah ouais, mais c'est moche en fait cette ville. Bon allez on se casse! Non attends il y a un temple à 3 routards pas loin. Ok ok on y va...
Première claque, c'est aussi magnifique que c'est bien caché. Des dizaines de bouddhas, un chêdi de 60m (et de travers) dans lequel les visiteurs peuvent coller une feuille d'or sur les bouddhas, et même un bouddha couché de plus de 12m. Oui ça fait beaucoup de bouddhas tout ça mais bon on est venu là pour ça non ?










Deuxième temple, plus petit mais plus costaud (tu sais ce qu'il te dit le cassis?) un bouddha assis de 19m de haut, le plus de haut de Thaïlande.
En fait il y a des trucs sympas à visiter ici, on est peut-être passé un peu vite dans le centre ville. Allez on y retourne.
On pose la voiture à quelques pas du temple royal (magnifique mais habité d'étranges créatures...) et nous décidons de nous promener dans la ville au milieu des monuments et des parcs.





Le calme est apaisant et le charme de la vieille ville prend peu à peu son emprise sur nous. Nous quittons la ville après 2 heures d'une ballade très agréable. Finalement c'est pas mal Ayutthaya !


Lien vers photos Picasa

mercredi 24 février 2010

Massage thaï

Au matin du 4è jour (en Thaïlande), nous avions décidé de rester à Bangkok, spécialement pour faire une excursion en bâteau/barque sur les Khlongs (canaux qui traversent des quartiers d'habitation sur pilotis de Bangkok). Arrivés à l'embarcadère, nous constatons que le prix de cette excursion est assez élevé : 1000 baths soit 20€ pour 1h. Nous décidonc donc de changer nos plans et d'aller nous faire masser : 700 baths pour 1h aussi... ça nous a semblé un bien meilleur investissement de notre temps et de notre argent !

Nous arrivons à une adresse recommandée par le Lonely. Le salon est charmant avec des petits points d'eau et des fleurs à l'accueil : très zen, très feng shui. A l'intérieur, de confortables fauteuils accueillent les clients.

On nous emmène dans la pièce où nous nous ferons tous 2 masser. C'est une salle carrée dont le sol est un peu surélevé, plafond un peu bas, peu de lumière, rien d'autre que des tapis de massage. Ca sent le cocon. On sent qu'on va être bieeeeeen. On nous donne des vêtements fins que nous passons et c'est parti pour 1h de massage !

Les masseuses (1 chacun cette fois) commencent par les jambes (avec les pieds hmmmmmm), puis les bras, le dos et enfin le cou. Leur technique consiste essentiellement en des appuis très forts en divers points vraisemblablement stratégiques qui suivent les lignes du corps. Les pressions sont tellement fortes par moment que je sentais carrément ma circulation se couper sujivi d'une grosse vague de chaleur lorsque le sang recircule.

C'est dinge la force que ces femmes ont dans les mains. Sûrs qu'elles doivent pouvoir casser des briques à la seule force de leur pouce ! Mais elles n'utilisent pas QUE les mains. Elles nous ont également massés avec leur coude, leurs avant-bras, leurs pieds et leurs genoux.

Le bouquet final était particulièrement surprenant : les masseuses nous font nous asseoir et c'est la fête à la grenouille ! Elles nous soulèvent tout en nous appuyant sur le dos de plusieurs façon différente pour remettre notre colonne vertébrale en place. Enfin, elles se couchent sur le dos et nous soulèvent de nouveau, par le dos cette fois, avec leurs pieds. Imaginez : on se retrouve le ventre en l'air à moitié en pont, les pieds ne touchent plus le sol et on ne sait plus trop par quel miracle on n'est pas en train de se casser la figure. J'ai pas bien compris ce que ce dernier mouvement était sensé faire mais c'était bien impressionnant.

Ce massage a été douloureux par moment mais pourtant toujours agréable. J'ai redécouvert certaines parties de mon corps dont je suis sans nouvelles au quotidien. J'ai également senti des points douloureux insoupçonnés. Une vraie expérience du corps ! On est sorti de là avec un gros sourire plaqué au visage. On se sentait un peu comme dans du coton, agréablement mous et totalement relaxés. Note pour plus tard, voir comment intégrer des massages au moins 1 fois par semaine sans me ruiner à mon retour !

Bangkok – la suite, la fin... enfin presque

Bon ça y est, le décors est planté, nous sommes bien installés et nous allons passer 4 jours dans la capitale. Au programme nous avons prévu du classique: la visite du palais royal, le musée nationnal en préparatif de la visite des temples thaïlandais, et enfin glandouille à base de cuisine thailandaise, de promenade et de massage.


Mon impression sur le palais royal: c'est magnifique, bien préservé (faut dire qu'il est pas si vieux que cela non plus) et très bien entretenu. Je ne saurais dire si les photos rendent toute la grandeur des monuments mais il n'y a pas à redire, ça fait son effet. C'est la très grande classe!









Bon, c'est aussi bien kitchou, bling bling et clang clang (combo spéciale des lapins crétins show pour ceux qui connaissent) : ça brille de partout, c'est plein de couleurs et comme vous pourrez le voir sur les photos, les arbres sont taillés en des formes improbables, les petits animaux rigolos en pierre parfois accompagnés des bons hommes non moins cocasses. Ca nous a un peu fait pensé à Disneyland par endroits.








Entre émerveillement et amusement, ca a été une visite bien agréable.


Sinon, arpenter la ville dans pas mal de ses recoins nous a bien confirmé que Bangkok était une grande ville moderne avec des quartiers riches, des quartiers saturés en centres commerciaux derniers cris, mais aussi des quartiers moins reluisants (mais toujours globalement propres). C'est aussi une ville totalement saturée en terme de circulation routière.


Notre séjour ici est donc terminé et la suite se situe au nord, direction Ahyuttaya avec une fois n'est pas coutume une voiture comme moyen de locomotion.

dimanche 21 février 2010

C'était avant le drame...



C'était avant le drame : "Ouais trop cool le tuk tuk, y va trop vite on sent bien le vent ! Délire !!".
10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 0 !!!

Envolée ma casquette ! Trop deg !!!

Heureusement à Khao San Road on trouve des copies de tout ce qu'on veut ! Le soir même : remplacée la casquette !

Franchement on voit pas la différence non ?

Pour ça Khao San Road c'est magique. Je me suis rendue compte que mon petit pendentif de Corse (petit papillon dont les ailes sont faites avec des coquillages type yeux de Ste Lucie) avait perdu un de ses coquillage. Abracadabra... Le revoilà ! Il le vendent sur la moitié des stands de bijoux ici. Et bien moins cher que la Corse bien sur...



samedi 20 février 2010

Bangkok. Sawadee Ka !

Ahhhh Bangkok, enfin! C'est après un trajet Trivandrum – Mumbai – Bangkok de 22h à attendre dans des halls d'aéroports que nous arrivons dans la capitale Thaïlandaise.

Selon les derniers dires que nous avons en mémoire, nous nous attendons à nous trouver dans un chahut chaotique de moteurs de voiture, de 2 roues et de gaz d'échappements.

Arrivée en taxi dans Khao San Road (quartier routard de Bangkok par excellence), acquisition de notre chambre dans une guesthouse très sympa, déjeuner dans un resto où on s'est délicieusement pété le ventre comme si on n'avait pas mangé depuis des semaines.

On sent qu'on va se plaire ici !

Mais bon on n'est pas dupes nous ! C'est pas parce qu'ici c'est pas bordélique que c'est partout pareil ! Alors on va se promener et on va bien les trouver les rues dégueues, les tuk-tuks bruyants et les rabatteurs ! J'y crois pas moi, une demie journée qu'on est là et j'ai toujours pas entendu un klaxon ! Direction China Town.

Sur le chemin, une manifestation sportive, ahhh ils jouent à quoi ces petits Thaïlandais? Tournoi de basket 3v3 , street-ball (foot), contest de skate... ouais comme chez nous en fait...

Les parcs que nous traversons sont très bien entretenus et très animés, on y trouve même des cours de gym en plein air!

Ah nous y voilà, China Town. Hum comment décrire ce quartier... En gros si tu cherches quelque chose à acheter, tu le trouveras ici sur le trottoir. Bon faut pas regarder de trop près la qualité ou vérifier la marque mais tout y passe. Ça va du vêtement à l'alimentaire en passant par l'éléctroménager et la hi-fi sans oublier les préciseuses amulettes de toutes les religions pratiquées dans le coin..Tout ça en vrac sur les étals tout pourris ou la plupart du temps à même le sol.

Le résultat donne un marché très vivant et coloré où il y a à peine la place de se déplacer. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est authentique.

Retour à Khao San road en tuk-tuk, il est 19h et là on découvre l'autre visage du quartier. Là c'est vivant, très vivant. Il y a des stands de bouffe partout: pad thai, brochettes, crepes, fruits frais. Les bars crachent leur musique tellement fort que la rue en profite. Bref c'est la fête. Après faut pas regarder de trop près ce qui se passe dans les bars...


Alors quel bilan de cette première journée?

Ben Bangkok c'est pas ce qu'on croyait... On se croierait dans une capitale occidentale, mais qui serait habitée par des Thaïlandais, et ça change tout. Les gens sont souriants et abordables. On va se poser un peu ici .

vendredi 19 février 2010

Le bilan ! Le bilan !

Bon bon d'accord, puisque je sens une énoooooorme demande sur le sujet, voici un petit post sur ce qu'on retire de ce 1er pays étape.

Tout d'abord, niveau étape, on peut trouver des pays plus faciles pour commencer. Au-delà de notre arrivée rock'n'roll à Mumbaï, nous comprenons aujourd'hui pourquoi l'Inde n'est pas encore une destination « facile » parmi celles d'Asie. En tant que petits routards débutants que nous étions, nous nous sommes complétement reposés sur nos guides. Déjà, le routard n'est pas top pour ce pays. Le Lonely nous aurait surement plus aidé. En suivant le guide comme nous l'avons fait, nous avons eu l'impression de passer à côté de ce qu'il y a de plus authentique ici : les arts indiens et les Indiens eux-mêmes.

En effet, niveau arts kéralais (en imaginant que le mot « Kéralais » existe car je n'en sais rien !) niveau arts kéralais donc, on s'est vite rendu compte qu'on était trop ignonrants sur le sujet pour ne pas passer à côté ! Leurs arts martiaux ne sont pas pour les débutants donc pas de petites initiations possibles pour les touristes et on n'a pas réussi à en voir une démo non plus. Niveau Yoga, méditations, ayurvéda et ashram, on s'est retrouvé démunis devant la quantité de centres proposant des séances à priori indifférenciables pour nous. De plus il est vite devenu évident qu'il fallait avoir prévu de passer au moins 1 semaine au même endroit pour pouvoir en profiter. Petit ratage donc mais you live and learn et comme life is life alors tataaalalala !

Pour ce qui est des Indiens, encore une fois, on n'est aussi un peu passer à côté. Même erreur de débutant : on s'est cantonné au Routard (aucun lien de parenté avec le riz), faute de savoir comment s'y prendre autrement notez bien, ce qui nous a naturellement conduit direct entre les mains des divers rabatteurs et Indiens spécialisés dans l'industrie du tourisme. On a bien bien eu l'impression d'être des porte-feuilles ambulants en différentes occasion ! En revanche, dès qu'on s'est écarté des lieux touristiques (lors de notre promenade à Alleppey, dans les super marchés indiens, dans les trains courtes distances...) des Indiens adorables nous ont abordé. On a ainsi croisés un couple de jeune mariés, un championne d'athlétisme visant les JO de Londres, une femme ayant vécu en Guadeloupe pendant des années et quelques autres.

A part ces quelques difficultés, Goa et la Kérala sont des régions magnifiques. On a pleinement profité des plages, des couchers de soleil et du très très beau temps (pour ainsi dire pas de nuages pendant 3 semaines!). C'est une bonne destination pour simplement se poser et se ressourcer tranquillement. Si je me lance un jour dans le Yoga (ce dont personne n'est jamais vraiment à l'abris !) je pense que je reviendrai ici pour me la péter un peu sur la plage de Varkala comme les autres :).

Pour résumer :

L'Indien vaut mieux que deux Kérala.

Bon c'est de Pascal,... c'est pas que je tienne à balancer mais j'assume pas :P

Coucher de soleil à Benaulim, Goa, Inde

jeudi 18 février 2010

Kovalam ou le retour à la plage...

Nous voilà à notre dernière étape improvisée dans le Kérala. On s'était demandé a priori sur quelle plage se poser Varkala, Kovalam... Kovalam, Varkala. Bon finalement on aura fait les 2. Mais pour ceux qui se poseraient un jour la question (pourquoi pas c'est une question qui mérite d'être posée après tout !) : Varkala à son petit côté charmant avec la falaise et les yogis mais on se sent vite un peu à l'étroit. Kovalam c'est plus classique comme station balnéaire. Plusieurs plages, plus de vagues, les activités sur les plages sont typiquement celles auxquelles on est habitué. Donc Varkala, pour le Yoga (pour ceux qui savent dans lequel des 50 000 centres proposés aller) et Kovalam pour les plages !

A part ça on est un peu sec sur les anecdotes pour le coup ! Je ne vais donc pas broder d'avantage. Surtout qu'on a plutôt la tête en Thaïlande ;)

Bye bye !

Lien vers l'album Picasa

mercredi 17 février 2010

Une nuit à Trivandrum...

Avant de reprendre le fil de notre aventure et notre route pour Kovalam, nous tenons à revenir sur une remarque que nous avons faite sur le post d'hier concernant notre chambre d'hôtel que nous qualifions de « pourrave ». Oui nous lui devons nos plus plates excuses puisque nous avons pu profiter d'un confort impressionnant :
- 3 lits et matelas uniques: ni la même forme ni la même épaisseur,
- des draps authentiques: des tâches de qualité réalisées par les plus grands artistes de passage, et un parfum... directement en provenance du Gange,
- une salle de bain toute équipée : toilettes à la turc et son seau d'eau perso, douche bac à sable, le tout orné de véritable rouille du pécheur (ah non ya pas la mer ici)
- et clou du spectacle, une partie de cache cache avec Léo le lézard et à minuit à la lumière de la lune, tels les grands fauves de la savane, Koodlatt la blatte qui vient s'abreuver à la mare.

A ce prix là (300rps cad la moins chère que nous ayons eue depuis notre arrivée qui plus est pour une chambre triple, on ne se refuse rien), c'était vraiment une affaire.

Bon vous l'aurez compris, ce matin ça n'a pas été trop difficile de ne pas faire de grasse mat'. Le petit déj englouti, nous prenons le bus au vol pour Kovalam et sommes en possession de notre chambre à 2 pas de la plage à 11h. Vite fait bien fait, plus qu'à profiter :)

mardi 16 février 2010

Trivandrum ou le choc du retour à la ville !

Nous avions décidé de garder quelques jours pour visiter Trivandrum et une réserve naturelle de ses environs, sur laquelle nos guides nous donnaient fort peu d'informations.

Nous quittons Varkala confiants car nous avons un plan ! Office du tourisme pour récupérer des infos sur la réserve et ensuite station de bus voir comment gérer les transports. On était confiants donc... naïfs peut être... pas préparés à ce qui nous attendait ça c'est sur !

On descend du train et là c'est la choc. « RAAAAAAAAAAAAH ! Une ville !!! » Ça va vite, c'est bruyant et ça pue ! On se pose à l'hôtel (d'ailleurs là le routard s'est planté, c'est pourrave) et nous partons à la recherche de l'office du tourisme (là le routard n'y est pour rien mais c'est fermé). Bon... notre plan capote - en tout bien tout honneur - et nous ne voyons pas de quoi nous occuper ici pour les 3 prochains jours. Nous décidons donc de nous exiler dans une autre station balnéaire située 16km au sud : Kovalam (je n'ose pas dire simplement plage car si j'en crois le guide c'est ultra touristique).
Ce sera certainement notre dernière étape en Inde. Ensuite retour à Mumbai en avion, puis direction la Thaïlande pour de nouvelles aventures.

lundi 15 février 2010

Mon massage Ayurvédique

Une des spécialités du Kérala est la médecine ayurvédique. J'éviterai d'en donner une définition simplifiée pour éviter de dire des conneries et je vous recommande juste de taper le nom dans un moteur de recherche si ça vous intéresse. La partie accessible de cette médecine sont les massages. Je ne suis pas coutumier des massages de manière générale, mais là j'ai voulu tenter l'expérience que je vais vous faire partager.

Après une accueil courtois, j'entre dans la salle de massage. Devant moi, une table en bois massif impressionnante surmontée d'un léger matelas avec à chaque extrémité un masseur, le genre viril avec la bonne moustache à l'indienne (oui 90% des Indiens sont moustachus). OK pas de problèmes je me suis déjà fait masser par mon kiné (Gilles un petit bonjour si tu nous lis !) et ça s'est toujours très bien passé. Je me mets en caleçon et attends les ordres. « Hein? Quoi? Putain je comprends rien. » Ah ok je dois me mettre nu. Pas de problèmes non plus avec la nudité, j'ai connu les vestiaires au hand pendant 15ans et ya jamais eu de soucis.
Là où ça commence à être étrange, c'est quand un des deux masseurs passe les mains autour de ma taille pour installer une espèce de slip/string jetable en forme de T qu'il attache à ma taille, fait passer entre mes jambes et coince derrière au cordon. Je vois pas trop l'intérêt mais bon...

Voilà c'est parti. Je suis allongé sur le ventre, les deux bras au dessus de la tête.
La première chose qu'ils font, c'est d'enlever le truc qu'ils venaient de me mettre. Mais ça servait à quoi ???
Ensuite l'huile sur le dos. Hé mais c'est trop chaud là ça va pas ? En fait non ça a pas le temps de l'être vraiment parce que le massage à proprement parlé commence. Le mouvement de base est simple : à deux, chacun son côté en partant des lombaires et en remontant jusqu'aux épaules et en appuyant très franchement. Ah ça on peut dire que c'est énergique ! Au bout de 3 minutes j'ai l'impression d'être un gros bout de pâte à modeler. Ensuite quelques variations autour de la colonne vertébrale : là c'est un peu limite pour moi mais ça passe. Puis enfin des mouvements de la colonne vers l'extérieur, en partant des épaules jusqu'aux... fesses. Ah ouais carrément ! Et clac ! Putain il m'a mis une claque sur la fesse là, j'hallucine !
Le massage reprend 5 minutes et se termine avec les mouvements initiaux, de loin les plus agréables.

Alors la conclusion de tout ça : ben moi j'ai trouvé ça pas mal du tout en fait.
Après en avoir discuté avec Cricri qui elle s'est faite masser par des femmes et qui a été déçue, je pense que ce genre de massage très énergique, voire athlétique pour le masseur prennent plus d'ampleur lorsque ce dernier a de la force dans les bras.
Alors c'est vrai qu'il y a des aspects assez déroutants, que certains mouvements sont limites d'un point de vue sensibilité (surtout au niveau de la colonne vertébrale), mais le constat est simple, en sortant je me sentais détendu et je savais plus trop où j'habitais. Preuve de qualité ?

Chroniques de Varkala beach

Varkala, Varkala, Varkala... enfin nous y voilà ! Depuis notre arrivée à Bombay, Varkala c'est la promesse de glandouille, de siestes, de plages, de repos et surtout de sédentarité car nous avons prévu d'y passer une petite semaine.

Contrairement à ce qu'on en avait compris de nos guides, Varkala est une station balnéaire on ne peut plus touristique. Posons un peu le paysage. Descente du rickshaw au début de la « north cliff », la falaise qui surplombe et délimite une langue de plage.


Nous arrivons alors que le soleil se couche. Qu'est ce que c'est beau ! On va être bien ici. Nous nous avançons donc sur la rue principale de Varkala, vue plongeante d'un côté, nécessaire à touriste de l'autre, le tout au son des vagues de l'océan et... des rabatteurs bien sur ! « Looking for a restaurant ? » « No no thank you » ; un autre « Looking for a room » « No no thank you » ; « Come see my shop ! » ; « You want a tuktuk » ; « Come to my spa ! » « Come come have a look ! » « You want a dental spa ? » « Hein ? Dental quoi ?!! ».


Bref, nous nous sommes posés et nous avons suivi notre plan à la lettre : glandouille, siestes et plages. Programme de la journée : levés 11h ! On va bruncher dans un des nombreux restaurant pour touristes. Ici, nos bidoux ne craignent plus rien ! On attend tranquilou à l'ombre d'une terrasse avec vue sur la plage 1 bonne heure en moyenne qu'on nous apporte notre commande.


Puis, selon les jours, cyber café, massage, sieste pour laisser passer le gros de la chaleur.
Vers 16h, plage bien sûr ! Alors là, évidemment, une plage est une plage ! On y voit des gens qui se baignent, qui jouent avec différentes sortes de baballes (foot, volley, …), qui bronzent, qui lisent. Mais à Varkala, on voit aussi, … comment vous dire... je vous laisse vous rendre compte par vous-même :









Plage donc ! Nous y restons jusqu'au coucher du soleil. Le plus beau auquel nous ayons assisté était le dernier. Grandiose...


Nous remontons ensuite sur la falaise où nous dégustons un jus de fruit et un léger diner. On aura d'ailleurs goûté à du seer fish (je sais toujours pas ce que c'est d'ailleurs) grillé dans un tandoor. Nous n'avions jamais mangé un tel steak de poisson ni cuisiné de cette façon.


Voilà pour le séjour de rêve... Maintenant pour revenir un peu au réel, on se demande combien de temps cette plage restera agréable à fréquenter. Les locaux jettent quotidiennement leur détritus du haut de la falaise à quelques mètres à peine de la plage. Quel dommage...


Enfin ça c'est le côté pas très sympa de cet endroit qui est par ailleurs vraiment magnifique. Finalement nous y avons passé 5 jours très agréables et reposants tels que nous l'espérions. Demain on retourne dans la civilisation indienne à Trivandrum, dernière étape de notre périple indien.


jeudi 11 février 2010

Ze Backwaters

Aujourd'hui nous embarquons sur un vieux bateau du gouvernement (à ce qu'il parait) pour les fameux backwaters. C'est LE truc à faire au Kérala, c'est même sur les couvertures de nos guides. Des croisières sont vendues un peu partout au Kérala mais les guides nous disent que celles partant d'Alleppey étaient les plus belles, alors on leur fait confiance.
On avait le choix entre 1 ballade + 1 nuit sur l'eau pour minimum 4500 roupies ou une ballade de 8h pour aller jusqu'à Kollam qui se trouve justement être sur notre route ! Devinez ce qu'on a choisi :P

Nous sommes parti le matin,


escale le midi pour déguster un Thali express (grande spécialité du Kérala... enfin le Thali pas le « express » parce que partout ailleurs on prend bien le temps de déjeuner).


Nous sommes arrivés en fin de journée à Kollam, ville étape sans charme ni aucun intérêt touristique mais qui nous a donné l'occasion de papoter dans une grande surface avec 2 indiennes d'une quinzaine d'années. L'une d'elle était championne d'Inde d'athlétisme apparemment et visait les JO de 2012 à Londres. Son nom ressemblait à Stéphanie. On verra si on la reconnaît à la TV en 2012 !

Bon je vous laisse maintenant profiter de la balade en bateau à travers le diaporama, les images parlent d'elles mêmes. Enjoy !


mercredi 10 février 2010

Alleppey, la ville du duel !

Aujourd'hui nous sommes partis pour une journée plutôt chargée en objectifs. Prendre le bus pour Alleppey, trouver une guesthouse, réserver le bateau qui nous fera traverser les backwaters et nous amènera à Kollam.

Allez hop c'est parti pour l'aventure. Le voyage en bus n'est pas long, environ 1h30, mais en en sortant, on a l'impression d'y avoir passé beaucoup trop de temps. Pourquoi ça ? Parce que je pense sans exagérer que 70% du trajet s'est fait avec le bruit du klaxon, et même en étant à l'arrière, c'est fatiguant.

Bon après ça, sans vouloir trop se la jouer, on a tout fait en un temps record et avec une facilité déconcertante. Guesthouse très accueillante, office du tourisme compétente et pour finir serveur au petit resto sympa. Donc hormis les rabatteurs d'house-boats et le bordel ambiant d'un petite ville de province, on est assez tranquilles.


Nous décidons d'ailleurs de nous faire une promenade à la plage en longeant les canaux. C'est éloigné du centre touristique donc nous retrouverons peut-être un peu de calme.


Et nous ne nous sommes pas trompés ! Nous avons enfin rencontré des Indiens authentiques, simplement sympas et ouverts à une toute simple discussion. Ça a l'air tout con mais depuis notre arrivée c'est la première fois que ça nous arrive.


Ça fait réellement du bien de se sentir dans un autre type de relation et d'enfin relâcher un peu de pression par rapport aux gens.

Demain nous passerons la journée sur le bateau en direction de Kollam, 8h de trajet sur les fameux backwaters.

lundi 8 février 2010

Kochi

Après maintenant une semaine d'amuse-bouche en Inde, nous y voici: le Kérala. L'état le plus riche et le plus cultivé du pays.

Notre première étape nous conduit à Ernakulam, ville portuaire faisant face à la presqu'île de Kochi, plus touristique. A priori on ne sait pas trop ce qu'il y a à faire ici donc on a prévu d'y rester 2 nuits.

Premier contraste en sortant du train : personne ne nous propose ses services, même pas un rickshaw. Nous déambulons donc tranquillement dans une ville assez moderne (ça reste relatif ^^) en direction de notre hôtel situé à deux pas de l'embarcadère pour aller à Kochi.

Nos gros sacs sont posés, c'est parti pour le bateau. C'est l'occasion pour moi de vous parler des files d'attente en Inde. Le principe de base est assez simple, file indienne (wouhaou trop marrant !) basique avec une séparation homme/femme et service alternatif. Jusque là, rien de spécial, mais ce n'est pas tout : s'il y a une cassure de la file, n'importe qui peut se placer dedans et ainsi doubler tout le monde. Et là vous allez me répondre que oui c'est normal, si t'avances pas aussi faut pas te plaindre ! Ouais mais non, ici la notion de sphère privée est réduite à 0, ce qui veut dire que si je laisse 30cm devant moi c'est considéré comme une place libre. Cela m'oblige à avoir des rapports beaucoup plus intimes que souhaités avec mes amis indiens et on comprend mieux la séparation homme/femme. C'est pas que je ne les aime pas, mais je n'étais pas venu pour ça...

Reprenons donc, Kochi, petit bout de presqu'île de 1km², facilement explorable à pieds mais que nous ferons en deux demi-journées. On y trouve des quartiers très riches et classes et d'autres carrément délabrés. En tout cas partout une petite ambiance portugaise avec des maisons toutes colorées les unes à côté des autres. Nous déambulons donc tranquillement (une fois un filtre posé sur nos oreilles pour ne plus entre la foultitude de : « Hello ! Hello ! Rickshaw ? », ou « Have a look ! Hello... Hellooooooo ! »).


Jew town, indiquée dans le guide et du bon gros coin à touristes : boutiques de souvenirs, de cartes postales, des vêtements juste assez exotiques et occidentaux pour vous appâter ! Pas 100% authentique donc mais fort plaisant malgré tout.



Notre 2ème exploration de Kochi nous emmène à Fort Kochi. On a commencé par un petit resto pour touristes. Ok ce n'est pas authentique mais faut nous comprendre... Les plats pimentés, après 10 jours, on sature. Nos bidoux ont besoin d'un peu de calme et de douceur. Poulet au curry et poulet Korma non spicy... c'était trop bon.


Notre ballade reprise, nous nous posons sur un petit frontons de mer pour observer un mignon petit coucher de soleil sur la mer (c'est notre lot quotidien maintenant... et oui !). Nous nous dirigeons alors vers le port de pêche. Comme souvent ici, nous nous amusons des animaux qui mènent la grande vie au grand air. Oiseaux, chiens, biquettes, chats... ah bah non tiens... « T'as vu Pascal pas de chats ici. C'est marrant ça... » Quelques mètres plus loin nous comprenons : tous les chats sont là... prêts des étales de poissons où visiblement on leur donne un p'tit quelque chose pour leur peine de temps en temps. La grande vie...


Demain nous partons pour Alleppey toujours plus au sud. Allez Pey !Ouais Allez wouhhh!