jeudi 24 juin 2010

Milford Sound of silence

On a sorti le camping-car du gouffre de la banquise, on a avalé nos tartines devant le lac de la brume et nous voilà partis pour Milford Sound. Ce fjord de la région des Fjordlands (oui des fois les noms s'imposent d'eux-mêmes) est archi ultra famous pour le site en lui-même bien sur, mais aussi parce que c'est là que se fait une des plus belles randos du monde (dans le top 10 ! quand même !).

Ca donne envie hein ? Oui nous ça nous a fait baver sauf que... c'est toujours l'hiver et on n'est pas équipé pour affronter ça. Nous ravalons donc notre bave et nous promettons de revenir sous un climat plus Contet euuuuuh, clément (private joke FT ouech ouech). Et puis d'abord, on regrette pas d'y aller quand même. La route en elle-même vaut d'être parcourue. Regardez-moi ça comme c'est beau !





En plus nous rencontrons un curieux volatile de type KEA. Ca a l'air de rien comme ça mais après avoir conduit un camping car KEA en Australie pendant 1 mois, c'est comme un petit clin d'oeil.


Bon et Milford Sound dans tout ça ? Oui oui on y est bien arrivé ! Au bout de la route se trouvent le fjord et cette vue :


A défaut de randonnée, nous nous sommes décidés pour une visite en bateau. Nous embarquons donc et le 1er spectacle qui nous est offert consiste en 1 oiseau qui plonge pour chasser des bancs de poissons. Rien à voir avec la visite mais c'était chouette à regarder. Puis la bateau démarre et c'est frigorifiés que nous voyons Milford Sound dévoiler quelqu'uns de ses trésors. 

Ses fjords

Ses chutes d'eau

Ses phoques crâneurs et paresseux



Et surtout, ce qui nous a le plus charmé, ses dauphins joueurs. Ils attendent les bateaux et se lancent dans une grosse course après lui ! Ils sautent, font des vrilles dans l'eau voire hors de l'eau pour le plus habile d'entre eux. Ils s'amusent quoi ! Par pur amour du jeu car ils ne sont ni dressés ni nourris pour nous offrir ce spectacle. Ils sont chez eux mais ils accueillent joyeusement leurs visiteurs.


Pour le plaisir des yeux, on vous a mitonné une petite vidéo (on repousse les limites toujours plus loin toujours plus vite !).


Bon ba voilà... c'est notre dernière visite en Nouvelle Zélande et nous prenons la route de Christchurch. Comme pour bien nous prouver qu'on en avait pas fini avec elle, la Nouvelle Zélande nous dévoile de nouveaux paysages quasi mystiques.

On n'a pas pu prendre de photos alors vous n'aurez que ma description pour vous faire une idée. La nuit tombée, sous l'éclairage de la lune et des étoiles, nous roulons au milieu de plateaux blancs de neige, arrêtés à l'horizon par des montagnes blanches elles aussi. De la brume s'élève du sol et hormis la route, pas traces de vie humaine. On s'est trouvé dans une espèce de désert des 1001 nuit blanc. C'était tout à fait magique.

Ce qui rendrait le mieux cette ambiance est cette photo que nous avons pris un peu plus tard, après avoir fait escale au lac Tekapo pour la nuit.


On peut dire que le temps nous aura joué quelques tours mais on a découvert un pays regorgeant de sites naturels tous plus grandioses les uns que les autres. On n'était pas dans les meilleurs conditions avec notre budget limité, notre camping car tout nase et nos vêtements mal adaptés à la saison et pourtant, on a adoré cette étape.

On doit malgré tout partir car notre billet d'avion "tour du monde" a de nouveaux plans pour nous. Destination l'Amérique du Sud avec le Chili pour commencer.

Arriba ! Arriba ! Arriba !

mardi 22 juin 2010

Tiens... il neige !

Ouh la vache ça pèle ce matin. Une fois de plus on vient de passer la nuit sans chauffage dans le camping car. Et ya pas à dire, -5°C la nuit ça pince, même sous 3 couvertures en survet et accompagnés de bouillottes. Même si depuis quelques jours on dort dans ces conditions, en ouvrant les yeux ce matin j'ai l'impression qu'il y a un petit plus.

Tirage du rideau, effaçage de la buée, ah oui ! C'est tout blanc ! On s'habille, on sort faire une petite ballade pour profiter de la vue sur le lac. Même si une petite brume reste là, il n'y a pas à dire, la situation a du charme.




Sauf que... et oui il y a un "sauf que", bah oui sinon c'est pas drôle.

Sauf que cette nuit on l'a passée sur un camping « informel » à 12km de route secondaire de Queenstown. Par informel je veux dire qu'on est sur un parking en contrebas de la route, à peu près à 500m de pente raide en terre. Pour vous donner une idée de ce qu'on a à remonter, une petite photo :


Oui c'est vrai c'est beau... mais ça c'est une galère ou je m'y connais pas !

Bon, allez on n'est pas des petits joueurs, on va tenter notre chance. Pour le moment c'est plat et ça va, mais faut pas rêver, dès que ça commence à grimper, ça patine. Pas grave, on est équipé, on enfile les chaines. On a bien fait de les prendre à l'agence de location. On ouvre le sac des chaînes... Bon ba elles vont bien avec le camping car ! Vieilles et pourries ! Des chaînes de l'an 2, voire l'an 1 ½. On galère comme il se doit pour les passer à nos roues avant d'abord... et à tort (ba non c'était pas une traction en fait) puis à l'arrière.

Ah ben ça va un peu mieux, enfin ça va qu'un temps, une de nos chaines s'est barrée en pleine ascension, la pente s'est raidie et forcément ça monte beaucoup moins bien... Il ne nous reste plus qu'à faire comme le mec qui est juste devant nous dans la pente, on va s'arrêter là dans l'attente de … ba on sait pas trop... de l'aide quoi. Petit plus à nous, désormais on bloque tous les gens en contrebas du camping et on ne peut ni descendre ni monter.

Blocage dans une situation pourrie oblige, on monte au bord de la vraie route avec les autres campeurs bloqués, une tasse de café à la main (toujours penser à sa qualité de vie !). On fait connaissance avec nos fellow British : l'1 d'eux est un ex-trader de 35 ans qui fait une pause de 4-5 ans pour faire le tour du monde en mode « je suis blindé de tunes ». Nos 2 autres compagnons de galère forment un couple fauché fort sympathique qui vit de massages, d'amour et d'eau fraiche en Australie et fait un petit tour en Nouvelle Zélande avant de rentrer à la British patrie. Nous attendons donc. Notre fellow blindé a prévenu plus tôt une sableuse qui nous a promis de l'aide une fois sont passage sur les axes principaux terminés.

Une bonne heure plus tard + une tentative avec le 4x4 d'un ranger passant par là qui a fait plus de fumée (de pneu) que de feu, et notre sauveur sablé arrive à nous extirper sans peine. Assez impressionnant le véhicule. Les pneus sont à peu près aussi hauts que nous. La sableuse tire notre camping car en reculant tranquillou... comme si de rien.

Tout est bien qui finit bien ! Nous disons au revoir à nos compagnons de galère : « Alors vous allez où vous ? Ah OK. Et vous ? » Ba nous le programme c'est petit déj ! (oui... on vous dit que c'est primordial pour nous la qualité de vie). Entre temps la brume s'est levée. On se trouve un petit spot avec vue sur lac et c'est parti pour les tartines.

Bon ba c'est pas tout ça, mais on est censé partir pour Milford Sound. La route va être bien belle.


lundi 21 juin 2010

Queenstown et plus si affinités

C'est après une longue journée de voiture sous une pluie quasi continue et une visibilité digne d'un rectum bovin que nous arrivons à Queenstown. On s'attendait à une grosse ville du genre Wellington au moins étant donné la notoriété du nom, mais en fait pas du tout. Queenstown c'est peu le Canada dry de la montagne. Ca ressemble à une station de ski, c'est grand comme une station de ski et ça à le gout de... euh non ça je sais pas. Bref c'est une espèce de surf shop géant qui aurait accosté le long d'un grand lac de montagne. Ok j'avoue, un surf shop de luxe, parce que c'est un peu bourge comme endroit. On sent bien que le skieur moyen néo-zélandais a de l'argent.

Alors qu'est-ce qu'on y fait ici, en ce début de saison de sports d'hiver?

Ben on s'occupe tranquillement dans une ambiance décontractée bien sympa et qui nous change de nos jours de temps moisis précédents. La tournée des surf-shops nous informe que la neige est pas encore toptop, donc pas de regrets de pas être équipés.

Donc on se promène dans les environs, on pique-nique ici ou là:

On dort dans des campings sauvages le long du lac:

Pour vous donner notre état d'esprit quand nous sommes arrivés à Queenstown : nous n'avions pas vu à 100m depuis 2-3 jours, nous avions enchainés les visites ratées et on était plein d'espoir d'un monde meilleur et ensoleillé. On était bien décidé à profiter de tout ce que Queenstown avait à nous offrir pour prendre notre revanche.

Et il se trouve que Queenstown c'est aussi LA ville des sports à sensations fortes avec le fameux Shotover Canyon dans lequel on peut barbotter en jet-boat à 85km/h en frôlant les rochets et dans parfois même moins de 10cm d'eau. Pour vous dire, pour négocier ses virages, le pilote vise carrément les rochers qui dépassent les parois avec le nez du jetboat (c'est le terme technique bien sur). Avec le dérapage on passe à côté... mais sur le coup, ca fait un bon coup au coeur. Et quand le pilote s'ennuie, ben il fait des 360°... et visiblement il s'ennuie souvent... On a vu que Ben Harper, Jona Lomu et Peter Jackson l'avaient déjà fait alors pourquoi pas nous !

C'est pas la classe ça ? Et dans le bateau ça ressemble à ça

Franchement c'était top... mais on en avait pas eu assez... direction une autre activité à sensations, un peu plus violente celle là, le Canyon Swing.

A mi-chemin entre le base-jump et le saut à l'élastique, le principe est très simple, s'élancer du haut d'une plateforme à 109m de haut accroché à un cable configuré de telle manière qu'après une chute libre de 60m et à une vitesse de 150km/h, celui-ci reprend ses droits et nous fait faire 200m de balançoire les fesses au dessus de la rivière. Le tout dans un décor de rêve en plein coeur du canyon.

On s'est lancé pour le saut le plus classique : le forward, agrémenté d'une mini course et d'un saut de l'ange pour le style.






Tain ! C'est trop fort ça. Et comme on a trop la classe, la foule en délire de clamer : "un autre un autre !". Bon ok on va pas décevoir notre publique. Et puis on y prend vite goût aux sensations fortes ! C'est parti pour le 2è saut où nous laissons notre créativité s'exprimer d'avantage avec le saut "invisible de DIM" exécuté par Pascal :

Et le "Gimp goes to Hollywood" fait par Cricri.



Ceux-là étaient encore bien plus impressionnants que les 1ers et, pour ne rien vous cacher, un brin flippant... mais de la bonne flip :)

Et voilà ! Revanche prise ! Merci Queenstown !!!


Lien vers l'album Picasa Queenstown

Lien vers l'album Picasa Canyon Swing

et comme on n'arrête pas le progrès : Lien vers les vidéos des sauts

vendredi 18 juin 2010

Saint Arnaud, Nouvelle Zélande

Saint Arnaud nono (le petit robot)

Ce matin est notre premier sur l'île du sud et nous ne savons pas vraiment comment nous occuper pour la journée. Oh bien sûr, nous avons un itinéraire et savons où nous voulons arriver à la fin de la journée, mais dans les détails on n'a rien de bien précis.

Ah ben ça tombe bien, il y a un centre d'information là on va aller regarder les prévisions météo pour nous décider. 20 minutes plus tard, nous sommes fixés, nous allons nous promener dans les environs. En effet, il y a un joli lac, des montagnes avec des sommets enneigés et des sentiers balisés avec des ballades de 2-3heures.

Le temps de nous équiper pour marcher dans le froid (euhhhh non en fait on n'a pas vraiment de quoi...) et on est parti pour la grimpette ! Nous parcourons un chemin assez pentu serpentant entre une forêt et une section déboisée nous permettant quelques prises de vues :




Progressivement le neige fait partie de notre environnement, d'abord par petites pincées :


Puis par louches :


Et enfin carrément par pelletées:


Arrivés en haut, un choix se pose à nous: soit nous redescendons par le même chemin, soit nous faisons la boucle proposée (nous ajoutant au passage une bonne heure de marche). Bon allez on n'a pas froid, on est en forme, on fait la boucle !

Dans un premier temps nous restons sur la ligne de crête, les pieds dans la neige, parfois plus de 40cm d'épaisseur:


Au moment d'amorcer la descente, nous tombons sur une hutte (ça va on s'est pas fait mal) mais pas de pizzas. Nous en profitons pour prendre une pause banane chocolat bien méritée !


La fin de la promenade est un peu longue et perd de son côté ludique au fur et à mesure que la neige disparaît. Mais au final, nous avons passé un très bon moment improvisé dans les montagnes de Saint Arnaud. A ce moment nous ne le savons pas encore, mais c'est la dernière fois que nous voyons le soleil avant d'entrer dans un épais brouillard qui nous accompagnera pendant 3 jours (cf post précédent).

Lien vers l'album Picasa

jeudi 17 juin 2010

Voyagez en Nouvelle Zélande en hiver qui disaient !

Dans la série on a de trop bonnes idées, on s'était dit : "La Nouvelle Zélande c'est magnifique, et en hiver, ça va envoyer du bois !" Alors oui les paysages dans la neige c'est beau mais les routes dans la neige, et ben ça ferme ! Et les belles randos aussi ! Même quand ce sont parmi les 10 plus belles du monde (dixit notre guide du National Geographic) car ça n'a rien à voir ! Et oui ! Pas possible la superbe randonnée d'1 journée dans le parc national de Tongariro. Les photos nous avaient fait saliver au moins autant que le loup de Tex Averi quand la pin-up fait son show. On devait même voir le Mordor (bon ok sous la neige c'est moins représentatif, mais ça mérite le détour !). Malheureusement, la neige a bloqué la route. On a attendu 1 journée mais rien n'y a fait. L'appel du sud nous incitant à reprendre notre route, nous avons donc passé notre chemin, la mort dans l'âme (aucun lien de parenté avec la chanteuse). Pour la première fois depuis le début de ce voyage, on a vraiment l'impression de passer à côté de quelque chose d'énoooorme.

Ce rendez-vous manqué a créé des vocations. C'est ainsi que nous cherchâmes des sites de tournages du Seigneurs des anneaux aux alentours de Wellington, bien indiqués sur notre carte, que nous ne trouvâmes jamais !

C'est également ainsi que nous roulâmes 2 jours durant sur une des 10 plus belles routes du monde (toujours dixit le guide du National Geo) entre Kamaréa et Haast dans l'île du Sud... dans un brouillard type purée de poids cassés qui ne nous laissa rien voir à 20m.

C'est ainsi, enfin, que nous dûmes nous résoudre à laisser tomber la rando sur le glacier "Fox" qui nous faisait tant envie, faute de visibilité. Le tout ponctué de fréquentes pénuries de chauffage dans notre camping-car grâce à notre batterie qui ne tient pas la charge dès qu'il fait froid (bien vu hein pour la batterie d'un chauffage !).

"Il doit être tout pourri votre voyage en Nouvelle Zélande alors !", me direz-vous, et bien oui on peut le voir comme ça mais quand même non. Fort heureusement ! Parce que les ratés ici, ne changent pas la toile de fond de rêve (quand il n'y a pas de brouillards hein !).

Route longeant le parc national de Tongariro


Balade à la recherche du jardin d'Isengaard


Les pancakes rocks de Punakaiki sur la route de l'ouest


Bon, on garde le moral et on y croit ! Il y aura des jours meilleurs et alors... alors... ALORS ! On se vegera sur des randos de fou et autres activités extras !

lundi 14 juin 2010

Wai-o-tapu

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui on attaque du gros, du lourd. Euh si en fait, depuis quelques temps on fait que ça des sites de rêves. Bref, là on va voir un des sites qu'on voit dans les livres de voyage à la page Nouvelle Zélande, qui, sur une simple photo, donne envie de faire escale dans le pays. En l'occurrence, là je parle de la fameuse photo où on voit une piscine volcanique aux bordures oranges sur fond de ciel bleu. Ce phénomène géologique est présent sur quelques sites entre Rotorua et Taupo, pile sur notre route, c'est bien foutu hein?

Je reprends donc le récit. Ce matin, nous nous réveillons sur une aire de repos à 10km de la réserve naturelle de Wai-o-tapu. Avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit instant récréatif s'offre à nous: l'éruption du Lady Knox Geyser. Tous les jours à 10h un mec vient faire sa lessive au dessus de deux poches d'eau superposées, la première froide et la seconde à 110°C (oh l'autre eh c'est pas possible!). L'action du savon rompt la couche qui sépare les deux poches ce qui produit un jet d'eau pouvant monter à plus de 10m de haut et débitant plus de 25000 litres d'eau en 1h. Et ça le fait marrer ce con...


On remonte en voiture et hop c'est parti pour le Disney de l'activité volcanique, dans oeuf-dur land. En effet l'odeur de soufre est omniprésente et imprègne nos narines, c'est un peu tôt...

Passons à la visite en tant que tel. Le soleil est au rendez vous ce matin, donc nous verrons peut être le site dans toute sa quintessence. Commençons par le décor, ici la végétation verte et intense laisse place à une terre aride où les fumeroles rappellent que l'activité souterraine est quelque peu débordante, et surtout toute proche...


On rentre tout de suite dans le vif du sujet, avec la première piscine de boue bouillonnante, suivie de près par la palette de l'artiste:


Ensuite le lieu de tant de photos mondialement connues, les abords de la « Champagne Pool »,: un cratère de 60m de profondeur débordant d'eau chaude contenant des métaux qui donnent les couleurs si particulières aux bords.




L'eau rejetée coule tout doucement et forme des terrasses qui à terme seront peut-être semblables à celles qui ont été englouties aux alentours du buried village (cf article sur Rotorua). Cette étendue d'eau se ressert et donne lieu à une cascade dont les dépôts verts sont dus à l'arsenic.


La ballade se poursuit de points d'eau multicolores en concours de cratères qui crachent du soufre. On se rend bien compte que nous sommes dans un lieu assez unique (bon ok j'ai dit au début qu'il y avait un autre parc naturel semblable dans les environs mais vous m'avez compris...).

Avant de quitter définitivement la réserve, nous sommes allés voir une dernière curiosité, les mud-pools, littéralement « piscine de boue ». Là nous nous trouvons en présence d'une marre de boue dégageant toujours la même odeur, et surtout faisant des bulles par endroits qui explosent en jets de boue !


Je vous invite à aller voir l'album Picasa et de jouer au grand jeu consistant à trouver une forme dans les éruptions que nous y avons mises. Vous savez, comme on fait avec les nuages... mais avec la boue (comment ça c'est moins poétique).

dimanche 13 juin 2010

Rotorua

Après le nord de l'île du nord, nous partons pour le centre de l'île du nord : la région de Rotorua. C'est une région dont l'histoire et le paysage sont profondément marqués par l'activité volcanique.

Notre première visite nous emmène dans un village exhumé simplement appelé "buried village" (village enterré).

Le 10 juin 1886, l'éruption du volcan Tarawera a enterré ce village et la vallée dans une avalanche de boue sur une surface de 15 000km² (quand même !). Recouvrant du coup les terrasses roses et blanches considérées alors comme étant la 8è merveille du monde !


C'est fort dommage mais c'est aussi ainsi que toute cette "nouvelle" vallée fut créée avec ses geysers, ses lacs fluos, ses bassins de boue bouillonnante et, bien sur, à terme, ses centres de spa et sources d'eau chaudes qui poussent dans la région comme des champignons !



Avant de vous raconter notre visite de Wai-o-tapu, qui nous a permis de découvrir ces paysages volcaniques, voici une petite histoire relative à l'éruption de Tarawera.

Les Maoris qui peuplaient la Nouvelle Zélande à l'arrivée des colons réussirent (je ne sais pas bien comment), à s'adapter relativement bien (enfin relativement aux aborigènes d'Australie) à cette nouvelle donne. Leur chef, essayant de limiter la casse de cette invasion sur leur culture, passa un traité avec les Anglais assurant la protection de sites naturels sacrés pour les Maoris, créant ainsi les premières réserves naturelles du monde.C'est surement grâce à cela qui la Nouvelle Zélande est le pays comptant le plus grand nombre de parcs naturels au monde et donc que ce pays reste si authentique.



Les Maoris ont donc tenté l'expérience de la cohabitation avec les colons. Ils vivaient ensemble dans les mêmes villages. Quelques jours avant l'éruption, un des guides spirituels Maori vit en rêve l'annonce d'une catastrophe imminente. Lorsque l'éruption eut enseveli le "buried village", les villageois, dans un élan de "prenons-nous en au messager", refusèrent de le dégager des ruines sous lesquelles il avait été bloqué. Lorsqu'ils se décidèrent enfin à l'aider 4 jours plus tard, ce-dernier était toujours vivant. Il périt malgré tout au bout d'une semaine.

Voilà pour la petite touche culturelle ! On reprend le court de notre visite avec Wai-o-Tapu.


Lien vers l'album Picasa