jeudi 24 juin 2010
Milford Sound of silence
mardi 22 juin 2010
Tiens... il neige !
Ouh la vache ça pèle ce matin. Une fois de plus on vient de passer la nuit sans chauffage dans le camping car. Et ya pas à dire, -5°C la nuit ça pince, même sous 3 couvertures en survet et accompagnés de bouillottes. Même si depuis quelques jours on dort dans ces conditions, en ouvrant les yeux ce matin j'ai l'impression qu'il y a un petit plus.
Tirage du rideau, effaçage de la buée, ah oui ! C'est tout blanc ! On s'habille, on sort faire une petite ballade pour profiter de la vue sur le lac. Même si une petite brume reste là, il n'y a pas à dire, la situation a du charme.
Sauf que... et oui il y a un "sauf que", bah oui sinon c'est pas drôle.
Sauf que cette nuit on l'a passée sur un camping « informel » à 12km de route secondaire de Queenstown. Par informel je veux dire qu'on est sur un parking en contrebas de la route, à peu près à 500m de pente raide en terre. Pour vous donner une idée de ce qu'on a à remonter, une petite photo :
Oui c'est vrai c'est beau... mais ça c'est une galère ou je m'y connais pas !
Bon, allez on n'est pas des petits joueurs, on va tenter notre chance. Pour le moment c'est plat et ça va, mais faut pas rêver, dès que ça commence à grimper, ça patine. Pas grave, on est équipé, on enfile les chaines. On a bien fait de les prendre à l'agence de location. On ouvre le sac des chaînes... Bon ba elles vont bien avec le camping car ! Vieilles et pourries ! Des chaînes de l'an 2, voire l'an 1 ½. On galère comme il se doit pour les passer à nos roues avant d'abord... et à tort (ba non c'était pas une traction en fait) puis à l'arrière.
Ah ben ça va un peu mieux, enfin ça va qu'un temps, une de nos chaines s'est barrée en pleine ascension, la pente s'est raidie et forcément ça monte beaucoup moins bien... Il ne nous reste plus qu'à faire comme le mec qui est juste devant nous dans la pente, on va s'arrêter là dans l'attente de … ba on sait pas trop... de l'aide quoi. Petit plus à nous, désormais on bloque tous les gens en contrebas du camping et on ne peut ni descendre ni monter.
Blocage dans une situation pourrie oblige, on monte au bord de la vraie route avec les autres campeurs bloqués, une tasse de café à la main (toujours penser à sa qualité de vie !). On fait connaissance avec nos fellow British : l'1 d'eux est un ex-trader de 35 ans qui fait une pause de 4-5 ans pour faire le tour du monde en mode « je suis blindé de tunes ». Nos 2 autres compagnons de galère forment un couple fauché fort sympathique qui vit de massages, d'amour et d'eau fraiche en Australie et fait un petit tour en Nouvelle Zélande avant de rentrer à la British patrie. Nous attendons donc. Notre fellow blindé a prévenu plus tôt une sableuse qui nous a promis de l'aide une fois sont passage sur les axes principaux terminés.
Une bonne heure plus tard + une tentative avec le 4x4 d'un ranger passant par là qui a fait plus de fumée (de pneu) que de feu, et notre sauveur sablé arrive à nous extirper sans peine. Assez impressionnant le véhicule. Les pneus sont à peu près aussi hauts que nous. La sableuse tire notre camping car en reculant tranquillou... comme si de rien.
Tout est bien qui finit bien ! Nous disons au revoir à nos compagnons de galère : « Alors vous allez où vous ? Ah OK. Et vous ? » Ba nous le programme c'est petit déj ! (oui... on vous dit que c'est primordial pour nous la qualité de vie). Entre temps la brume s'est levée. On se trouve un petit spot avec vue sur lac et c'est parti pour les tartines.
Bon ba c'est pas tout ça, mais on est censé partir pour Milford Sound. La route va être bien belle.
lundi 21 juin 2010
Queenstown et plus si affinités
C'est après une longue journée de voiture sous une pluie quasi continue et une visibilité digne d'un rectum bovin que nous arrivons à Queenstown. On s'attendait à une grosse ville du genre Wellington au moins étant donné la notoriété du nom, mais en fait pas du tout. Queenstown c'est peu le Canada dry de la montagne. Ca ressemble à une station de ski, c'est grand comme une station de ski et ça à le gout de... euh non ça je sais pas. Bref c'est une espèce de surf shop géant qui aurait accosté le long d'un grand lac de montagne. Ok j'avoue, un surf shop de luxe, parce que c'est un peu bourge comme endroit. On sent bien que le skieur moyen néo-zélandais a de l'argent.
Alors qu'est-ce qu'on y fait ici, en ce début de saison de sports d'hiver?
Ben on s'occupe tranquillement dans une ambiance décontractée bien sympa et qui nous change de nos jours de temps moisis précédents. La tournée des surf-shops nous informe que la neige est pas encore toptop, donc pas de regrets de pas être équipés.
Donc on se promène dans les environs, on pique-nique ici ou là:
On dort dans des campings sauvages le long du lac:
Pour vous donner notre état d'esprit quand nous sommes arrivés à Queenstown : nous n'avions pas vu à 100m depuis 2-3 jours, nous avions enchainés les visites ratées et on était plein d'espoir d'un monde meilleur et ensoleillé. On était bien décidé à profiter de tout ce que Queenstown avait à nous offrir pour prendre notre revanche.
Et il se trouve que Queenstown c'est aussi LA ville des sports à sensations fortes avec le fameux Shotover Canyon dans lequel on peut barbotter en jet-boat à 85km/h en frôlant les rochets et dans parfois même moins de 10cm d'eau. Pour vous dire, pour négocier ses virages, le pilote vise carrément les rochers qui dépassent les parois avec le nez du jetboat (c'est le terme technique bien sur). Avec le dérapage on passe à côté... mais sur le coup, ca fait un bon coup au coeur. Et quand le pilote s'ennuie, ben il fait des 360°... et visiblement il s'ennuie souvent... On a vu que Ben Harper, Jona Lomu et Peter Jackson l'avaient déjà fait alors pourquoi pas nous !
C'est pas la classe ça ? Et dans le bateau ça ressemble à ça
Franchement c'était top... mais on en avait pas eu assez... direction une autre activité à sensations, un peu plus violente celle là, le Canyon Swing.
A mi-chemin entre le base-jump et le saut à l'élastique, le principe est très simple, s'élancer du haut d'une plateforme à 109m de haut accroché à un cable configuré de telle manière qu'après une chute libre de 60m et à une vitesse de 150km/h, celui-ci reprend ses droits et nous fait faire 200m de balançoire les fesses au dessus de la rivière. Le tout dans un décor de rêve en plein coeur du canyon.
On s'est lancé pour le saut le plus classique : le forward, agrémenté d'une mini course et d'un saut de l'ange pour le style.
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Tain ! C'est trop fort ça. Et comme on a trop la classe, la foule en délire de clamer : "un autre un autre !". Bon ok on va pas décevoir notre publique. Et puis on y prend vite goût aux sensations fortes ! C'est parti pour le 2è saut où nous laissons notre créativité s'exprimer d'avantage avec le saut "invisible de DIM" exécuté par Pascal :
Et le "Gimp goes to Hollywood" fait par Cricri.
Ceux-là étaient encore bien plus impressionnants que les 1ers et, pour ne rien vous cacher, un brin flippant... mais de la bonne flip :)
Et voilà ! Revanche prise ! Merci Queenstown !!!
Lien vers l'album Picasa Queenstown
Lien vers l'album Picasa Canyon Swing
et comme on n'arrête pas le progrès : Lien vers les vidéos des sauts
vendredi 18 juin 2010
Saint Arnaud nono (le petit robot)
Lien vers l'album Picasa
jeudi 17 juin 2010
Voyagez en Nouvelle Zélande en hiver qui disaient !
lundi 14 juin 2010
Wai-o-tapu
dimanche 13 juin 2010
Rotorua
Après le nord de l'île du nord, nous partons pour le centre de l'île du nord : la région de Rotorua. C'est une région dont l'histoire et le paysage sont profondément marqués par l'activité volcanique.
Notre première visite nous emmène dans un village exhumé simplement appelé "buried village" (village enterré).
Le 10 juin 1886, l'éruption du volcan Tarawera a enterré ce village et la vallée dans une avalanche de boue sur une surface de 15 000km² (quand même !). Recouvrant du coup les terrasses roses et blanches considérées alors comme étant la 8è merveille du monde !
C'est fort dommage mais c'est aussi ainsi que toute cette "nouvelle" vallée fut créée avec ses geysers, ses lacs fluos, ses bassins de boue bouillonnante et, bien sur, à terme, ses centres de spa et sources d'eau chaudes qui poussent dans la région comme des champignons !
Avant de vous raconter notre visite de Wai-o-tapu, qui nous a permis de découvrir ces paysages volcaniques, voici une petite histoire relative à l'éruption de Tarawera.
Les Maoris qui peuplaient la Nouvelle Zélande à l'arrivée des colons réussirent (je ne sais pas bien comment), à s'adapter relativement bien (enfin relativement aux aborigènes d'Australie) à cette nouvelle donne. Leur chef, essayant de limiter la casse de cette invasion sur leur culture, passa un traité avec les Anglais assurant la protection de sites naturels sacrés pour les Maoris, créant ainsi les premières réserves naturelles du monde.C'est surement grâce à cela qui la Nouvelle Zélande est le pays comptant le plus grand nombre de parcs naturels au monde et donc que ce pays reste si authentique.
Les Maoris ont donc tenté l'expérience de la cohabitation avec les colons. Ils vivaient ensemble dans les mêmes villages. Quelques jours avant l'éruption, un des guides spirituels Maori vit en rêve l'annonce d'une catastrophe imminente. Lorsque l'éruption eut enseveli le "buried village", les villageois, dans un élan de "prenons-nous en au messager", refusèrent de le dégager des ruines sous lesquelles il avait été bloqué. Lorsqu'ils se décidèrent enfin à l'aider 4 jours plus tard, ce-dernier était toujours vivant. Il périt malgré tout au bout d'une semaine.
Voilà pour la petite touche culturelle ! On reprend le court de notre visite avec Wai-o-Tapu.






