samedi 31 juillet 2010

La Paz, en bas dans la montagne

On avait déjà pris un bus de nuit au Chili, alors on savait que même si on passait pas une super nuit, ça permettait de gagner du temps (et accessoirement de l'argent). Donc c'est assez confiants que nous décidons de voyager de nuit pour rattraper un peu de temps perdu à contourner le blocus routier de Potosi en faisant escale à Cochabamba.

On a un peu déchanté en arrivant sur le quai de notre bus « semi-cama » (dans lequel les sièges sont assez inclinables pour dormir). Je m'attendais pas au standing du Chili, mais quand même, on a droit à une belle épave, en revanche il faut avouer, les sièges s'inclinent pour de vrai. En fait ce qui va beaucoup moins, c'est la route... Apparemment, le goudron c'est pour les cons. On a donc eu droit à 8h de piste en terre de montagne, entre les montagnes russes et le trampoline, avec des vrais bruits d'explosions de moteurs pour pimenter le tout.

C'est finalement vers 12h (et oui on a enchaîné direct avec un bus pour La Paz à Cochabamba à 5h du mat) que nous arrivons aux abords de La Paz, où il semble régner une atmosphère particulière. Alors que nous nous trouvons en périphérie, on voit des danseuses et des fanfares en pleine répétition. Un petit coup d'oeil dans le routard nous indique que fin-juillet début août se déroule le carnaval universitaire dans la capitale. Et on est le ? Samedi 31 juillet... Ah c'est donc ça !

Mais avant d'attaquer les festivités, on se doit d'évoquer la topologie pour le moins unique de cette ville. La Paz a beau être la capitale la plus haute du monde, le centre ville se trouve au fond d'une cuvette et on y accède par les bords et les pentes s'apparentent parfois à des falaises. La vue est saisissante :


L'arrivée au centre ville se fait au milieu des défilés de troupes folkloriques et c'est chargés de nos gros sacs à dos que nous traversons la fête. Nouvelle galère évitée: malgré le festival, nous trouvons une chambre dans le premier hôtel que nous avions choisi. Ouf, mission accomplie, nous allons pouvoir manger, nous promener pour profiter du carnaval, et enfin DORMIR!


On va profiter de notre proximité avec le marché artisanal pour faire une petite balade digestive après notre repas. Sur les étales, les grands classiques des marchés folkloriques: lainages, poteries, sculptures en bois, instruments de musique, foetus de lama, pierres noires aux motifs étranges.






Euh mais on est où là tu peux regarder le guide? Ah ok, en plein milieu du marché traditionnel, on a le droit au marché de magie noire. C'est clair ça surprend, même si c'est fait tellement naturellement qu'on aurait presque pu passer devant les étales sans s'en rendre compte.

La nuit commence à prendre place, c'est bon là on peut aller se pieuter !

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vendredi 30 juillet 2010

La Sucrée, Bolivie

Y veut un su-Sucre ?

Nous avons quitté Potosi (à temps !) et sommes partis pour Sucre la blanca surnommée ainsi pour ses nombreux bâtiments blancs de blancs.


On arrive à notre hôtel et on sent déjà qu'on va se plaire ! Jolie chambre en hauteur qui nous offre à la tombée de la nuit de beaux couchers de soleil sur la ville, eau chaude, joli jardin, et surtout, 2 chatons en fin de sevrage dignes d'une pub whiskas que nous prendrons beaucoup de plaisir à observer, emmerder et prendre en photo.


En plus, une première exploration rapide de la ville nous permet de repérer un super chocolatier qui sera notre fournisseur pour les goûters des jours à venir.

Oui... d'accord... ok... on va vous parler de la ville un peu. Sucre c'est une ville plutôt blanche donc, au milieu des montagnes,


au marché fort vivant



à l'ambiance tranquilloute


et dans laquelle on trouve de nombreux musées.

On en a visité quelques uns (une fois n'est pas coutume) dont le musée del Arte Indigena. Ce dernier présente les tribus locales et leur culture à travers l'histoire du textile. On commence la visite sans explications et franchement... je n'arrive pas à m'enthousiasmer... c'est du tissu quoi ! Sentant qu'on doit rater un truc on reprend, avec un dépliant en français. Ah oui là d'accord, c'est beaucoup mieux ! On apprend à reconnaître les différentes cultures en fonction des motifs et des couleurs et on distingue les différents villages en fonction des styles vestimentaires. C'est tout de suite plus parlant ! Intéressant vraiment.

Parlant vêtement, on n'a pas encore pris le temps de vous parler des Boliviennes et de leur style si caractéristique. Beaucoup d'entre elles portent des sortes de chapeaux généralement melon et généralement noirs, des châles colorés sous lesquelles se trouvent un tablier et des jupes bouffantes. En guise de sac, elles utilisent des pans de tissu très couleurs locales qu'elles chargent et plis savamment avant de se les attacher autour des épaules. Perso je trouve qu'elles ont trop la classe !








On a bien pris notre temps et on est resté 3 jours ici à profiter de la ville.

Prochaine étape : La Paz ! Avec un petit détour par Cochabamba pour éviter le blocus de Potosi. On vous retrouve là bas ?

lundi 26 juillet 2010

Et tous mes Potosi !

Après plus de deux semaines de froid, nous décidons de retrouver les régions plus clémentes avec comme première étape Potosi. Pour l'histoire, cette ville ne doit son existence que par la présence d'une gigantesque mine d'argent dans les profondeurs du Cerro Rico, montagne sur laquelle elle est bâtie. Au XVIIIème siècle, c'était une ville plus riche et plus importante que Paris.

Aujourd'hui c'est loin d'être encore le cas puisque presque tout a été exploité et que seuls quelques derniers mineurs continuent de creuser. La visite de la mine est l'attraction n°1, mais nous avons décidé de ne pas la faire. Bah oui on est comme ça nous, on a boycotté ! Aller voir les conditions misérables des mineurs en tant que touriste qui mange sa barbe à papa de l'autre côté du grillage, ça ne nous correspond pas.

En plus on s'est dit qu'on ne resterait ici qu'une fin d'aprem, les autres points d'intérêts étant des musées qui ne nous disaient rien a priori et que selon nos critères, Sucre était plus prometteuse.

Revenons donc à notre visite de courte durée. Nous nous contentons donc du centre ville, qui est pour le moins animé. Je ne sais pas si c'est la proximité du marché central ou si c'est l'heure de la sortie des travailleurs (ou les deux), mais il n'y a pas assez de place sur les trottoirs et comme le surplus marche sur la route, ça klaxonne dans tous les sens. Après le sud-Lipez et le Salar d'Uyuni, le retour à la civilisation est violent ! Mais pas désagréable pour autant.

Allez c'est parti pour la visite guidée!

La place centrale (en pleine rénovation, dommage !)


La estatue de la libertad


Un graph local


Une jolie église


Un musée


Et pour finir, les bus japonais ! Hein ? Oui on s'est pas rendu compte dans un premier temps et puis on a fini par s'apercevoir que leurs « collectivos » (mini bus collectifs qui desservent la ville) avaiten une tête qui nous était familière : étroits et hauts ce qui leur donne un aspect carré vu de l'avant, et écrits en japonais dessus. Mais c'est bien sur ! On a vu les mêmes au Japon mais en neuf ! On a trouvé où les véhicules japonais finissent leur vie.

Bon c'est pas tout ça mais il fait faim, et ce soir on a décidé de se faire plaisir avec un resto dans la catégorie « plus chic » du guide. Cadre très joli, service attentionné et cuisine très sympa, le tout pour la modique somme de 100 bolivianos, soit 10€. A ce prix là, je suis sûr que tous mes potes iront.

Petite info amusante pour conclure ce post : on ne le savait pas encore mais notre décision de ne pas nous éterniser à Potosi allait être une des meilleures qu'on pouvait prendre ! En effet, 1 ou 2 jours plus tard, la ville a connu un blocus des transports routiers qui allait se prolonger pendant plusieurs semaines. La crise s'est même intensifiée au point qu'on recommande aux ressortissants Français de ne pas quitter leur chambre d'hôtel. Nice ! Et hop ! 2è galères évitées sans faire exprès !

dimanche 25 juillet 2010

Tour Sud Lipez et salar d'Uyuni Jour 4: les galères euh... l'aventure est finie ? déjà?

Aujourd'hui est le dernier jour de notre excursion, aujourd'hui c'est le salar d'Uyuni ! On se lève tôt pour assister au lever du soleil sur le salar. Enfin c'était le plan parce que finalement notre chauffeur nous a réveillé 30min en retard et 30min, pour ne pas rater un lever de soleil, c'est critique ! Il nous met bien la pression pour partir vite mais bon... comment lui faire comprendre que c'est pas trop notre intérêt de rater le lever du soleil et qu'on fait aussi vite qu'on peut ?

Bref on finit quand même par décoller et à défaut de le voir sur l'île Inca Wasi comme prévu, on le voit du 4x4... qui roule. Visiblement notre chauffeur a décidé de ne plus faire d'arrêts en dehors de ce qui est strictement prévu. Et de notre côté on insiste pas trop non plus... plus trop confiance dans la capacité du véhicule à redémarrer. Le spectacle reste de toute façon magnifique. Le salar au levé du soleil se teinte de rose pour ce qui est éclairé et de bleu pour l'ombre. Ca donne un paysage vraiment chouette.


Nous arrivons finalement à l'île Inca Wasi. En fait dans le salar on appelle « îles » des monticules de terre ou pierre qui sortent d'un sol de sel comme le feraient effectivement une île dans l'océan.



On se balade parmi les cactus dont certains, nous dit on, ont plus de 1000 ans ! On grimpe un peu et on atteint rapidement le sommet. De là haut, on a une jolie vue sur le salar toujours dans une lumière douce et rosée de soleil levant.


Et le salar dans tout ça ? Bah on le traverse oui oui mais surtout... surtout.... SURTOUT ! On fait les cons avec nos appareils photos. On savait pas que c'était ça tout l'intérêt du salar mais on a vite compris en voyant faire les autres et on s'est lancé. Et ça donne ça :


Voilà, fini le tour ! Pas de problèmes techniques pour aujourd'hui ! Il faut dire que le terrain ne présente aucune difficulté, surtout par temps clair. Notre chauffeur nous dépose à la ville zappant au passage la dernière visite normalement prévue sans qu'on s'en rende compte.
« Au revoir ! Merci d'être venus ! N'hésitez pas à recommander Tupiza Tour à vos amis !! »
Heu... bah... en fait non on va s'abstenir. Pour un tour parmi les plus chers du marché on n'a pas trop eu l'impression d'avoir le véhicule de qualité qui va avec. Non vraiment on recommandera pas... Par contre Sud Lipez et le salar d'Uyuni, ca on recommande vraiment. Ca aura été 4 jours de paysages tous plus beaux et impressionnants les uns que les autres !

Nous arrivons à Uyuni et la vue de la ville est... glauquissime ! On n'a qu'une envie c'est d'enchaîner direct et de partir pour Potosi qui est notre prochaine étape. On cherche on cherche on cherche mais aucun bus ne part avant 18h ce qui fait arriver vers 2h du mat. Ca sent déjà la galère. On essaie de passer quelques coups de fils pour réserver un hôtel... sans résultats. Ca sent vraiment la galère. On décide de pas se compliquer la vie et de passer une nuit ici.

On découvre alors le 2nd et vrai visage d'Uyuni. En fait il y a un centre et un marché et de la vie ! C'est pas si mal finalement. Enfin pour une nuit hein, on se voit pas rester visiter non plus.

Petite info amusante : vous vous souvenez qu'on n'a pas pu prendre le train à la frontière à cause d'une panne de courant ? En fait, la coupure a aussi eu lieu à Uyuni. Du coup pas de pompes à essence. Du coup, pas de départs pour le salar. On a rencontré une petite Française qui est restée coincée comme ça pendant 2 jours dans une ville sans courant à attendre son excursion. C'est une des nombreuses galères auxquelles nous échapperons au cours de notre séjour en Bolivie comme des gros veinards que nous sommes !

samedi 24 juillet 2010

Tour Sud Lipez et salar d'Uyuni Jour 3: les galères euh... l'aventure continue !

Ce matin c'est la fête ! Non seulement on a plutôt bien dormi, mais en plus au petit déj il y a des pancakes ! Gavage!

Allez on traîne pas, on a le retard d'hier à rattraper. Tout d'abord, la Laguna Colorada, dont les tons rosés sont dus aux flamands qui déteignent dans l'eau. (Il se fout de notre gueule là hein? Autant d'habitude c'est fait avec finesse, autant là il se fout ouvertement de notre gueule. Non mais là j'en ai marre, j'arrête de lire !)


A partir de maintenant, nous redescendons en altitude, et les paysages changent. Nous nous retrouvons donc au beau milieu d'un désert de sable où des arbres en pierre poussent sous l'effet de la tektonik.


Une petite heure plus tard, nous arrivons à une série de lagunes partiellement gelées et partiellement habitées par des flamands gris. Il paraît qu'une fois qu'il ont déteint dans la laguna colorada, ils se font chasser par leurs congénères et terminent leur jours ici. La preuve en image:


Mais naan je déconne! Non seulement vous continuez à me lire, mais en plus vous me croyez...

Ici aussi il y a des flamands roses. En fait leur exil n'est que temporaire et dès qu'ils retrouvent des couleurs, ils ont le droit de revenir à la laguna colorada.



Et oui la vie est dure pour les flamands, et comme nous on s'en tape, on fait des glissades sur la banquise :


Une rencontre avec zorro, qui n'est plus ce que qu'il était depuis qu'il a perdu son masque, et un bon déjeuner plus tard, nous repartons arpenter l'altiplano.


Et non raté. Le moteur refait des siennes et là pas qu'un peu. Il faudra l'assistance technique d'une bonne demie-douzaine de 4x4 passant par là, de deux grosses heures de réparation au scotch, au fil électrique, pour faire redémarrer notre véhicule. Et là plus question d'arrêts de complaisance; tout se fera par la vitre du 4x4.

Donc à partir de maintenant, plus d'informations croustillantes sur la visite, je ne suis plus en mesure de vous instruire, je me contenterai de photos mal cadrées ou floues (voire les deux)



Cette nuit, nous la passons dans un hôtel entièrement confectionné de sel (sauf la salle d'eau). En plus petite cerise sur le gâteau (aux cerises), c 'est chauffé !


On va pouvoir bien récupérer de nos émotions, demain c'est le Salar, le vrai !

vendredi 23 juillet 2010

Tour Sud Lipez et salar d'Uyuni Jour 2: les galères euh... l'aventure commence !

Réveil avant l'aube après une mauvaise nuit de l'avis de tous. On n'a pas trop souffert du froid mais l'altitude n'est pas facile à gérer. Maux de tête dès qu'on s'allonge, réveil en sursaut avec la sensation d'étouffer, difficultés à digérer... chacun son ptit bobo mais en gros, personne n'a vraiment réussi à dormir.

On se motive quand même et on se prépare vite pour ne pas prendre de retard sur le programme du chauffeur. Départ du 4x4 prévu à 6h. C'est bon, on est à peu près dans les temps. On a chargé nos affaires, et c'est par... ah ba non, on a un pneu crevé. Tout seul comme ça ! Tiens c'est celui sur lequel j'avais parié hier ! Bien joué Cricri !

30 minutes et 1 nouveau pneu plus tard et c'est le départ ! Notre 1ère destination est le village fantôme de San Antonio de Lipez. Notre chauffeur nous explique que le village a été déserté par ses habitants car hanté. Comment ça hanté ? Beaucoup de morts apparemment... C'est bonne ambiance ! En tout cas, le village au lever du soleil n'est pas sans charme.

On repart et nous traversons des paysages qui nous rappellent ceux de l'altiplano chilien que nous avions visité à San Pedro : des montagnes élevées arborant une végétation rase faite principalement d'herbes jaunes et drues que les lamas et les vicuñas goûtent tant. On traverse d'ailleurs de nombreux élevages de lamas à pompons. Un vrai bonheur...


Et de temps en temps, des lits de rivières plus ou moins gelés et de temps et temps, des particulièrement difficiles à passer. On dirait que c'est pas le jour pour notre chauffeur, après le pneu crevé de ce matin, il a enlisé son 4x4 dans un cours d'eau pas si gelé que ça dont la glace a rompu sous le poids du véhicule. Après de nombreux essais pour aller en avant ou en arrière, tous infructueux, nous sommes tous mis à contributions !

Chauffeurs, cuisinières et passagers aident comme ils peuvent : on va chercher des caillasses pour les disposer dans l'eau et tenter de donner un sol digne de ce nom au 4x4, on pousse, on tire avec un autre véhicule relié au notre par une corde métallique d'à peine 1,5cm de diamètre … Tout ça combiné fini par fonctionner. Hourraaaa !!! Vive le chauffeur ! Bon bah c'est marrant tout ça (mais oui c'est très marrant !), c'est l'aventure, ça ajoute du piquant. On est reparti !

Pas longtemps, parce que rebelote, nouveau cours d'eau, nouvelle problématique et... wouhou c'est passé! Enfin en trichant parce que tout le monde était sorti du 4x4 avant le franchissement périlleux. Certains sont moins chanceux que nous.

Nous passons la matinée à traverser des rivières au milieu de l'altiplano. C'est sympa, ça permet de sortir prendre des jolies photos et de se dégourdir les pattes.

Nous arrivons dans un nouveau village un peu glauque dans lequel les deux chauffeurs décident de faire une halte technique. Et pas une petite... 1h30 à réparer notre roue crevée et bidouiller les moteurs. Hééé mais il allait bien le moteur, pourquoi t'y touche ??

Nous repartons pour faire notre halte déjeuner dans un cadre un peu plus séduisant:

Heureusement, nous devrions être plus tranquilles cet aprem puisque s'en est terminé des rivières gelées. Nous profitons donc pleinement de la suite du programme, un peu en accéléré mais pour le moment ça va.

Pourquoi pour le moment ? Et bien tout bêtement parce qu'en plein milieu d'un lac salé, le moteur de notre 4x4 s'est arrêté. Pas un bruit suspect, pas une odeur bizarre, rien du tout. Oula mais ça pue ça !

Une bonne demie heure plus tard, nous repartons, mais là plus question de suivre le programme initial. Tant pis, nous ne nous baignerons pas dans des sources d'eau chaude à 35°C. Mais franchement, après avoir expérimenté à El Tatio et vue la température extérieure et le vent glacial, ça me fait pas plus de peine que ça. Et hop du temps de gagné !


Allez on traine pas, direction la Laguna verde, précédée du désert de Dali:

En temps normal, la lagune est d'un vert beaucoup plus vif que ça, mais le vent crée de la houle et les vaguelettes font pâlir la couleur à la surface. Petit détail culturel, juste derrière la montagne que vous pouvez apercevoir au fond se trouve le Chili et à moins de 100km à vol d'oiseau, on est à San Pedro de Atacama. Ah ben ça valait de coup de faire autant de kilomètres pour arriver là ! Ben oui ça valait le coup, quelle question !

Dernière étape sur notre route vers notre auberge, les geysers « Sol de Mañana ». Wooohh c'est joli comme nom. Eh mais tu crois qu'ils seront là, c'est un peu tard maintenant... (oui parce que mañana ça veut aussi dire matin en espagnol). Non je rends pas le clavier, elle est bien ma vanne ! Dans notre retard, nous arrivons sur le site au coucher du soleil, un bon moment puisque la température ambiante chute et que ça renforce la fumée des geysers. De plus, la lumière rasante donne des jolies effets.

Allez c'est bon, notre calvaire est terminé, nous sommes arrivés. Euhhh pourquoi on ne nous dit pas de sortir du 4x4? Comment ça c'est plein? Non mais autant mes blagues sont drôles, autant celle qui consiste à nous faire passer une nuit dont la température extérieure est annoncée à -20°C dans un 4x4 me fait pas marrer. Je vais peut-être vous gâcher le suspens, mais une petite heure à attendre plus tard, nous voilà relogés 50m plus loin. Enfin je dis une petite heure, mais on l'a plutôt vécu comme un gros ¾ d'heure.

Tout est (à peu près) bien qui finit (un peu moins mais quand même) bien. On va essayer de passer une nuit correcte et demain est un nouveau jour, les emmerdes seront pour les autres !

Ben oui ya pas de raisons !

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jeudi 22 juillet 2010

Tour Sud Lipez et salar d'Uyuni Jour 1: départ de Tupiza

Pour ceux qui ne connaissent pas, petite intro : Uyuni, en Bolivie, est connue pour son magnifique salar de 12500km². Le Salar d'Uyuni c'est un peu l'incontournable du pays.

Si on y ajoute le Sud Lipez, région à l'extrème sud-ouest de la Bolivie qui se trouve juste en dessous du salar, on obtient un tour de 3 jours 4 nuits plein de magnifiques paysages, d'aventures et de rebondissements.

Allez c'est parti pour le 1er jour ! Il faut vous dire qu'on part avec Tupiza tour, qui, parmi la multitude d'agences qui proposent ce tour, est celle qui paraît globalement la plus fiable. Fiable dans le contexte de ce tour ça veut dire que les chauffeurs doivent assurer (et donc avoir des notions d'orientation et de mécanique) et surtout que les véhicules doivent être en plutôt bon état i.e. ne devraient pas craindre plus d'1 ou 2 crevaisons.

On quitte notre ville de départ, Tupiza (ah c'était pour ça le nom de l'agence?), avec 3 autres 4x4. Nous partageons notre véhicule avec 2 autres Français : Guillemette et Bastien, rencontrés dans le bus hier. Très rapidement, ça grimpe et très rapidement, le paysage s'impose à nous. On se rend compte qu'on va en prendre plein les yeux pendant 4 jours parce que là, c'est la partie la moins connue et la moins impressionnante du tour est c'est déjà énorme !

On finit par arriver sur un petit plateau et nous faisons une halte dans un village. On est tellement loin de tout ici qu'on se demande un peu à quoi peu ressembler la vie des locaux. Rien à voir avec la notre en tout cas, c'est sur !

Le village est désert et seul un petit groupe d'enfant l'égaye de leurs jeux. Celui qui semble avoir leur préférence consiste à se mettre assis sur une bouteille de coca vide en haut d'une butte gelée et de se laisser glisser en bas.

Ca les fait bien rire et nous aussi. Bastien se lance mais la magie n'opère pas si bien. Il ne glisse pas et fini le fut' plein de boue. Visiblement, c'est comme les petits écoliers, ce n'est que pour les enfants !

On repart pour un moment. Le paysage accuse moins de dénivelés mais la conduite n'en est pas moins technique. On passe de nombreux lits de rivières plus ou moins grands et plus ou moins gelés. On se rend compte que notre chauffeur assure pas mal !

Nouvelle pause, déjeuner cette fois. On en profite pour regarder notre 4x4 d'un peu plus près. Tiens, il est bien pourri le pneu arrière gauche. On prend les paris ? Moi je dis qu'il nous lâche demain ! Ok on verra... En attendant, le dernier véhicule de l'agence nous rejoint avec une bonne 30aine de minutes de retard. Ah bah ils ont déjà crevés. Ca commence bien pour eux ! Ils nous raconte qu'ils sont aussi restés coincés dans une rivière et que le câble avec lequel un autre 4x4 a essayé de les tirer de là a cassé. Faut dire que le câble en question n'est pas plus gros que mon doigt... on se demande un peu pourquoi ils n'en prévoient pas de plus solides vue la fréquence de ce type d'incidents. En tout cas, nous pour le moment ça va ! On touche du bois ! Euh vous avez vu du bois dans le coin ?

On termine la journée tranquillement à s'émerveiller des paysages et nous nous arrêtons pour notre 1ère nuit dans un petit village ressemblant à ceux que nous avons déjà croisés.

Première nuit à plus de 4200m d'altitude. Et comme on n'a peur de rien, ben on va se faire une petite balade pour regarder le coucher de soleil du haut de la colline voisine. C'est marrant hein, ça avait pas l'air dur à monter et pourtant on souffle comme des boeufs. Allez courage, on va le voir !

Demain réveil très tôt pour passer un maximum de court d'eau alors qu'ils sont encore à l'état de glace ! Ca promet !!

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