vendredi 26 mars 2010
Khompong Cham et nos amis Cambodgiens
jeudi 25 mars 2010
Bienvenus au Cambodge
Ca n'arrive pas souvent mais là ça fait trop en trop peu de temps donc on va faire un post « on n'est pas content !!!».
L'histoire commence là où elle s'était terminée. Retour de notre super promenade dans les 4000 îles, nous regagnons notre chambre, pressés de se décrasser.
Ah ben tiens ils ont fait la chambre. Ah ben tiens, il n'y a plus les 40 bats que j'avais laissés sur le lit. Ah ben tiens quelqu'un s'est servi dans le portefeuille de Cricri. En plus assez malin pour ne pas tout prendre hein histoire de laisser un doute. Mais on a beau recompter ce qu'on a dépensé depuis le dernier retrait, il en manque.
Bon ben voilà il fallait que ça arrive, on en a fait part au patron qui après enquête (bien sûr personne n'a avoué hein) a décidé de nous payer le bus pour le Cambodge. Le geste est appréciable, mais les regards de certains employés de la guesthouse beaucoup moins.
Allez on s'en tape, on se casse demain matin.
On se croyait tirés d'affaires en sortant du pays... Quelle naïveté !
Poste frontière côté lao. Nous sommes les derniers de la file pour faire tamponner notre passeport et nous voyons les gens devant nous préparer de l'argent. C'est bizarre ça. Bon on verra bien à notre tour. Et ben ça rate pas, au moment de rendre le passeport de Cricri, le douanier demande 1$. Pourquoi? Parce que tout le monde paye... Non mais vraiment, pourquoi? Pour le tampon... Un reçu? Haha mais bien sûr! Le reçu c'est ton passeport!
Bon, allez on se casse!
100m de marche après nous arrivons au stand de santé publique. On nous demande nos passeport, on remplit un formulaire, on nous prend la température frontale (trop content j'ai 35.8°C) et pour récupérer son passeport? Bah c'est 1$... Pourquoi? Parce que c'est la santé du pays blablabla. On a beau dire qu'on a bien compris ce qu'ils font là mais qu'on ne comprend pas pourquoi payer là où on ne paye jamais, et bien leur dire qu'on sait très bien que ça leur tombe dans la poche, ils font mine de pas comprendre.
Deuxième stand, les visas. Et rebelote, formulaire, paiement du visa 20$, ah tiens non c'est 23$, et puis c'est bizarre, ils mettent pas les billets de 1-2$ au même endroit que les billets de 10-20$. Ok on a compris...
Troisième stand, le tampon d'entrée. Je vais la faire courte, 1$ de plus. Le tout sous le regard des policiers bien présents... les yeux fermés bien sûr.
Au final un passage de frontière qui à la base coute 20$ par personne est passée à 26$. Juste comme ça, parce qu'ils ont envie et que de toute façon, faut bien qu'on reprenne notre bus et que faire trop le malin avec des douaniers c'est pas la meilleur idée qu'on puisse avoir. Et puis franchement, vu que presque personne ne s'oppose un peu à eux - on a dû être les deux seuls à montrer notre désaccord – ben je vois vraiment pas pourquoi ils arrêteraient.
Donc voilà, nous commençons pas super bien notre expérience cambodgienne. Nous étions déjà quelque peu déçu par notre contact général avec les Laos qui étaient pourtant annoncés comme très accueillants et adorables. On espère vraiment que ça va s'arranger parce que là, a priori, on n'a pas envie de rester longtemps...
mercredi 24 mars 2010
4000 îles? Pour nous? Mais fallait pas !
Sympathiques ces p'tites chutes mais il faut repartir maintenant ! Comme on s'est très vite habitués à ne plus marcher, nous recherchons une nouvelle camionnette de touristes aussi généreux pour nous ramener au village de Don Det. Et comme décidément c'est notre jour de chance, on retrouve d'autres allemands qui acceptent de nos emmener ! Traaaaaanquiiiiiille !
lundi 22 mars 2010
En route vers les 4000 îles
dimanche 21 mars 2010
Le plateau des bolovens et les chutes de Tad Fan
Aujourd'hui nous poursuivons nos aventures en 2 roues. Après les monuments de l'Unesco, nous partons à la rencontre des chutes de Tad Fan (les plus hautes du coin à ce qu'il paraît). Pour cela il nous faudra grimper sur le plateau des Bolovens, région agricole où ils font pousser du thé et du café (du bon café !).
Donc c'est parti, on enfourche nos motos et on file pour 35km de route traversant comme hier des paysages de campagnes et des petits villages de maisons de bois.
Arrivés aux chutes d'eau, le spectacle est impressionnant, et il pourrait l'être encore plus si on pouvait en voir l'intégralité. En effet, elles se trouvent au creux d'une faille dans le plateau, en pleine forêt dense et luxuriante donc on n'en voit pas le bas. Après avoir demandé au resto qui sert de point de départ aux randos du coin, il faut deux jours donc une nuit de camping en plein milieu de la forêt pour y accéder. Bah voilà, merci mais non merci on se contentera d'un steak et d'un point de vue partiel à la terrasse du resto. Le site aura aussi été lieu de rencontre avec 2 jolis papillons qui, une fois n'est pas coutume, se sont laissés photographier. L'un d'eux a même séjourné sur le pantalon de Cricri.
Le retour à Paksé se fait sans trop de problèmes, à part les 5 derniers kilomètres: un vrai enfer de circulation de 2 roues avec des vrais bouts de voitures et camionnettes roulant n'importe comment. Je sais pas si c'était les retours de week-end mais il était temps qu'on arrive...
samedi 20 mars 2010
Wat Phou pou pidou
vendredi 19 mars 2010
Dites moi Paksé pas vrai!
mercredi 17 mars 2010
La prune pour terminer
A la fin de notre dernier post, nous vous donnions rendez-vous au Laos. D'ailleurs vous n'êtes pas venus et c'est pas faute de vous avoir attendus...
On vous en veut pas ne vous en faites pas...
Bref! Avant notre entrée au Laos, nous avons eu une petite aventure un peu imprévue. Je replante le décors. Nous venons de descendre de notre montagne et de faire 2h de route et nous arrivons enfin à notre destination du soir: Khon Kaen. Nous sommes affamés, fatigués et jetons notre dévolu sur un resto « occidentalisé ». Non pas de soucis avec la bouffe, mais au moment de reprendre la voiture, Cricri me signale un papier sur le pare-brise. Je prends le prospectus prêt à le jeter quand j'aperçois de l'écriture manuscrite, bien sûr en Thaï. Ouh là ça pue... Pas de parc-mètre à l'horizon, je me suis même garé de l'autre côté de la rue là où ça semblait autorisé. À moins que... Ah mais oui c'est vrai, en théorie on n'a pas le droit de se garer dans le sens contraire à la circulation. J'avoue que j'y ai pensé en me garant mais j'étais fatigué et puis bon, c'est pas verbalisé ça chez nous.
Nous profitons de la réservation des billets de bus du lendemain pour demander à la guichetière (et l'intégralité de ses collègues) ce qu'est ce papier et ce qu'on est censés faire avec.
Première constatation, c'est effectivement une prune, rapide et facile. Pour la suite c'est un peu plus compliqué. D'abord parce qu'en face de nous personne ne parle anglais, ce qui demande à la fois beaucoup de patience et de bonne volonté de la part de tout ce petit monde (digne de l'accueil que nous avons eu un peu partout de la part des Thaïlandais). Malgré tout, on a beau demander pourquoi et ce qu'on doit faire, on comprend rien. Enfin si, on voit que notre interlocutrice appelle la police devant nous en disant qu'on en aurait pour 300 bats au lieu de 500. étrange...
Un policier arrive sur les lieux, tout souriant et résolument venu pour nous tirer d'affaires, ce qui j'avoue, mets dans un état de confiance. On comprend assez vite que si on lui donne 200 bats c'est ok et qu'on peut partir.
Sauf que voilà, on n'est pas la moitié de 2 relous (on atteint tranquille le bon relou et demi quand on s'y met), et on veut un reçu et l'assurance que notre prune est considérée comme payée. Mais va faire comprendre ça avec les mains...
Après 10 bonnes minutes de tractations, je craque et pars chercher de l'aide auprès d'un jeune Thaï qui avait le profil de l'english speaker. Rapidement tout se met en place, il nous confirme l'origine de la prune, qu'on va devoir payer au moins 100bats (ce qui fait que je ne comprends rien à ces amendes... c'est ptet comme une négociation, plus tu fais trainer le truc plus le prix descend...) et qu'on va devoir suivre le policier au commissariat pour avoir notre reçu; ce que nous avons fait. Comme d'habitude en Thaïlande : des grands sourires, beaucoup de prévenance... dans un poste de police. Ca nous a fait tout drôle d'ailleurs. 15 minutes plus tard nous ressortons délestés de 100bats et pas mécontents d'avoir réglé ça rapidement.
Enfin rapidement...
Phu Kradung, on aurait dû se douter aussi...
dimanche 14 mars 2010
Phu Rua, la Montagne Pagode
Qui en veut un?
samedi 13 mars 2010
Thaïlande, Acte 2
- prendre le bus pour Paksé, 10h de trajet et impasse sur la nature Thaïlandaïse. (bouuuh)
- traverser le Mékong, louer une voiture à Udon Thani, longer le fleuve sur ses 100 plus jolis kilomètres, se promener à Phu Rua, crapahuter à Phu Kradung, rendre la voiture à Khon Khaen et retourner au Laos en bus par Ubon Ratchathani. (pour y comprendre quelque chose, se référer à la carte interactive à gauche) (Ouééééé !).
vendredi 12 mars 2010
Vientiane, pourquoi?
mardi 9 mars 2010
Vélo tout terrain...
Le matin du trek, nous nous présentons à l'agence. Nous rencontrons alors notre guide : un petit Laos d'une 20aine d'année qui nous apprend bien vite qu'il revient de 3 jours de kayak et qu'il a un peu fait la fête la veille. Tranquille. Il est en jean et veste. Je relève ces petits détails comme des indicateurs réconfortants sur le niveau de difficulté de la balade.
Nous enjambons (enjambons ? Enjambonnaux ? Je sais jamais) nos VTT prêts à partir à l'aventure. Nous rejoingnons un bac qui nous fait travserser le Mékong. Nous y rencontrons notre 1er coup de coeur de la journée : un chiot tout mignon tout maladroit complétement craquant et adorable.
On aurait pu rester là des heures avec lui mais le guide nous rappelle à la réalité : on a traversé et maintenant c'est l'heure de faire du ViTiTi baby !
Immédiatement, je me prends une grosse claque. La sortie du bac se fait par une côté longue et très pentue et je ne suis pas sur les bons plateau/vitesse. Pascal et notre guide montent montent montent mais je sens le souffle me manquer, les cuisses me bruler. Non il faut que je tienne c'est trop la honte ! On vient juste de commencer !! Alleeez... ba non. Pied à terre. 1er échec je n'ai pas pu tenir. Pascal et le guide m'attendent tranquillou en haut de la méga pente de la mort. Je me rends alors compte qu'en fait, on est plus ou moins en montagne ici. OK c'est pas les Alpes mais c'est bien de la montagne. Ca va forcément être dur.
Bon je remonte sur mon vélo et nous repartons. Il faudra bien que j'y arrive de toute façon. Pour vous donner une idée générale de la route c'était : chemin de terre + cailloux et soit ca monte soit ca descend mais c'est JAMAIS plat. Le tout dans des paysages magnifiques : des forêts, des rizières asséchées ou vertes, des villages, des buffles, des cochons, des poules, des courts d'eau. Magnifique vraiment !
J'en profite bien que je galère sévère. Côte après côte, les mêmes scénes se répètent : Pascal et le guide devant qui papoptent sans discontinuer pendant que je lutte pour ne pas être trop à la traine. Je les écoute quand j'ai rattrapé mon retard mais faute d'avoir du souffle en rab, je ne prend pas part à la conversation :
Le guide : "J'aime beaucoup le football. L'Espagne a super bien joué."
Pascal : "Oui il méritaient de gagner..."
... ca monte, quand je reviens à niveau :
Le guide : "... ils conduisent à gauche en Thaïlande."
Pascal : "Oui j'ai conduit là-bas d'ailleurs en fait ca va..."
... une petite côté, je reviens vite à leur niveau :
Le guide : "Je crois qu'ils conduisent à gauche en Angleterre aussi."
Pascal : "Oui et aussi en Australie, au Japon, en ..."
Oups une côte. Je les rejoins de nouveau :
Le guide : "... et c'était en plein milieu de la route."
Pascal : "Noooon ! Si on croise un cobra je veux même pas essayer de lutter, je préfère faire demi-tour".
Et ca remonte... et ca redescend :
Le guide : "En pleine saison je travaille 7 jours sur 7 ! La c'est plus calme, c'est seulement 5 jours par semaine".
"Décidément cette sortie a l'air bonne ambiance. C'est dommage que je ne puiss pas me joindre à eux" songeais-je alors.
Le guide : "Et vous savez que certaines familles viennent avec des enfants de 6 ans pour faire ces treks à VTT. Je leur demande vous pensez que ca va aller et ils me disent oui oui c'est bon on est habitué".
Des enfants de 6 ans ! Bon là c'est trop la honte... Note pour plus tard, reprendre le sport !
Nous avons ainsi mouliné pendant 5h entre papote et émerveillement pour les paysages alentours. On a vraiment eu l'impression de voir un visage authentique de la campagne Lao. Les villages par lesquels nous sommes passés n'étaient pas aménagés pour les touristes. Les enfants que nous avons croisés étaient tout simplement amusés de nous voir et nous lançaient des "Sabaaï dii, Sabaaï dii !" (bonjour en lao) sans discontinuer juste pour le plaisir, sans rien attendre d'autre en retour qu'un autre "Sabaaï dii". Et les animaux... des animaux partout en liberté et en famille : des portées de cochons tout noir, des portées de poussins, des familles de buffles, des chiots, .... Nous avons même croisé, à la toute fin de notre ballade, cet éléphant.
Pas là pour les touristes lui non plus mais pour transporter de lourdes charges d'après les commentaires de notre guide.
On aura bien souffert (moi plus que les autres ;'( ) mais ça en valait tellement la peine !