lundi 9 août 2010

En route pour Cusco ! C'est moi où on est abonné aux galères de transports en ce moment ?

Âmes sensibles et empathiques, si vous aviez compati à notre chagrin lors du triste épisode du 18 Juillet avec la perte de notre objectif de reflex, vous risquez d'être de nouveau touché par le chagrin en cet épisode du 08 Août... Nous en tout cas on l'a été !

On était assez fiers de notre gestion des évènements au retour de Taquile : on avait demandé à notre hôtel de nous réserver des billets de bus de nuit pour enchaîner sur Cusco et ne pas perdre ainsi un temps et un argent précieux. A notre retour de l'île, tout est prévu. Nous passerons la soirée à l'hôtel et partirons en taxi à la station de bus à l'heure dite.

Premier petit couac, quand nous récupérons nos billet de bus, nous voyons que le prix a été trafiqué. Visiblement, nos hôtes se sont pris une bonne marge de l'ordre de 50% sur le prix normal du billet. Le trajet n'est toujours pas cher mais quand même, c'est pas hyper agréable comme découverte. Bah oui, le Pérou encore une fois c'est pas la Bolivie ! Les gens sont beaucoup plus souriants alors on se méfie moins mais ils savent mieux comment traire les vaches à lait que nous sommes. Bon, on note pour plus tard : ne pas se sentir trop confiants juste sur la base de l'amabilité des locaux !

Nous prenons nos taxis et nous voilà à la gare. Nous nous préparons à embarquer dans le bus. Là, le mec en charge de vérifier nos billets nous interdit de monter. Apparemment il manque un morceau à nos billets et il remarque comme nous que le prix a été trafiqué. Il nous demande d'où nous tenons nos billets. On lui explique, il nous dit qu'ils ne sont pas valides et que nous devons aller chercher ceux qui nous les ont vendus. C'est les gens de l'hôtel on vient de vous dire monsieur... ils sont à l'hôtel donc... pas à la gare. Trop tard, il est en mode buggé et ne sait plus nous dire autre chose que : « Retournez voir les gens qui vous ont vendu les billets ». Là on est vraiment blasé de notre hôtel. Qu'ils se prennent une com d'accord mais qu'ils découpent une partie du billet parce que, visiblement, il y avait le prix écrit en gros dessus et que du coup on puisse pas monter dans notre bus à cause de ça... Gavage !

Je quitte le quai pour retourner au point de vente. La nana du guichet plus au fait des pratiques des hôteliers et des agences de touristes en général m'accompagne pour expliquer au gars du bus comment tourne le monde pour nous autres petits gringos. Il ne semble pas convaincu mais la nana ne lui laisse pas le choix. On monte finalement... un peu verts.

Le bus est assez inconfortable mais j'arrive quand même à dormir 1h ou 2. A notre arrivée à Cuzco, à 5h du mat, nous découvrons que contrairement à ce que nous avait garanti notre hôtel de Puno, on ne peut pas rester dans le bus pour finir sa nuit jusqu'à 7h. Nice ! Nous qui nous étions promis de ne plus débarquer dans une ville à l'aube... Oups, we did it again comme dirait le p'tite Britney ! Nous voilà obligés de poiroter à la gare jusqu'à ce qu'il fasse jour à surtout ne pas dormir pour pouvoir veiller sur nos sacs.

Ah y est, il est 7h ! On prend un taxi pour Cusco ! A cette heure, la ville est déserte. Nous nous faisons déposer à la « Plaza de armas », place principale de la ville. Déjà on est séduit ! C'est bien joli Cusco on dirait. Une petite ambiance de Provence avec des bâtiments coiffés de jolis tuiles marrons.

On se met en quête d'un hôtel où nous comptons bien dormir un bon bout pour nous remettre. On trouve sans trop de difficultés et nous voilà posés. Une bonne sieste plus tard, nous nous rendons compte que notre appareil photo, notre petit Lumix, a disparu. Nous fouillons toutes nos affaires, rappelons tous nos souvenirs mais rien n'y fait. Nous appelons notre hôtel chéri de Puno mais évidemment, ils n'ont rien trouvé. Bah voilà, soit notre appareil est perdu, soit il a été volé. On apprendra par la suite sur le net qu'il y a effectivement pas mal de vols sur les trajets de nuit entre Puno et Cusco. On ne voit pas trop comment on pourrait nous avoir volé l'appareil. D'un autre côté on ne voit pas non plus comment on pourrait l'avoir perdu. On ne saura jamais...

Ca nous a mis un bon coup au moral. On est parti avec 2 appareils et en moins d'un mois, nous voilà sans rien ! Nouvelle déception quand nous nous renseignons sur les prix et les choix d'appareils du coin : en gros, ici on trouve les appareils d'il y a 2 ans à 30 à 50% plus cher que les nouveaux modèles en France. Ca fait mal ! On a envisagé un moment de carrément laisser tomber le voyage et de rentrer direct parce qu'à ce prix là, on allait liquider le peu d'argent qu'il nous reste pour finir le tour. On aurait aussi pu le finir sans prendre de photos remarquez mais à ce moment là, on était juste gavé.

Heureusement, nous nous sommes donnés un peu de temps et nous nous sommes ressaisis. On a fini par acheter un appareil très bof mais qui avait l'avantage de ne pas nous ruiner complétement et on a réduit la fin de notre itinéraire aux étapes strictement indispensables. Le meilleur compromis « plaisir de voyager / argent » que nous ayons trouvé. Nous voilà donc repartis pour nos derniers jours de voyage, moins bien équipés, plus pressés de rentrer, mais quand même impatients de voir nos 2 derniers grands rendez-vous: le Machu Picchu et les lignes de Nazca.



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