jeudi 27 mai 2010
La grande barrière vue du ciel
En effet, nager parmi des petits poissons et des coraux dans une eau turquoise c'était déjà pas mal (euphémisme) mais on en avait pas assez... (On n'en a jamais assez, vous entendez ? Jamais !) On avait entendu dire que la grande barrière de corail était le seul organisme vivant visible de l'espace et on a eu envie de vérifier. On s'est dit que le mieux était de prendre une navette spatiale.
Alors nous voilà partis à l'accueil du camping où nous logeons pour demander quand décollait la prochaine fusée. Manque de chance, le prochain départ n'est prévu que dans deux semaines alors on doit se rabattre sur le petit aérodrome du coin situé comme par magie à 200m de notre tente. Ils organisent des tours en hydravion au dessus de la grande barrière et des Whitsunday Islands. Bon ok on va prendre ça mais c'est bien parce qu'ils insistent hein !
Nous voilà donc à bord d'un tout petit hydravion pouvant contenir une dizaine de personnes et par chance, il n'y aura que nous et notre pilote (oui parce que la rangée du milieu à un bon mètre du hublot le plus proche doit rendre aigri). Quelques consignes de sécurité et un décollage tranquille plus tard et nous voilà au dessus de la côte en direction du large. Je pourrais utiliser tous les superlatifs du monde pour exprimer ce qu'on a vu et ressenti mais non seulement ça ne rendrait pas justice au spectacle et en plus ça va vous – et surtout me - lourder. Ah ben non tiens j'ai mieux, Cricri va le faire :) Cricriiiii! Viens voir j'ai un truc à te montrer sur le netbook :°
Oui oui me voilou. Alors la grande barrière de corail vue du ciel... On commence par un paysage d'îles verdoyantes sur fond d'océan bleu indigo et sous un ciel bleu plus clair, certes, mais immaculé.
Suivi d'un petit passage à vide (entendre sans îles). Là on n'a plus que du bleu, du bleu et du bleu à perte de vue et un soleil éclatant dans le fond. Ensuite on y arrive... la voilà ! Et c'est parti pour des camaïeux de bleus et de verts délimités entre eux par des bordure vert-marron rappelant un peu les bords d'un huitre. Ces bordures sont en effet aussi fines et découpées que le coquillage. Le tout est immense. Par endroit, les coraux semblent presque en surface et alors c'est tout une étendue marron sur fond bleu qui me fait penser à une carte du monde.
L'hydravion entame ensuite sa descente et nous approchons du niveau de l'océan. Nous apercevons d'abord un spectacle dont nous n'avions pas entendu parlé : par endroit, la barrière s'interrompt très brièvement créant des courants rapides en milieu d'une eau autrement parfaitement tranquille.
Puis nous arrivons en vue de « heart reef ». Heart reef c'est un petit massif de coraux en forme de cœur. Il est tout petit mais bien net au milieu de massifs autrement plus imposant. L'hydravion descend encore un peu plus et s'incline sur le côté pour nous permettre de le voir le mieux possible. C'est magnifique.
Un peu plus bas encore et nous distinguons les vaguelettes à la surface et le fond parfois très proche. On se rend alors compte de la transparence de l'eau. Ce paysage a décidément quelque chose d'idyllique !
Puis arrive le moment du « touch and go ». L'hydravion descend descend descend jusqu'à se poser à la surface. On continue d'avancer ce qui crée une trainée dans l'eau (suffisamment loin des coraux ne vous inquiétez pas !). On reste ainsi à la surface une bonne 30aine de seconde et l'hydravion redécolle en douceur et regagne de l'altitude. Nous voilà sur le chemin du retour.
Nous arrivons ensuite sur une plage peu commune qu'on voit également souvent dans les guides d'Australie : un courant d'eau serpente au milieu d'un banc de sable dessinant un jeu de formes et de couleurs étonnant.
Nous voyons de nouvelles îles dont certaines semblent avoir été converties en resort de luxe pour touristes fortunés.
Voilà, notre tour est terminé, une heure ça passe vite vu du ciel. Bon bah on regrette pas la navette finalement. L'était bien agréable cet hydravion ! On en a pris plein les yeux et nous voilà tous étrangement fatigués. Encore une journée inoubliable !
Lien vers l'album Picasa
mardi 25 mai 2010
Magnetic Island
Aujourd'hui nous nous rendons sur Magnetic Island, réputée pour se nombreux kolalas. On a eu un départ un peu difficile : on avait beaucoup roulé la veille du coup réveil tard, suivi de 50min d'attente à l'embarcadère du fait d'une malencontreuse non synchronisation avec les ferrys. On est finalement arrivé vers 12h. Dommage car l'île est pleine de charme et on sent que le temps va nous manquer mais qu'y pouvons nous... comme le dises avec beaucoup de justesse les Fatals Picards : c'est la vie cuicui.
Arrivés sur l'île nous louons un Moke : c'est un peu comme une voiture d'auto-tamponneuse améliorée qui peut trimballer 4 personnes sans avoir besoin d'être connectée au filet électrique par la barre verticale.
Remarque du pilote : un moteur de mob, une boîte de vitesse en carton où les rapports passent quand ils veulent (et quand je les trouve...), et le plus marrant pour finir : des freins inexistants, même debout dessus. Dans cette petite île très vallonnées, c'était réellement très marrant à conduire :)
Rien que pour le Moke, on ne regrette pas d'être venu. On a choisi le modèle décapotable et de rouler comme ça sur les routes de l'île, au ras du bitume, sans toit ni portières et les cheveux au vent... c'est hautement exaltant.
Et nous voilà arpentant cette petite île de long en large au son des « merci chauffeur ! » et « il est vraiment phénoménale lalalalalalaaaalala lalalalalalaaaalala...». On s'arrête de temps en temps explorer une baie, prendre un café ou une bonne glace. L'île semble bien vide. C'est toujours sympa de faire le touriste en dehors des pics saisonniers...
Nous nous rendons à l'est de l'île et décidons de nous engager dans une rando. Il paraît que c'est la meilleure pour spoter des kolalas dans leur milieu naturel. Elle mène également à un post de la seconde guerre mondiale qui offre un point de vue incomparable sur l'île.
Bon bah c'est parti. On marche, on marche, on marche et toujours pas de kolalas. Vue la taille de la forêt je comprend qu'ils aient d'autres choses à faire que de se mettre près des sentiers de randonneurs mais c'est quand même un peu frustrant... Surtout pour les parents qui n'en ont encore jamais vu hors des réserves.
Enfin en voilà ! Kolala spoté ! Bravo la mère pour ton regard d'aigle car on peut dire qu'il s'était bien planqué. J'entreprends même de grimper sur des rochers pour avoir un angle pour le prendre en photo.
Une 20aine de clichés plus tard, nous reprenons la rando. Deuxième kolala en vue. Facile à trouver celui-là grâce au petit attroupement de touriste sous l'arbre dans lequel il avait élu domicile.
Nous en verrons un dernier quelques mètres plus loin qui aura la gentillesse de faire attention à nous, tournant la tête à notre appel.
C'est toujours marrant de voir comme ils ont la tête dans le c**. Ils dorment 19h par jour donc ils viennent toujours plus ou moins de se réveiller et sont toujours plus ou moins en train de se rendormir. Leur vie doit être un énorme rêve.
Nous entamons ensuite l'ascension de la colline menant aux points de vue sur l'île. On ne nous aura pas menti. La vue est imprenable ! Enfin nous on l'a eue mais pour un aviateur Japonais sorti de la seconde guerre mondiale c'est beaucoup moins évident.
Après cette petite balade nous nous rendons sur une des nombreuses plages de l'île. Zermo et moi nous baignons pendant que les hommes admirent le paysage tranquillement sur un banc. A notre sortie de la baignade le soleil se couche nous offrant, une fois de plus, une lumière et une vue superbe.
Bon bah le temps qui nous était imparti nous étant malheureusement compter, il nous faut donc songer à vaquer. Décidément, c'était trop court ! On peut dire qu'elle a un côté attirant cette île ! (magnétic - attirant... humour !)
lundi 24 mai 2010
« Quand les volcans d'Auvergne étaient enfants... »
Bon je dis ça mais je dois avouer qu'en Auvergne c'est pas aussi vert, il fait pas 25°C en plein automne et surtout, les forêts ne sont pas équatoriales.
Nous voici donc dans l'arrière pays de Cairns, aussi appelé « Tablelands », région verdoyante et vallonnée, nappée de « rainforests », où nous passons la journée avant de retourner sur la côte. La cerise sur le gâteau c'est qu'en plus de ces paysages magnifiques, il y a des chutes d'eau.
Petit florilège:
Barron fall la majestueuse
Millaa millaa la paradisiaque
Zillie la sauvage
Ellinjaa la secrète
Bon on en est déjà à 4 chutes alors ce post n'en n'aura pas !
vendredi 21 mai 2010
Live and let dive

jeudi 20 mai 2010
Et avec tout ça, comment qu'on se loge... ?
lundi 17 mai 2010
Kings Cayon
Enfin bon tous les guides en parlent et il paraît que c'est joli alors on va se faire le détour. Un tout petit détour de 500km sur notre route de retour vers Alice Springs. Ça a intérêt à être bien ct'affaire!
Bref on arrive sur les lieux et déjà sur la parking ça s'annonce bien, il fait beau! On se lance donc dans une rando de 6km autour du canyon, qui débute par l'ascension dudit canyon. Je ne sait pas si c'est parce qu'on ne s'attendait pas à grand chose ou si c'est lié à l'effet de surprise (la montée était en aveugle), mais l'arrivée au « sommet » nous a véritablement bluffé. Là où notre inconscient s'attendait à de simples plateaux surplombant la faille, nous nous sommes retrouvés face à ça:
Les traces sur la roche montrent qu'à une époque lointaine, la mer était ici, ce qui laisse assez perplexe compte tenu d'où nous sommes.
dimanche 16 mai 2010
Red Center, Uluru
Ce mont est sacré pour les aborigènes. De nombreuses histoires circulent sur des malédictions tombées sur des touristes peu respectueux de la culture aborigène qui seraient grimpés dessus ou pire, repartis avec une pierre ! Il paraît même que l'office du tourisme local est débordée par les retours des cailloux dérobés renvoyés par les touristes maudits désireux d'échapper au malheur qui s'est abattu sur eux (on remercie Marie pour la petite histoire).
Nous arrivons sur le site avertis et désireux de nous montrer respectueux. Là, petite incompréhension de notre part. A l'arrivée sur le parking, un panneau informatif nous explique qu'effectivement il est interdit de monter sur Uluru par respect du sacré aborigène et pourtant... le site a clairement été aménagé pour permettre aux touristes de grimper. C'est moi ou ça ressemble à de l'hypocrisie ?
Bon ba nous on montera pas en tout cas. On se contentera de faire le tour. C'est déjà 11km de marche, sur du plat d'accord mais en plein cagnard quand même ! Alors qu'est-ce qu'on a vu ? Uluru d'abord ! Majestueux et apparemment lisse quand on le voit de loin.
De près on se rend compte que la roche fait des motifs. Ca semble friable et pourtant non... c'est bien de la grosse roche solide qui ne cède que sous l'action de la pluie, du vent et du temps.
On a vu quelques cavités étranges probablement créées par l'eau il y a fort fort longtemps (ah oui on a oublié de vous dire, Uluru a 600 millions d'années... quand même) et quelques peintures rupestres. La traditions voulait que les peintures ne soient faites que sur la roche et restaurée régulièrement par les aborigènes qui repeignent sur les motifs effacés. Cela ne semble plus être le cas mais on arrive encore à deviner les motifs anciens.
Bon ba voilà on a fait le tour. C'était bien beau mais là on a bien soif et très faim alors on va vous laisser et vous dire à demain !
Lien vers l'album Picasa
