lundi 20 septembre 2010
1 mois déjà...
jeudi 19 août 2010
C'est pas le Pérou! Euh si en fait
Dernière étape de notre tour de la planète, le Pérou possédait de nombreux attraits à nos yeux. Du lac Titicaca à Nazca en passant par Cuzco et le Machu Picchu, on avait de quoi s'occuper.
Pour être honnêtes (enfin je dis ça mais ça veut pas dire qu'on vous ments d'habitude...), notre perception du pays est grandement conditionnée par notre destination précédente. La Bolivie a été notre coup de coeur en Amérique du sud et il était difficile de passer derrière. Surtout que ce que nous avions préféré en Bolivie avait disparu. Authenticité des locaux, autonomie dans les déplacements, coût de la vie au ras des paquerettes, … Tout cela a disparu au profit d'une relation très « commerciale » avec les Péruviens. En même temps, on comprend bien qu'on tombe en plein mois d'Août et que notre itinéraire ici se limite à ce qui est ultra ultra touristique. Que pouvait-on attendre d'autre...
Ici nous n'avons eu que peu de contacts avec les Péruviens autrement que par les professionnels du tourisme. Alors certes, ils sont très gentils et serviables, mais assez rapidement on se rend compte que c'est plus pour flatter le portefeuille que pour établir une relation. Le petite arnaque est courante et ici, on connait bien les trucs et astuces pour extraire le plus possible d'un porte-feuille de gringo. Rien d'étonnant ni de nouveau pour ces quelques points négatifs en fait mais voilà, maintenant que c'est dit, on va pouvoir se concentrer sur les trucs chouettes.
Le Pérou, c'est beau ! Cuzco est une ville très mignonne où il fait bon glandouiller. Les terrasses au premier étage de la place des armes permettent des petits déjeuners d'exception ! Le Machu Piccu est un lieu grandiose qui mérite selon nous sa renommée. Les lignes de mystérieuses et mystiques lignes de Nazca méritent le détour. Le lac Titicaca est très sympa aussi, même si on a quand même préféré le côté bolivien.
Nos échanges avec d'autres touristes et nos lectures des guides nous ont par ailleurs bien fait comprendre qu'au-delà des sites incontournables auxquels nous nous sommes limités, ce pays a beaucoup à offrir en terme de sites grandioses (le Machu Picchu n'est pas le seul du genre... d'autres sites plus difficiles d'accès sont tout aussi beaux), d'éco-systèmes (le Pérou est l'un des pays offrant la plus grande variété dans ce domaine) et même en terme de contacts humains pour peu qu'on s'y rende hors juillet-août.
En gros, on en a l'eau à la bouche et nous savons déjà que nous reviendrons ici pour y voir la nature de plus près, hors des sentiers battus et hors saison touristique :)
mardi 17 août 2010
Hola hostal España !
Qu'on aime les antiquités ou non, ce qui est clair, c'est que ça crée une ambiance ! C'est décidément pas commun pour un hôtel ! Un hôtel de backpackers fauchés qui plus est ! Parce que ça n'en a peut être pas l'air, mais c'est plutôt bon marché ici.
dimanche 15 août 2010
Les lignes de Nazca


samedi 14 août 2010
En route pour Nazca
jeudi 12 août 2010
Matouch Pitouch
mardi 10 août 2010
Cuscooooo cacao !
Au programme, petits dej et internet sur les terrasses des restos de la « Plaza des Armas »
Promenades et shopping dans le mignon quartier de San Blas
et découverte d'autres quartiers moins touristiques mais très vivants.
Comme c'est le cas depuis presque 1 mois dans notre voyage, la ville s'étend sur des reliefs bien vallonnés qui la rendent un brin fatigante à explorer mais offre de jolies vues. C'est d'autant plus vrai à Cusco avec ses si beaux toits de tuiles.
Et voilà c'est tout pour le tour ! Ah bah on vous avait prévenu... on a bien glander ici ! Prochaine étape beaucoup plus active : le Machu Picchu ! Enfin !!
Lien vers l'album Picasa
lundi 9 août 2010
En route pour Cusco ! C'est moi où on est abonné aux galères de transports en ce moment ?
On était assez fiers de notre gestion des évènements au retour de Taquile : on avait demandé à notre hôtel de nous réserver des billets de bus de nuit pour enchaîner sur Cusco et ne pas perdre ainsi un temps et un argent précieux. A notre retour de l'île, tout est prévu. Nous passerons la soirée à l'hôtel et partirons en taxi à la station de bus à l'heure dite.
Premier petit couac, quand nous récupérons nos billet de bus, nous voyons que le prix a été trafiqué. Visiblement, nos hôtes se sont pris une bonne marge de l'ordre de 50% sur le prix normal du billet. Le trajet n'est toujours pas cher mais quand même, c'est pas hyper agréable comme découverte. Bah oui, le Pérou encore une fois c'est pas la Bolivie ! Les gens sont beaucoup plus souriants alors on se méfie moins mais ils savent mieux comment traire les vaches à lait que nous sommes. Bon, on note pour plus tard : ne pas se sentir trop confiants juste sur la base de l'amabilité des locaux !
Nous prenons nos taxis et nous voilà à la gare. Nous nous préparons à embarquer dans le bus. Là, le mec en charge de vérifier nos billets nous interdit de monter. Apparemment il manque un morceau à nos billets et il remarque comme nous que le prix a été trafiqué. Il nous demande d'où nous tenons nos billets. On lui explique, il nous dit qu'ils ne sont pas valides et que nous devons aller chercher ceux qui nous les ont vendus. C'est les gens de l'hôtel on vient de vous dire monsieur... ils sont à l'hôtel donc... pas à la gare. Trop tard, il est en mode buggé et ne sait plus nous dire autre chose que : « Retournez voir les gens qui vous ont vendu les billets ». Là on est vraiment blasé de notre hôtel. Qu'ils se prennent une com d'accord mais qu'ils découpent une partie du billet parce que, visiblement, il y avait le prix écrit en gros dessus et que du coup on puisse pas monter dans notre bus à cause de ça... Gavage !
Je quitte le quai pour retourner au point de vente. La nana du guichet plus au fait des pratiques des hôteliers et des agences de touristes en général m'accompagne pour expliquer au gars du bus comment tourne le monde pour nous autres petits gringos. Il ne semble pas convaincu mais la nana ne lui laisse pas le choix. On monte finalement... un peu verts.
Le bus est assez inconfortable mais j'arrive quand même à dormir 1h ou 2. A notre arrivée à Cuzco, à 5h du mat, nous découvrons que contrairement à ce que nous avait garanti notre hôtel de Puno, on ne peut pas rester dans le bus pour finir sa nuit jusqu'à 7h. Nice ! Nous qui nous étions promis de ne plus débarquer dans une ville à l'aube... Oups, we did it again comme dirait le p'tite Britney ! Nous voilà obligés de poiroter à la gare jusqu'à ce qu'il fasse jour à surtout ne pas dormir pour pouvoir veiller sur nos sacs.
Ah y est, il est 7h ! On prend un taxi pour Cusco ! A cette heure, la ville est déserte. Nous nous faisons déposer à la « Plaza de armas », place principale de la ville. Déjà on est séduit ! C'est bien joli Cusco on dirait. Une petite ambiance de Provence avec des bâtiments coiffés de jolis tuiles marrons.
On se met en quête d'un hôtel où nous comptons bien dormir un bon bout pour nous remettre. On trouve sans trop de difficultés et nous voilà posés. Une bonne sieste plus tard, nous nous rendons compte que notre appareil photo, notre petit Lumix, a disparu. Nous fouillons toutes nos affaires, rappelons tous nos souvenirs mais rien n'y fait. Nous appelons notre hôtel chéri de Puno mais évidemment, ils n'ont rien trouvé. Bah voilà, soit notre appareil est perdu, soit il a été volé. On apprendra par la suite sur le net qu'il y a effectivement pas mal de vols sur les trajets de nuit entre Puno et Cusco. On ne voit pas trop comment on pourrait nous avoir volé l'appareil. D'un autre côté on ne voit pas non plus comment on pourrait l'avoir perdu. On ne saura jamais...
Ca nous a mis un bon coup au moral. On est parti avec 2 appareils et en moins d'un mois, nous voilà sans rien ! Nouvelle déception quand nous nous renseignons sur les prix et les choix d'appareils du coin : en gros, ici on trouve les appareils d'il y a 2 ans à 30 à 50% plus cher que les nouveaux modèles en France. Ca fait mal ! On a envisagé un moment de carrément laisser tomber le voyage et de rentrer direct parce qu'à ce prix là, on allait liquider le peu d'argent qu'il nous reste pour finir le tour. On aurait aussi pu le finir sans prendre de photos remarquez mais à ce moment là, on était juste gavé.
Heureusement, nous nous sommes donnés un peu de temps et nous nous sommes ressaisis. On a fini par acheter un appareil très bof mais qui avait l'avantage de ne pas nous ruiner complétement et on a réduit la fin de notre itinéraire aux étapes strictement indispensables. Le meilleur compromis « plaisir de voyager / argent » que nous ayons trouvé. Nous voilà donc repartis pour nos derniers jours de voyage, moins bien équipés, plus pressés de rentrer, mais quand même impatients de voir nos 2 derniers grands rendez-vous: le Machu Picchu et les lignes de Nazca.
dimanche 8 août 2010
Le Titicaca, un petit tour et puis s'en va.
Départ tranquillou à bord d'un bateau plutôt confortable ce qui est rassurant puisque nous allons y passer une dizaine d'heures sur deux jours.
Il faut peu de temps pour débarquer aux Uros, lieu de rassemblement des îles flottantes sur le lac. L'arrivée fait un peu penser à l'entrée d'un parc d'attraction. Toutes les îles sont identiques, les habitants en tenue traditionnelle accueillent les bateaux de touristes. On parlait authenticité en Bolivie, là on parle gestion du touriste. Après une présentation très bien faite (sans ironie!) sur la construction des îles et leur histoire, on passe aux choses sérieuses. 15 minutes pour acheter de l'artisanat local, 10 minutes (et 10 soles) supplémentaires pour faire un tour de drakkar péruvien.
Top chrono, allez on part.
Deux heures de bateaux plus tard, nous arrivons à Amantani. Ambiance échange scolaire en Angleterre: les familles d'accueil qui nous attendent sur le quai. Nous sommes amenés dans nos chambres et un déjeuner nous est servi. A peine la table débarrassée, notre hôte nous déballe un sac d'artisanat local (enfin local, péruvien tout du moins...). Très très compliqué de ne rien acheter et même de négocier, même si les prix sont largement supérieurs à ce qui se fait à Puno (un bon facteur 3...). Surtout que vu le contexte, négocier est assez mal vu. Bon ok on va essayer de trouver le meilleur rapport mocheté/prix. Pas évident.
Il est l'heure de rejoindre le point de rassemblement pour prendre les instructions suivantes. Une bonne demie-heure d'attente sur la place du village plus tard, suivi de 15 minutes d'explications nettement moins intéressantes que celles d'Uros et nous pouvons attaquer la grimpette sur le sommet de l'île. De tout en haut nous bénéficions d'un point de vue magnifique sur l'ensemble du lac, agrémenté par un non moins joli coucher de soleil.
De retour sur la place du village, nous avons droit à une festivité locale. Les villageois ont installé des tas de paille et se sont déguisés. Après avoir mis le feu à la paille, ils courent/dansent autour au son de la musique de la fanfare.
Pour le coup ça semble être authentique. Il s'agit apparemment d'une fête pour le début de leur vacances et on nous a bien expliquer qu'il serait mal venu de participer.
Bon c'est pas tout ça, mais il fait à la fois faim et sommeil. Ca tombe bien, c'est l'heure de rentrer dans chez notre famille d'accueil où après le diner, nous pouvons aller nous coucher.
Le lendemain matin rebelote, on se retrouve tous sur le quai accompagnés de nos hôtes qui ne peuvent réprimer une larme en nous quittant et en repensant à ces merveilleux moment passés en leur compagnie. Ahlala ironie quand tu nous tiens... Au moins ça me fait marrer c'est déjà ça :)
Deux heures de bateau plus tard et nous débarquons sur Taquile, une île encore plus petite où le temps libre que nous pensions avoir sur place se résument à une unique ballade pour rejoindre la place du village.
Ensuite, nous pensions naïvement que le repas libre pouvait être pris où on voulait. C'est avec surprise que nous nous voyons amenés à un resto où tout avait été prévu pour nous. Bon on va pas chipoter, le repas est moins cher que l'écharpe qu'on a dû acheter à notre hôtesse hier midi (on a même envisagé de payer nos 2 repas avec l'écharpe en question) et plutôt bon. Et puis si vraiment on voulait, on pouvait aller ailleurs. Une petite descente digestive vers le port clôture ce tour sur Taquile. Un petit mot sur l'île quand même, qui se relève très jolie sous ce soleil dominical.
Une petite conclusion s'impose pendant ces trois heures de bateau qui nous ramène à Puno. (Et oui je fais genre j'écris ce post là dans le bateau, la classe hein, alors que même pas vrai c'était celui de La Paz ! Que j'écrivais à ce moment là !).
Alors comment formuler notre ressenti... On oscille entre « les tours ça pue grave », et « plus jamais ça ». Jusqu'à présent nous avions toujours évité les tours organisés pour la bonne et simple raison que c'était à la fois plus simple et moins cher de faire avec les moyens locaux. Là force était de constater que c'était l'inverse, alors on s'est laissé tenter.
Le côté positif (oh l'autre il a dit positif !), c'est que maintenant on a plein d'autres arguments pour ne plus en faire. Parmi les plus notables, trainer un groupe c'est long, trainer un guide c'est lourd (et je parle même pas du routard, en plus avoir la version espagnole + anglaise à chaque arrêt ça donne l'impression constante que le mec radote...), trainer les pieds ça use les chaussures... Euh non rien à voir. Nous qui avons l'habitude d'aller là où les groupes ne vont pas, ça nous a un peu frustré de devoir rester là où il y a du monde.
Ah mince on avait dit le côté positif... euh... ba si quand même le + c'est les rencontres. Nos colloc de familles d'accueil étaient 1 couple de Français retraités qui venaient de faire un tour d'Amérique du Sud en camping car et 1 autre couple de Français plus jeunes avec qui on a passé de bons moments.
Ah, nous sommes arrivés, il est donc temps pour moi de conclure ce post. Pas le temps? Bon ben tant pis.
Lien vers l'album Picasa