vendredi 26 mars 2010

Khompong Cham et nos amis Cambodgiens

Nous n'avions pas beaucoup de temps à passer au Cambodge, mais nous ne voulions pas non plus limiter notre aperçu de ce pays à Angkor que nous imaginions trop touristique pour être authentique. Nous avons donc décidé de faire escale une journée à Khompong Cham, une ville plutôt délaissée des touristes, et sentir un peu l'ambiance. Niveau architecture, on a un peu de tout. Du colonial, du très riche, du très pauvre, du béton, du bois, de la taule... c'est au global un gros gros mélange.


On s'est baladé complétement au hasard dans la ville tombant successivement sur un marché tout ce qu'il y a de plus authentique autour duquel de nombreux Cambodgiens s'afffairaient, un gros écran publicitaire que je vous laisse découvrir :


un cours d'aérobic en pleine air (auquel je n'ai pas réussi à convaincre Pascal de participer et n'ai pas osé y aller seule... "Wouhhh !!! Bouuuuh ! Poule mouillée !", Roh ca va hein), 2-3 diners de mariage dans la rue et finalement, de façon assez inattendue car caché au fond d'un parking, un très beau couché de soleil sur nénuphar. Vous prendrez bien quelques nuages avec ça ? Oui merci c'est très gentil !


La plus agréable des surprises a clairement été l'accueil des Cambodgiens. Ca a été notre premier contact avec eux (en dehors du poste frontière) et nous avons passé un très bon moment. Nous avons découvert des gens souriants et même rieurs. Alors que nous prenions des photos de la ville, l'un d'entre eux nous a même interpelé pour nous demander de photographier ses potes de l'autre côté de la rue (enfin on suppose qu'il les connaissaient) qui, d'abord génés, ont ensuite pris des pauses amusantes.


Notre promenade s'est faite au rythme des "Hello ! Hello !" venant des enfants ou bien de parents apprenant à leurs plus jeunes à nous saluer ainsi. Toujours avec de grands sourires. On a été conquis (qui ne le serait pas !).

Notre impression sur les Cambodgiens n'aura pas été démentie par la suite. Bon évidemment ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas essayé encore et encore et encore de nous vendre des trucs pour 4 fois le prix, mais c'était toujours fait dans la bonne humeur et en riant. Un Français qui a passé beaucoup de temps ici nous a donné l'adjectif qui, selon nous, les cerne bien : coquins. Les Cambodgiens, de façon générale, sont de grands coquins !

Pour conclure, nous citerons le Routard avec lequel nous sommes tombés d'accord sur ce coup là : le Cambodge on y vient pour Angkor et on y revient pour les gens. Clairement, on ne fera qu'Angkor pour cette fois mais on sait déjà qu'il faudra qu'on revienne prendre le temps de mieux rentrer dans cette ambiance et découvrir le reste du pays.

jeudi 25 mars 2010

4000 îles, Laos

Bienvenus au Cambodge

Ca n'arrive pas souvent mais là ça fait trop en trop peu de temps donc on va faire un post « on n'est pas content !!!».

L'histoire commence là où elle s'était terminée. Retour de notre super promenade dans les 4000 îles, nous regagnons notre chambre, pressés de se décrasser.

Ah ben tiens ils ont fait la chambre. Ah ben tiens, il n'y a plus les 40 bats que j'avais laissés sur le lit. Ah ben tiens quelqu'un s'est servi dans le portefeuille de Cricri. En plus assez malin pour ne pas tout prendre hein histoire de laisser un doute. Mais on a beau recompter ce qu'on a dépensé depuis le dernier retrait, il en manque.

Bon ben voilà il fallait que ça arrive, on en a fait part au patron qui après enquête (bien sûr personne n'a avoué hein) a décidé de nous payer le bus pour le Cambodge. Le geste est appréciable, mais les regards de certains employés de la guesthouse beaucoup moins.

Allez on s'en tape, on se casse demain matin.

On se croyait tirés d'affaires en sortant du pays... Quelle naïveté !

Poste frontière côté lao. Nous sommes les derniers de la file pour faire tamponner notre passeport et nous voyons les gens devant nous préparer de l'argent. C'est bizarre ça. Bon on verra bien à notre tour. Et ben ça rate pas, au moment de rendre le passeport de Cricri, le douanier demande 1$. Pourquoi? Parce que tout le monde paye... Non mais vraiment, pourquoi? Pour le tampon... Un reçu? Haha mais bien sûr! Le reçu c'est ton passeport!

Bon, allez on se casse!

100m de marche après nous arrivons au stand de santé publique. On nous demande nos passeport, on remplit un formulaire, on nous prend la température frontale (trop content j'ai 35.8°C) et pour récupérer son passeport? Bah c'est 1$... Pourquoi? Parce que c'est la santé du pays blablabla. On a beau dire qu'on a bien compris ce qu'ils font là mais qu'on ne comprend pas pourquoi payer là où on ne paye jamais, et bien leur dire qu'on sait très bien que ça leur tombe dans la poche, ils font mine de pas comprendre.

Deuxième stand, les visas. Et rebelote, formulaire, paiement du visa 20$, ah tiens non c'est 23$, et puis c'est bizarre, ils mettent pas les billets de 1-2$ au même endroit que les billets de 10-20$. Ok on a compris...

Troisième stand, le tampon d'entrée. Je vais la faire courte, 1$ de plus. Le tout sous le regard des policiers bien présents... les yeux fermés bien sûr.

Au final un passage de frontière qui à la base coute 20$ par personne est passée à 26$. Juste comme ça, parce qu'ils ont envie et que de toute façon, faut bien qu'on reprenne notre bus et que faire trop le malin avec des douaniers c'est pas la meilleur idée qu'on puisse avoir. Et puis franchement, vu que presque personne ne s'oppose un peu à eux - on a dû être les deux seuls à montrer notre désaccord – ben je vois vraiment pas pourquoi ils arrêteraient.

Donc voilà, nous commençons pas super bien notre expérience cambodgienne. Nous étions déjà quelque peu déçu par notre contact général avec les Laos qui étaient pourtant annoncés comme très accueillants et adorables. On espère vraiment que ça va s'arranger parce que là, a priori, on n'a pas envie de rester longtemps...

mercredi 24 mars 2010

Wat Phou, Laos

Fleurs de frangipaniers, Laos

4000 îles? Pour nous? Mais fallait pas !

La journée commence très tôt (pour nous) : départ à 8h. Ca veut dire se lever à 7h quelque chose. Dur dur, on n'est pas habitué... On y arrive quand même et c'est tout à notre honneur ! (nan mais... mais, ça suffit les sarcasmes là !) 8h donc, nous nous trouvons à l'embarcadère proche de l'hôtel avec une bonne dizaine d'autres touristes. Nous partons tous en pirogue pour l'île de Don Det, certains contre leur grès apparemment du fait d'un malentendu avec le gérant du bac.

C'est parti pour 2h de Mékong ! Nous naviguons parmi de petites îles, des palmiers, des bornes kilométriques (??!) et nous laissons encore une fois aller au rythme lent des mouvements de ce fleuve.





Ca fait un moment qu'on le suit ce Mékong, que ce soit en Thaïlande ou au Laos, mais je crois que c'est ici que nous l'avons trouvé le plus beau.

2 heures ça reste quand même assez long et nous sommes bien content de débarquer à Don Det. Nous traversons le petit village pour emprunter un chemin en plein cagnard, encore et toujours (c'est pas pour faire mon ingrate mais après 2 mois à plus de 30°, j'en arrive à regretter la pluie et le froid !). On pense en avoir pour 2-3 km de marche pour rejoindre une chute d'eau qui, parait-il, vaut le détour. On marche on marche on marche et le paysage est beau et sec. On profite en essayant d'oublier autant que possible le soleil qui tape et les gouttes de sueurs qui coulent. Et là, le miracle fut ! Une camionnette pleine de touristes allemands s'arrête et nous propose de nous emmener. Heuuuu... c'est quoi le piège ? Nonon c'est juste gentil, gratuit et tout ! Bon ba on y va alors ! On embarque avec eux et la camionnette repart. Là on s'est rendu compte de l'étendue de notre chance. Elles sont pas à 2-3km ces chutes d'eau mais plutôt à 7-8. Merci les allemands !

Arrivés aux chutes d'eau, effectivement c'est très beau.





Certains se baignent dans des petits bassins naturels. Nous nous contenterons, pour notre part, de tremper nos pieds pour nous rafraîchir. Une rapide exploration des environs nous amène sur d'autres très beaux points de vue qui nous rappellent certains paysages Corses que nous avons vus cet été.


Sympathiques ces p'tites chutes mais il faut repartir maintenant ! Comme on s'est très vite habitués à ne plus marcher, nous recherchons une nouvelle camionnette de touristes aussi généreux pour nous ramener au village de Don Det. Et comme décidément c'est notre jour de chance, on retrouve d'autres allemands qui acceptent de nos emmener ! Traaaaaanquiiiiiille !

De retour à Don Det nous retrouvons notre pirogue qui nous fera traverser le Mékong pour rejoindre notre nouveau véhicule : un mini-van. Il nous emmènera à d'autres chutes plus grandes et plus connues que nous prendrons plaisir à approcher en parcourant une étendue de pierres très accidentée et arborée par de grands bonsaïs (non pas juste des arbres !)





Après cette petite visite, notre van nous dépose à un nouvel embarcadère à la frontière Cambodgienne. Là nous embarquons dans une nouvelle pirogue motorisée qui nous amène à la rencontre des dauphins d'eau douce. Une petite angoisse étreint alors notre petit groupe de touristes car nous savons que les dauphins sont bien loin de nos préoccupations touristiques et ne se montrent pas forcément. Les ingrats ! (Qui est anthropocentriste ?). Mais décidément c'est notre jour de chance et nous verrons de nombreux dauphins à bonne distance venant rouler leur bosse (nageoire) à la surface de l'eau. On était un petit groupe de touristes autour de la trentaine mais à ce moment là, on s'est tous retrouvés comme des gamins à retenir notre souffle et pousser des petits cris pour prévenir nos voisins quand nous voyions le bout d'une nageoire. Pour ne rien gâcher, le spectacle du Mékong au coucher du soleil nous accompagne pendant tout ce temps et sur le chemin du retour.






Ce fut vraiment une belle journée. Heureux comme tout, nous envisagions de passer une journée de plus à notre guesthouse avant de repartir pour notre prochaine étape. Malheureusement, notre retour à notre chambre nous a ramené à une autre réalité beaucoup moins agréable qui a précipité notre départ. On peut dire qu'on est bien redescendu sur terre sur ce coup là !

To be continued...

lundi 22 mars 2010

En route vers les 4000 îles

Au fin fond du sud du Laos, juste avant la frontière avec le Cambodge, le Mékong s'étale. Sa faible profondeur laisse apparaître des rochers, des îlots et des îles dont trois plus grandes que les autres et habitées : Don Khong, Don Det et Don Khone. La première est notre destination.

Sans l'avoir vu venir, nous découvrons le confort approximatif de la camionnette dont la partie voyageurs est composée de deux banquettes (à peine rembourrées) de profil à la route, avec un dossier tellement inconfortable qu'il faut mieux se tenir tout seul. Cheveux et oreilles au vent, remuage fréquent pour trouver un endroit où mettre nos jambes, nous voyageons avec les autochtones qui nous regardent avec curiosité. On prend un moment pour vous décrire les passagers parce qu'ils le valent bien.

Tout d'abord, un vieux bonze qui joue avec son portable. Il vient compléter notre collection de bonze avec le bonze qui fume et le bonze qui achete un Coca au 7-eleven (super marché).

Ensuite, un couple gay (dont 1 travesti, on en a vu quelques uns au Laos) qui promène un bébé perroquet dans un sac plastique. Il loge dans son sac plastique. Le couple le sort de temps en temps pour lui donner de l'eau à la paille, du riz gluant (qu'il a toutes les peines du monde à avaler vu que ça colle au bec) ou lui faire faire ses besoins en le plaçant sur la barre des dossiers donnant vers l'extérieur. Le reste du temps, sa présence est insoupçonnable ! Heureusement pour lui, il se trouvait dans son sac quand à l'occasion des quelques arrêts de la camionnette qui ait eu lieu, des vendeurs nous ont proposé des brochettes de volatiles écartelés (il aurait peut-être apprécié celles de scarabées). On n'est pas fan d'oiseaux Pascal et moi mais ce bébé perroquet nous aura bien fait craquer.

Enfin, un père qui ramène sa femme et ses 5 enfants de la ville. Lui avec sa kalashnikov sous le bras et le fils ainé avec son arbalète bricolée (et visiblement ça ne choque personne...).

Bref, dans l'inconfort de la camionnette nous passons donc 3h30 sur la route + 1 passage de bac pour arriver tout cassés à notre gueshouse. L'accueil du patron francophone est très sympa, la chambre confortable (nous avons même une terrasse juste devant) et le resto est délicieux. De quoi passer un bon moment ici!
Des tours d'une journée dans les environs sont disponibles et pour un fois nous en choisissons un qui nous fera visiter les points d'intérêts que nous avions notés: deux chutes d'eau, deux îles et en prime si on a de la chance les dauphins irrawady.

Au fin fond du sud du Laos, juste avant la frontière avec le Cambodge, le Mékong s'étale. Sa faible profondeur laisse apparaître des rochers, des îlots et des îles dont trois plus grandes que les autres et habitées : Don Khong, Don Det et Don Khone. La première est notre destination.

Sans l'avoir vu venir, nous découvrons le confort approximatif de la camionnette dont la partie voyageurs est composée de deux banquettes (à peine rembourrées) de profil à la route, avec un dossier tellement inconfortable qu'il faut mieux se tenir tout seul. Cheveux et oreilles au vent, remuage fréquent pour trouver un endroit où mettre nos jambes, nous voyageons avec les autochtones qui nous regardent avec curiosité. On prend un moment pour vous décrire les passagers parce qu'ils le valent bien.

Tout d'abord, un vieux bonze qui joue avec son portable. Il vient compléter notre collection de bonze avec le bonze qui fume et le bonze qui achete un Coca au 7-eleven (super marché).

Ensuite, un couple gay (dont 1 travesti, on en a vu quelques uns au Laos) qui promène un bébé perroquet dans un sac plastique. Il loge dans son sac plastique. Le couple le sort de temps en temps pour lui donner de l'eau à la paille, du riz gluant (qu'il a toutes les peines du monde à avaler vu que ça colle au bec) ou lui faire faire ses besoins en le plaçant sur la barre des dossiers donnant vers l'extérieur. Le reste du temps, sa présence est insoupçonnable ! Heureusement pour lui, il se trouvait dans son sac quand à l'occasion des quelques arrêts de la camionnette qui ait eu lieu, des vendeurs nous ont proposé des brochettes de volatiles écartelés (il aurait peut-être apprécié celles de scarabées). On n'est pas fan d'oiseaux Pascal et moi mais ce bébé perroquet nous aura bien fait craquer.

Enfin, un père qui ramène sa femme et ses 5 enfants de la ville. Lui avec sa kalashnikov sous le bras et le fils ainé avec son arbalète bricolée (et visiblement ça ne choque personne...).

Bref, dans l'inconfort de la camionnette nous passons donc 3h30 sur la route + 1 passage de bac pour arriver tout cassés à notre gueshouse. L'accueil du patron francophone est très sympa, la chambre confortable (nous avons même une terrasse juste devant) et le resto est délicieux. De quoi passer un bon moment ici!
Des tours d'une journée dans les environs sont disponibles et pour un fois nous en choisissons un qui nous fera visiter les points d'intérêts que nous avions notés: deux chutes d'eau, deux îles et en prime si on a de la chance les dauphins irrawady.

dimanche 21 mars 2010

Le plateau des bolovens et les chutes de Tad Fan

Aujourd'hui nous poursuivons nos aventures en 2 roues. Après les monuments de l'Unesco, nous partons à la rencontre des chutes de Tad Fan (les plus hautes du coin à ce qu'il paraît). Pour cela il nous faudra grimper sur le plateau des Bolovens, région agricole où ils font pousser du thé et du café (du bon café !).

Donc c'est parti, on enfourche nos motos et on file pour 35km de route traversant comme hier des paysages de campagnes et des petits villages de maisons de bois.



Arrivés aux chutes d'eau, le spectacle est impressionnant, et il pourrait l'être encore plus si on pouvait en voir l'intégralité. En effet, elles se trouvent au creux d'une faille dans le plateau, en pleine forêt dense et luxuriante donc on n'en voit pas le bas. Après avoir demandé au resto qui sert de point de départ aux randos du coin, il faut deux jours donc une nuit de camping en plein milieu de la forêt pour y accéder. Bah voilà, merci mais non merci on se contentera d'un steak et d'un point de vue partiel à la terrasse du resto. Le site aura aussi été lieu de rencontre avec 2 jolis papillons qui, une fois n'est pas coutume, se sont laissés photographier. L'un d'eux a même séjourné sur le pantalon de Cricri.








Le retour à Paksé se fait sans trop de problèmes, à part les 5 derniers kilomètres: un vrai enfer de circulation de 2 roues avec des vrais bouts de voitures et camionnettes roulant n'importe comment. Je sais pas si c'était les retours de week-end mais il était temps qu'on arrive...

Lien vers l'album Picasa

samedi 20 mars 2010

Wat Phou pou pidou

Basés à Paksé, nous nous lançons à la conquête de la route du Sud ! Nous louons des motos, des scooters améliorés à vrai dire, avec 4 vitesses avec lesquels on fait un petit 50km/h de moyenne et des pointes à 70km/h, oreilles au vent en ce qui me concerne vu le bol qui me sert de casque.






C'est parti pour 40km. Nous traversons des forêts, des champs et nombre de petits villages longeant notre route.




Sans être bien sûrs de la route empruntée nous nous retrouvons dans un petit village. Après quelques mètres, un homme nous arrête et nous demande de lui donner 10 000Kips... Alors bon nous on veut bien mais toujours pareil : pourquoi ? Le Môssieur ne parle pas Anglais et nous montre du doigt un panneau que nous ne comprenons pas. Pas plus avancés nous nous interrogeons : « Mais on paye quoi là ? C'est normal ça ? » On regarde les autres véhicules passer. Certains payent, d'autres non, mais nous ne comprenons toujours pas de quoi il est question. Après 5 bonnes minutes d'interrogations on pense comprendre qu'il s'agit d'un billet pour prendre le bac que nous avions effectivement prévu d'emprunter pour atteindre Champassak de l'autre côté de la rive Mékongaise. Si c'est ça c'est carrément avantageux (comparativement au prix indiqué dans le Routard) ! Nous le payons, réenfourchons nos Harleys et découvrons effectivement, 200m plus loin, une rive de Mékong et finalement, le bac. Nous embarquons avec son petit reçu. No problemo. Bon ba c'était bien ça mais franchement.... franchement... FRANCHEMENT... c'est quand même plus clair quand tu payes directement au bac qu'à un mec sur la route 200m plus haut !

Bon alors en ce qui concerne le bac... on a été bien surpris, saisis par la simplicité de la chose. Comment une embarcation si rudimentaire, bricolée et minuscule peut faire traverser 3 scoots + 6 personnes... C'est fou ça !





Nous traversons et débarquons sur l'autre rive. Vous me croirez vous me croirez pas, mais c'est dans la cour d'un temple que nous nous retrouvons. Nous devons la traverser (à moto !) pour rejoindre la route. C'est original, pittoresque, charmant... ils sont balaises à l'aménagement urbain !

Nous voilà à Champassak ! C'est un mignon petit village tout tranquille et bien à l'écart de tout. On y trouve quelques maisons de style « colonial » que nous avons du mal à repérer car le style Français nous est trop familier.

Nous traversons Champassak pour atteindre Wat Phu : un temple Khmer classé à l'UNESCO. Alors que nous entrons sur le site, nous découvrons un très grand bassin le long duquel des buffles, couchés, hument l'air tranquillement.






Le terrain est dégagé ce qui nous offre une jolie vue sur des montagnes proches qui se trouvent face à nous pendant que nous longeons le bassin à la rencontre des ruines. Le reste du site demeure, en revanche, caché à nos yeux.
Une fois le bassin contourné, nous découvrons une belle allée de lingams de pierre mais toujours pas de temples. Décidément, ils ont su ménager leur effet.

A l'autre bout de l'allée nous nous trouvons entourés de 2 ruines de temples dont il ne reste vraiment pas grand chose. D'abord déçus, nous nous souvenons que le site est encore profond et que nous ne sommes qu'au début de la visite. Face à nous pourtant, nous ne voyons que des escaliers et des frangipaniers... Qu'allons nous découvrir en haut de ces marches ?







L'ascension est raide et douloureuse pour nos pauvres gambettes encore courbattues après Phu Kradung. Les fleurs des frangipaniers sont si nombreuses qu'elles embaument délicatement l'air... l'air chaud. Il est effectivement 13h et le soleil, à son habitude, nous assomme. Nous arrivons enfin au haut des marches (à l'état de flaques) et découvrons, à l'abris des arbres, un petit temple Khmer, tout petit mais très mignon, plein de charme.


On se retourne et derrière nous, une vue panoramique sur les environs nous attend. Une invitation à la contemplation pendant que nous reprenons notre souffle en sirotant du coca.


Nous poursuivons notre visite du plateau où quelques autres vestiges nous attendent.

On peut dire qu'on a été conquis. Plus par l'intégration du site dans son milieu naturel que par les ruines en elles-mêmes.

Une bien belle journée encore améliorée par les paysages Laos sous la lumière descendante du retour et surtout les sourires des Laos et les "Hello" des enfants que nous avons rencontrés à l'occasion d'une pause.

vendredi 19 mars 2010

Dites moi Paksé pas vrai!


Et voilà nous sommes de retour au Laos. Après un périple de 10h de bus, nous arrivons dans la ville qui sera notre base d'excursions pour la semaine qui vient. Au programme, le plateau des Bolovens, des chutes d'eau, le village de Champassak et le temple de Wat Phou. Il y a de quoi faire et on a décidé de prendre notre temps et de passer une semaine relax ici. Et pour passer une semaine sympa, il y a une recette très simple: bonne guesthouse, bonne bouffe, bon contact avec les autochtones.

La guesthouse? correcte sans plus, la chambre est pas mal mais l'accueil est carrément froid. La bouffe? Mouais bof, on a toutes les peines du monde à trouver des petits déj corrects, les quantités servies sont carrément pas suffisantes pour nos appétits même si globalement c'est bon. Les gens? Le peu qu'on puisse dire c'est que c'est très inégal et de toute façon très limité par le problème de la langue. Et même les chiots terrorisent la population:


En fait Paksé, c'est pas une ville touristique. Il y a des guesthouses, des agences de voyage et quelques cyber-cafés un peu pourraves mais c'est tout. A côté de ça, c'est le désert et on regrette de s'être fâchés avec le resto Viet le premier soir (bah oui 45min d'attente pour qu'on nous dise qu'il faut repasser commande ça énerve après une journée de bus...)

Dans le positif, parce que c'était pas tout pourri non plus, on a trouvé un resto pas trop mal où le patron parle français et un café « Dao » où on passe du temps à siroter des fresh-coffees.

En bref, Paksé c'est pas terrible, c'est pas moche non plus, mais l'intérêt n'est pas ici donc on va pas chipoter.

mercredi 17 mars 2010

La prune pour terminer

A la fin de notre dernier post, nous vous donnions rendez-vous au Laos. D'ailleurs vous n'êtes pas venus et c'est pas faute de vous avoir attendus...

On vous en veut pas ne vous en faites pas...


Bref! Avant notre entrée au Laos, nous avons eu une petite aventure un peu imprévue. Je replante le décors. Nous venons de descendre de notre montagne et de faire 2h de route et nous arrivons enfin à notre destination du soir: Khon Kaen. Nous sommes affamés, fatigués et jetons notre dévolu sur un resto « occidentalisé ». Non pas de soucis avec la bouffe, mais au moment de reprendre la voiture, Cricri me signale un papier sur le pare-brise. Je prends le prospectus prêt à le jeter quand j'aperçois de l'écriture manuscrite, bien sûr en Thaï. Ouh là ça pue... Pas de parc-mètre à l'horizon, je me suis même garé de l'autre côté de la rue là où ça semblait autorisé. À moins que... Ah mais oui c'est vrai, en théorie on n'a pas le droit de se garer dans le sens contraire à la circulation. J'avoue que j'y ai pensé en me garant mais j'étais fatigué et puis bon, c'est pas verbalisé ça chez nous.

Nous profitons de la réservation des billets de bus du lendemain pour demander à la guichetière (et l'intégralité de ses collègues) ce qu'est ce papier et ce qu'on est censés faire avec.


Première constatation, c'est effectivement une prune, rapide et facile. Pour la suite c'est un peu plus compliqué. D'abord parce qu'en face de nous personne ne parle anglais, ce qui demande à la fois beaucoup de patience et de bonne volonté de la part de tout ce petit monde (digne de l'accueil que nous avons eu un peu partout de la part des Thaïlandais). Malgré tout, on a beau demander pourquoi et ce qu'on doit faire, on comprend rien. Enfin si, on voit que notre interlocutrice appelle la police devant nous en disant qu'on en aurait pour 300 bats au lieu de 500. étrange...

Un policier arrive sur les lieux, tout souriant et résolument venu pour nous tirer d'affaires, ce qui j'avoue, mets dans un état de confiance. On comprend assez vite que si on lui donne 200 bats c'est ok et qu'on peut partir.

Sauf que voilà, on n'est pas la moitié de 2 relous (on atteint tranquille le bon relou et demi quand on s'y met), et on veut un reçu et l'assurance que notre prune est considérée comme payée. Mais va faire comprendre ça avec les mains...

Après 10 bonnes minutes de tractations, je craque et pars chercher de l'aide auprès d'un jeune Thaï qui avait le profil de l'english speaker. Rapidement tout se met en place, il nous confirme l'origine de la prune, qu'on va devoir payer au moins 100bats (ce qui fait que je ne comprends rien à ces amendes... c'est ptet comme une négociation, plus tu fais trainer le truc plus le prix descend...) et qu'on va devoir suivre le policier au commissariat pour avoir notre reçu; ce que nous avons fait. Comme d'habitude en Thaïlande : des grands sourires, beaucoup de prévenance... dans un poste de police. Ca nous a fait tout drôle d'ailleurs. 15 minutes plus tard nous ressortons délestés de 100bats et pas mécontents d'avoir réglé ça rapidement.


Enfin rapidement...

Phu Kradung, on aurait dû se douter aussi...

Ah là c'est parti ! Finies les randos de chochottes et les ptites balades en VTT de rien du tout... on attaque un gros morceau : l'ascension de Phu Kradung i.e. le 2ème plus beau parc national de Thaïlande (dixit le Routard). Au programme : 900m de dénivelé sur 5.5km de distance (dont 500m de plat au milieu). Dixit le Routard toujours, ça fait une moyenne de 20% (on n'a pas vérifié... si quelqu'un veut calculer... je pense qu'il trouvera facilement une meilleure façon de s'occuper...), mais je sais pas trop si ça vous parle comme données.


Pour ce qui est de l'impression quand on le monte, ben c'est assez violent, surtout qu'on porte sur nos épaules un sac conséquent permettant de tenir une nuit là haut (matériel de camping non compris). Certaines sections sont faites de pseudos escaliers en roche, et sur le dernier tronçon d'1,3km (le plus pentu), il y a carrément des escaliers métalliques dont l'inclinaison n'est pas sans évoquée sa proche cousine l'échelle.

Il nous faut 3heures d'efforts et de pauses banane-chocolat (des petites bananes « finger » trop bonnes ! Surtout avec du chocolat !! Ca donne envie de faire de longs et pénibles efforts juste pour ça ! Christèle rend le clavier à Pascal !). Reprenons, il nous faut 3heures d'efforts pour en venir à bout et arriver sur un paysage pas banal vu le contexte : un plateau plat de chez plat ! On dirait carrément qu'une force supérieure de la nature est arrivée et a coupé bien net bien horizontal le sommet du mont. En plus, alors que sur le dernier kilomètre la végétation était luxuriante, c'est une pinède qui se présente à nous. A vrai dire c'est plutôt pas mal puisqu'il reste encore 3.5km de marche pour rejoindre le campement et les restos. La faim est un excellent moteur et c'est en moins de 45min que nous parcourons le reste de notre chemin, pas peu fiers de notre ascension !




Une fois rassasiés, nous partons pour une petite boucle de 8km de plat à la recherche de « tapis de fleurs » avec une mare en point de mire. A peine partis, un grand bruit sourd s'élève : il s'agit du galop d'un cerf qui jaillit du bas-côté à 10m de nous et s'enfuit dans la forêt. Impressionnant !
C'est avec déception (enfin surtout Cricri moi franchement les fleurs...) que nous découvrons un paysage à tendance très verte, parsemé de quelques fleurs en bordure de route,... mais point de tapis ! La végétation n'en est pas moins magnifique et a quelques allures de savane africaine.


Là, la lutte commence pour nous. On est partagé entre l'envie de faire demi-tour et rentrer broucouille en ce qui concerne les tapis ou persévérer toujours un peu plus loin, juste au cas où. Plus nous avançons et plus nos pas sont lourds. Parfois même nous trébuchons. Nos cuisses sont fatiguées et nos pieds usés. Nous finissons par abdiquer. Nous dépassons à peine cette mare qui sera notre oasis de repos et l'occasion d'assister à un nouveau coucher de soleil absolument magnifique (du orange, du rose, du violet !).



Le chemin du retour est fait le plus vite possible. Nous sommes comme portés par l'énergie du désespoir.

Un campement désert, rien à y faire et une journée de rando éreintante nous mettent au lit à 21h, ce qui ne m'était plus arrivé depuis octobre 84. Enfin nous mettre au lit... l'expression est assez inexacte puisque nous n'avons pas de lits, pas de matelas non plus. Un tapis de sol peut-être ? Mais non malheureux, ici c'est le camping le vrai, le pur le dur! Celui où on se douche à l'eau froide avec une grenouille et des fourmis volantes (véridique). Ici on dort à même le sol et on remercie de ne pas avoir de racine dans le dos. Et pour bien rappeler qu'ici c'est un parc naturel, j'ai même eu le droit à la visite d'un faon qui est venu brouter à côté de la tente (et même la renifler un peu) pendant que Cricri prenait sa douche.

11h plus tard nous nous levons en plutôt bonne forme compte tenu des événements. Ca tombe bien puisque le programme est certes allégé par rapport à la veille, mais nous avons tout de même 9km à faire, avec surtout la re-descente de ce qu'on a grimpé la veille.


On l'a crainte cette descente, on s'était préparé mentalement à passer un moment pas forcément agréable. Le peu que l'on puisse dire c'est qu'on s'est pas trompé. La fatigue musculaire est bien là : nos cuisses tremblent à chaque pas ce qui ne nous met pas dans un climat de confiance. Au bout de 2 heures, le genou de Cricri nous lâche, à 4km de l'arrivée. Plus possible de plier la jambe, ce qui représente un certain handicap pour l'activité physique demandée. Les derniers kilomètres sont un calvaire, la chaleur se fait de plus en plus présente à mesure que l'altitude faiblit (bliiiiiiii). Nos muscles sont de plus en plus raides. Bref on en a MARRE !
On finit tout de même par en voir le terme au bout de 4h d'efforts, complètement à bout de force aussi bien physiquement que mentalement.

Des douches nous attendent en bas qui nous apporterons une première dose de réconfort et de bien être (accompagnée de cet énooooorme soulagement au moment où nous enlevons nos chaussures et chaussettes pour laisser nos doigts de pieds reprendre en peu l'air et de la distance entre eux).

Au final nous aurons parcouru 26km et 1800m de dénivelé en l'espace de 28heures. Beaucoup trop pour nos organismes qui vont mettre plusieurs jours à s'en remettre.

Donc voilà, c'est décidé, on retourne au Laos et on GLANDE !

dimanche 14 mars 2010

Phu Rua, la Montagne Pagode

Lever très matinal aujourd'hui. Nous sommes à une grosse heure de route du parc et nous voulons éviter de marcher sous le cagnard. Autant le dire tout de suite, on s'est raté, et on s'est levé tôt pour rien. Il est 11h lorsque nous partons du visitor's center désert pour une petite ballade de 5km qui nous amène au sommet de la « montagne pagode » (traduction de Phu Rua). C'est peu mais bon on va pas se cramer non plus, on aura du pain sur la planche demain.








Oula mais ça fait un post super court là!
Je vais donc en profiter pour vous raconter notre première vraie rencontre avec un Gecko. Pour le moment on n'avait fait que les entendre et franchement on savait pas trop à quoi ça ressemblait.
Nous sommes donc tranquilou en train de contempler le paysage accoudés à une balustrade, avec un petit kiosque 3m derrière nous. Tout à coup, résonnant très fort, le bruit reconnaissable du Gecko qui se recharge. Ouh pinaise il est pas loin! 3 « Gecko » plus tard, le doute n'est plus possible, il est dans la charpente du kiosque. J'attrape l'appareil et hop dans la boîte. Et voilà, ça ressemble à ça:



Qui en veut un?

samedi 13 mars 2010

Thaïlande, Acte 2

On y avait goûté en visitant le parc national de Khao Yai, et on doit avouer qu'on avait comme un sentiment de trop peu. On avait même dû, avec quelques regrets lors de notre précédent passage, couper tout droit pour remonter dans le nord-ouest, laissant derrière nous deux des plus jolis parcs naturels du pays. La nature Thaïlandaise mérite définitivement le détour.

Nous sommes à Vientiane et nous avons deux options:
  • prendre le bus pour Paksé, 10h de trajet et impasse sur la nature Thaïlandaïse. (bouuuh)
  • traverser le Mékong, louer une voiture à Udon Thani, longer le fleuve sur ses 100 plus jolis kilomètres, se promener à Phu Rua, crapahuter à Phu Kradung, rendre la voiture à Khon Khaen et retourner au Laos en bus par Ubon Ratchathani. (pour y comprendre quelque chose, se référer à la carte interactive à gauche) (Ouééééé !).

La deuxième option a plus de gueule quand même hein? Et comme on n'est pas complètement débile c'est celle qu'on a choisi !

Nous voilà donc repartis on the road again, au volant de la dernière voiture disponible à l'agence alors qu'on s'est pointé sans réserver, histoire de bien renforcer le fait qu'on a quelques spaghetti qui sortent du caleçon (enfin celui de Pascal). Rien ne peut nous arrêter ! Pas même le fait que visiblement, dans cette région, ils ne parlent pas un mot d'anglais. Il y a pourtant tout pour le tourisme, les guesthouses sont pleines et les restos nombreux. Mais ici comme sur la route des citadelles Khmères, le tourisme est local et on passe un peu pour des ovnis.

Premier objectif: longer le Mékong.
Après une nuit à Nong Khai, petite ville frontalière à l'intérêt très limité - ben oui un marché de nuit sans rôti (=crêpe) chocolat banane ça frôle l'inutilité - nous partons pour Chiang Khan pour le fameux tronçon de route longeant le Mékong. On aura tout de même fait connaissance avec un gecko, petit animal qui a la particularité d'avoir un petit rituel fort sympathique: toutes les 20 minutes environs, il se recharge par le biais de 2 séries de crouik-crouik-crouik-crouik-crouik, et ensuite « Gecko! Gecko! Gecko! Gecko ! Gecko! Gecko! Gecko ! » (7 fois exactement pour celui de la guesthouse de Nong Khan! On a compté et comparé avec d'autres rencontrés plus tard, c'était le plus balaise !). Et ça dure comme ça pendant des heures... de jour comme de nuit.

Revenons sur la route, qui il est vrai, est magnifique. Le niveau du fleuve a beau être extrêmement bas, fin de saison sèche oblige, les paysages sont saisissants et la végétation présente est encore bien verte (quand pas brûlée pour cause de déboisement). On a même croisé des rizières !

La route serpente, suivant les aléas des reliefs de plus en plus prononcés.

Nous traversons régulièrement des petits villages (si petits que je ne suis même pas sur qu'on puisse vraiment parlé de village... disons des habitations qui longent la route ça et là).

Nous évoluons coincés entre des collines et l'impressionnant lit du fleuve parfois impossible à retrouver au milieux des rochers et des touffes de roseaux.

Ce spectacle étonnant se termine à Chiang Khan où nous passons la nuit.

vendredi 12 mars 2010

Vientiane, pourquoi?

Et non vous n'aurez pas un nouveau joli post avec plein de les photos pour Vientiane. Et pas la peine d'insister, on n'en a pas prises.
Pourquoi?
PARCE QUE C'EST MOISI ! Aucun intérêt. Ah si peut-être, il y a des temples et des marchés qui « il paraît » sont bien. Ben non on n'ira pas, pas envie de rester là.
Pourquoi?
Ben pas envie, on n'a pas eu de chance sur les endroits où nous sommes allés manger (c'était dégueu et pas donné en plus), et les activités proposées étaient de l'ordre de l'arnaque (oui 100$ par personne pour 4h de ballade à aller voir des orchidées en pleine nature c'est abusé).
Bref autant Luang Prabang c'était plein de charme et authentique, autant là nous avons vu une ville assez moche et sans attraits.

Alors puisque c'est comme ça, on se casse!

mardi 9 mars 2010

Vélo tout terrain...

Nous avions boudés les treks de Chiang Mai mais notre envie de découvrir de vrais paysages ruraux et de nous bouger étaient toujours là. Les nombreuses agences de Luang Prabang proposaient moultes treks sous moultes formes (mais sans frite). Nous nous sommes décidés pour un trek d'1 journée en VTT à la découverte de villages voisins. Apparemment une 30aine de km. Niveau requis : medium intermédiaire. Nous colloquons avec Pascal "C'est notre niveau tu penses ?" "Ouais surement. On est jeune et plein de vitalité ! On prend notre Pal tous les matins et on a le poil soyeux. Oui ca ira surement !".

Le matin du trek, nous nous présentons à l'agence. Nous rencontrons alors notre guide : un petit Laos d'une 20aine d'année qui nous apprend bien vite qu'il revient de 3 jours de kayak et qu'il a un peu fait la fête la veille. Tranquille. Il est en jean et veste. Je relève ces petits détails comme des indicateurs réconfortants sur le niveau de difficulté de la balade.


Nous enjambons (enjambons ? Enjambonnaux ? Je sais jamais) nos VTT prêts à partir à l'aventure. Nous rejoingnons un bac qui nous fait travserser le Mékong. Nous y rencontrons notre 1er coup de coeur de la journée : un chiot tout mignon tout maladroit complétement craquant et adorable.

On aurait pu rester là des heures avec lui mais le guide nous rappelle à la réalité : on a traversé et maintenant c'est l'heure de faire du ViTiTi baby !



Immédiatement, je me prends une grosse claque. La sortie du bac se fait par une côté longue et très pentue et je ne suis pas sur les bons plateau/vitesse. Pascal et notre guide montent montent montent mais je sens le souffle me manquer, les cuisses me bruler. Non il faut que je tienne c'est trop la honte ! On vient juste de commencer !! Alleeez... ba non. Pied à terre. 1er échec je n'ai pas pu tenir. Pascal et le guide m'attendent tranquillou en haut de la méga pente de la mort. Je me rends alors compte qu'en fait, on est plus ou moins en montagne ici. OK c'est pas les Alpes mais c'est bien de la montagne. Ca va forcément être dur.


Bon je remonte sur mon vélo et nous repartons. Il faudra bien que j'y arrive de toute façon. Pour vous donner une idée générale de la route c'était : chemin de terre + cailloux et soit ca monte soit ca descend mais c'est JAMAIS plat. Le tout dans des paysages magnifiques : des forêts, des rizières asséchées ou vertes, des villages, des buffles, des cochons, des poules, des courts d'eau. Magnifique vraiment !



J'en profite bien que je galère sévère. Côte après côte, les mêmes scénes se répètent : Pascal et le guide devant qui papoptent sans discontinuer pendant que je lutte pour ne pas être trop à la traine. Je les écoute quand j'ai rattrapé mon retard mais faute d'avoir du souffle en rab, je ne prend pas part à la conversation :
Le guide : "J'aime beaucoup le football. L'Espagne a super bien joué."
Pascal : "Oui il méritaient de gagner..."
... ca monte, quand je reviens à niveau :
Le guide : "... ils conduisent à gauche en Thaïlande."
Pascal : "Oui j'ai conduit là-bas d'ailleurs en fait ca va..."
... une petite côté, je reviens vite à leur niveau :
Le guide : "Je crois qu'ils conduisent à gauche en Angleterre aussi."
Pascal : "Oui et aussi en Australie, au Japon, en ..."
Oups une côte. Je les rejoins de nouveau :
Le guide : "... et c'était en plein milieu de la route."
Pascal : "Noooon ! Si on croise un cobra je veux même pas essayer de lutter, je préfère faire demi-tour".
Et ca remonte... et ca redescend :
Le guide : "En pleine saison je travaille 7 jours sur 7 ! La c'est plus calme, c'est seulement 5 jours par semaine".
"Décidément cette sortie a l'air bonne ambiance. C'est dommage que je ne puiss pas me joindre à eux" songeais-je alors.
Le guide : "Et vous savez que certaines familles viennent avec des enfants de 6 ans pour faire ces treks à VTT. Je leur demande vous pensez que ca va aller et ils me disent oui oui c'est bon on est habitué".
Des enfants de 6 ans ! Bon là c'est trop la honte... Note pour plus tard, reprendre le sport !


Nous avons ainsi mouliné pendant 5h entre papote et émerveillement pour les paysages alentours. On a vraiment eu l'impression de voir un visage authentique de la campagne Lao. Les villages par lesquels nous sommes passés n'étaient pas aménagés pour les touristes. Les enfants que nous avons croisés étaient tout simplement amusés de nous voir et nous lançaient des "Sabaaï dii, Sabaaï dii !" (bonjour en lao) sans discontinuer juste pour le plaisir, sans rien attendre d'autre en retour qu'un autre "Sabaaï dii". Et les animaux... des animaux partout en liberté et en famille : des portées de cochons tout noir, des portées de poussins, des familles de buffles, des chiots, .... Nous avons même croisé, à la toute fin de notre ballade, cet éléphant.



Pas là pour les touristes lui non plus mais pour transporter de lourdes charges d'après les commentaires de notre guide.

Finalement la balade touche à sa fin. Le guide nous propose un dernier détour d'1h si ca nous intéresse mais nous n'en pouvons plus Pascal et moi. Nous reprenons donc un bac pour le retour. Nous avons la chance de retomber sur le petit chiot du matin accompagné de sa maman qui nous amusera encore le temps de la traversée.

On aura bien souffert (moi plus que les autres ;'( ) mais ça en valait tellement la peine !