dimanche 8 août 2010

Le Titicaca, un petit tour et puis s'en va.

Ce matin nous partons pour l'aventure. Enfin l'aventure à la sauce péruvienne, c'est à dire avec un tour organisé. Sur le papier ça a l'air alléchant : sur deux jours, nous devons visiter les îles flottantes d'Uros, passer la fin d'aprem sur l'île d'Amantani où nous dormirons chez l'habitant, et enfin passer la matinée et le déjeuner sur Taquile.

Départ tranquillou à bord d'un bateau plutôt confortable ce qui est rassurant puisque nous allons y passer une dizaine d'heures sur deux jours.
Il faut peu de temps pour débarquer aux Uros, lieu de rassemblement des îles flottantes sur le lac. L'arrivée fait un peu penser à l'entrée d'un parc d'attraction. Toutes les îles sont identiques, les habitants en tenue traditionnelle accueillent les bateaux de touristes. On parlait authenticité en Bolivie, là on parle gestion du touriste. Après une présentation très bien faite (sans ironie!) sur la construction des îles et leur histoire, on passe aux choses sérieuses. 15 minutes pour acheter de l'artisanat local, 10 minutes (et 10 soles) supplémentaires pour faire un tour de drakkar péruvien.
Top chrono, allez on part.


Deux heures de bateaux plus tard, nous arrivons à Amantani. Ambiance échange scolaire en Angleterre: les familles d'accueil qui nous attendent sur le quai. Nous sommes amenés dans nos chambres et un déjeuner nous est servi. A peine la table débarrassée, notre hôte nous déballe un sac d'artisanat local (enfin local, péruvien tout du moins...). Très très compliqué de ne rien acheter et même de négocier, même si les prix sont largement supérieurs à ce qui se fait à Puno (un bon facteur 3...). Surtout que vu le contexte, négocier est assez mal vu. Bon ok on va essayer de trouver le meilleur rapport mocheté/prix. Pas évident.


Il est l'heure de rejoindre le point de rassemblement pour prendre les instructions suivantes. Une bonne demie-heure d'attente sur la place du village plus tard, suivi de 15 minutes d'explications nettement moins intéressantes que celles d'Uros et nous pouvons attaquer la grimpette sur le sommet de l'île. De tout en haut nous bénéficions d'un point de vue magnifique sur l'ensemble du lac, agrémenté par un non moins joli coucher de soleil.


De retour sur la place du village, nous avons droit à une festivité locale. Les villageois ont installé des tas de paille et se sont déguisés. Après avoir mis le feu à la paille, ils courent/dansent autour au son de la musique de la fanfare.


Pour le coup ça semble être authentique. Il s'agit apparemment d'une fête pour le début de leur vacances et on nous a bien expliquer qu'il serait mal venu de participer.

Bon c'est pas tout ça, mais il fait à la fois faim et sommeil. Ca tombe bien, c'est l'heure de rentrer dans chez notre famille d'accueil où après le diner, nous pouvons aller nous coucher.

Le lendemain matin rebelote, on se retrouve tous sur le quai accompagnés de nos hôtes qui ne peuvent réprimer une larme en nous quittant et en repensant à ces merveilleux moment passés en leur compagnie. Ahlala ironie quand tu nous tiens... Au moins ça me fait marrer c'est déjà ça :)

Deux heures de bateau plus tard et nous débarquons sur Taquile, une île encore plus petite où le temps libre que nous pensions avoir sur place se résument à une unique ballade pour rejoindre la place du village.




Ensuite, nous pensions naïvement que le repas libre pouvait être pris où on voulait. C'est avec surprise que nous nous voyons amenés à un resto où tout avait été prévu pour nous. Bon on va pas chipoter, le repas est moins cher que l'écharpe qu'on a dû acheter à notre hôtesse hier midi (on a même envisagé de payer nos 2 repas avec l'écharpe en question) et plutôt bon. Et puis si vraiment on voulait, on pouvait aller ailleurs. Une petite descente digestive vers le port clôture ce tour sur Taquile. Un petit mot sur l'île quand même, qui se relève très jolie sous ce soleil dominical.


Une petite conclusion s'impose pendant ces trois heures de bateau qui nous ramène à Puno. (Et oui je fais genre j'écris ce post là dans le bateau, la classe hein, alors que même pas vrai c'était celui de La Paz ! Que j'écrivais à ce moment là !).

Alors comment formuler notre ressenti... On oscille entre « les tours ça pue grave », et « plus jamais ça ». Jusqu'à présent nous avions toujours évité les tours organisés pour la bonne et simple raison que c'était à la fois plus simple et moins cher de faire avec les moyens locaux. Là force était de constater que c'était l'inverse, alors on s'est laissé tenter.

Le côté positif (oh l'autre il a dit positif !), c'est que maintenant on a plein d'autres arguments pour ne plus en faire. Parmi les plus notables, trainer un groupe c'est long, trainer un guide c'est lourd (et je parle même pas du routard, en plus avoir la version espagnole + anglaise à chaque arrêt ça donne l'impression constante que le mec radote...), trainer les pieds ça use les chaussures... Euh non rien à voir. Nous qui avons l'habitude d'aller là où les groupes ne vont pas, ça nous a un peu frustré de devoir rester là où il y a du monde.

Ah mince on avait dit le côté positif... euh... ba si quand même le + c'est les rencontres. Nos colloc de familles d'accueil étaient 1 couple de Français retraités qui venaient de faire un tour d'Amérique du Sud en camping car et 1 autre couple de Français plus jeunes avec qui on a passé de bons moments.

Ah, nous sommes arrivés, il est donc temps pour moi de conclure ce post. Pas le temps? Bon ben tant pis.

Lien vers l'album Picasa

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