Nous embarquons à Bangkok direction Tokyo avec Japan Airways. La Japan touch est présente dès la petite vidéo précédant le décollage : sous nos yeux amusés un petit dessin animé défile, énumérant toutes les façons possibles de déranger ses voisins d'avion et surtout, comment éviter cette tragédie. Parmi les mises en scènes présentée, notre chouchoute est celle du petit bonhomme saoul avec une ceinture autour du front titubant dans l'allée de l'avion et venant ennuyer une gentille famille de Japonais sous les yeux terrorisé de leur enfant.
Le vol se déroule tranquillement. Dans 30 minutes nous atterrissons à Tokyo et comme à mon habitude, je scrute le ciel pour profiter de la vue aérienne de cette immense métropole. Nous sommes toujours au dessus des nuages mais je ne désespère pas. On descende, on descend, l'hôtesse annonce atterrissage imminent mais on ne voit toujours rien. Ah tiens, on voit... le sol et pouf on atterri sous la pluie sur une piste détrempée. Bon ben tant pis j'aurais rien vu ce coup là. Je me console avec le spectacle de l'inversion des réacteurs qui font jaillir l'eau de la piste, c'est amusant.
Une nouvelle fois, la magie de l'avion s'opère. En 6 heures de temps nous sommes passés de la bouillonnante capitale Thaïlandaise au climat tempéré du Japon au printemps (drôle d'impression quand même de passer d'un brulant été à un début de printemps en 6h !). Et ça tombe bien, parce qu'on n'en pouvait plus de cuire: 1 mois qu'on vit à plus de 35°, ça nous rappelle qu'on n'est pas fait pour ça.
Sous cette grisaille, l'aéroport de Narita ressemble à s'y méprendre à celui d'Orly: tout moche, tout pourri. Bon allez on se laisse pas abattre, on n'est pas arrivé et comme on a regardé la petite vidéo de présentation de l'aéroport passé dans l'avion, nous savons exactement ce que nous avons à faire (ils sont forts quand même ces Japonais... ils présentent l'aéroport AVANT l'atterrissage de façon à ce que le passager débarquant ne soit pas en terrain inconnu et sache exactement où aller et comment !).
Le premier contact avec un autochtone (après les formalités de douanes) s'effectue avec le guichetier qui doit nous vendre notre ticket de métro pour rejoindre Tokyo. Ouf il parle un anglais suffisant et nous dégotte un petit raccourcis pour aller à notre hôtel bien que ça réduise le coût du ticket qu'il nous vend. Sympa ça !
Première correspondance, à peine le temps de chercher le bon panneau qu'un petit papy, ayant entendu la station que nous cherchons nous prend sous son aile. Décidément ils sont sympas ces Japonais!
Nous découvrons la banlieue de Tokyo par la fenêtre du métro. C'est mignon mais bon sous la pluie c'est pas extraordinaire. Nous apprenons cependant une information capitale pour la suite du séjour: les cerisiers sont encore en fleur! Wouhou ! Trop la fête, on a vraiment bien fait d'avancer notre arrivée ici !
C'est frigorifiés (faute de vêtements adaptés à cette nouvelle saison et surtout à la pluie) que nous prenons possession de notre semi-double à l'hôtel. Alors une semi-double, étrangement ce n'est pas une simple, ça serait trop facile. Une semi-double, c'est une petite chambre avec une petite douche/wc amovible et un lit dont la largeur se situe entre le lit simple et le double. Et là on se dit que ça a du bon d'être des modèles réduits ! Enfin bon tout le confort est là, on a même la TV japonaise (qui est vraiment marante, même quand on ne comprend rien).
On a beau être claqués et avoir froid, il nous manque quelque chose. On a faim! Et là on se retrouve devant un dilemme assez évident: pour commander à manger, il faut comprendre le menu et les photos ne suffisent pas toujours, loin de là. Heureusement on s'y connait en bouffe japonaise, à force de manger aux Sapporo, Kintaro et autres Higuma, on sait reconnaître nous plats préférés. Ça y est on en tient un! Allez on se lance. La serveuse nous parle et nous indique un distributeur. Ah ok, on achète les tickets des plats qu'on veut commander à la machine... Une fois chose faite, on s'assoit à notre table. Et là se produit un de ces moments qui, on le sait, restera gravé longtemps dans notre mémoire. La serveuse arrive, prend nos tickets en nous parlant en japonais pendant 15 bonnes secondes à une vitesse qui dépasse le mur du son et repart. Sincèrement ça aurait pu être du français, à cette vitesse je l'aurais pas comprise. Et ça se reproduira à chacune de ces interactions. Bien consciente je pense que nous ne comprenons rien, elle nous parle malgré tout tout à fait normalement et fait ce qu'elle a à faire sans que nous n'ayons rien d'autre à faire que la regarder et lancer, quand c'est approprié un petit « domo arigato » pour la remercier.
Bon tout ça pour dire que le Japon s'est présenté à nous dès l'entrée dans l'avion et nous ne nous a plus laché. Immersion immédiate ! Retour à la surface prévu dans 18 jours. Un gros bonheur pour nous 2 : Cri en tant que fan de manga de longue date avide de confronter son imaginaire avec la réalité, et Calou en tant que néofite qui ne sait pas à quoi s'attendre et donc prêt à tout.
Là on est claqué, on va se coucher en croisant les doigts pour que demain il fasse un temps sympa pour profiter de Tokyo et ses cerisiers en fleur.
Coucou!
RépondreSupprimerAlors ces cerisiers en fleurs? on veut voir aussi!!!
Gros bisous
profitez bien
Mimi
Coucou !
RépondreSupprimerCa arrive ça arrive. On a pris tellement de photos que maintenant ça devient compliqué de les trier. Mais on est dessus :)
Bisous !!
Cri