lundi 14 juin 2010

Wai-o-tapu

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui on attaque du gros, du lourd. Euh si en fait, depuis quelques temps on fait que ça des sites de rêves. Bref, là on va voir un des sites qu'on voit dans les livres de voyage à la page Nouvelle Zélande, qui, sur une simple photo, donne envie de faire escale dans le pays. En l'occurrence, là je parle de la fameuse photo où on voit une piscine volcanique aux bordures oranges sur fond de ciel bleu. Ce phénomène géologique est présent sur quelques sites entre Rotorua et Taupo, pile sur notre route, c'est bien foutu hein?

Je reprends donc le récit. Ce matin, nous nous réveillons sur une aire de repos à 10km de la réserve naturelle de Wai-o-tapu. Avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit instant récréatif s'offre à nous: l'éruption du Lady Knox Geyser. Tous les jours à 10h un mec vient faire sa lessive au dessus de deux poches d'eau superposées, la première froide et la seconde à 110°C (oh l'autre eh c'est pas possible!). L'action du savon rompt la couche qui sépare les deux poches ce qui produit un jet d'eau pouvant monter à plus de 10m de haut et débitant plus de 25000 litres d'eau en 1h. Et ça le fait marrer ce con...


On remonte en voiture et hop c'est parti pour le Disney de l'activité volcanique, dans oeuf-dur land. En effet l'odeur de soufre est omniprésente et imprègne nos narines, c'est un peu tôt...

Passons à la visite en tant que tel. Le soleil est au rendez vous ce matin, donc nous verrons peut être le site dans toute sa quintessence. Commençons par le décor, ici la végétation verte et intense laisse place à une terre aride où les fumeroles rappellent que l'activité souterraine est quelque peu débordante, et surtout toute proche...


On rentre tout de suite dans le vif du sujet, avec la première piscine de boue bouillonnante, suivie de près par la palette de l'artiste:


Ensuite le lieu de tant de photos mondialement connues, les abords de la « Champagne Pool »,: un cratère de 60m de profondeur débordant d'eau chaude contenant des métaux qui donnent les couleurs si particulières aux bords.




L'eau rejetée coule tout doucement et forme des terrasses qui à terme seront peut-être semblables à celles qui ont été englouties aux alentours du buried village (cf article sur Rotorua). Cette étendue d'eau se ressert et donne lieu à une cascade dont les dépôts verts sont dus à l'arsenic.


La ballade se poursuit de points d'eau multicolores en concours de cratères qui crachent du soufre. On se rend bien compte que nous sommes dans un lieu assez unique (bon ok j'ai dit au début qu'il y avait un autre parc naturel semblable dans les environs mais vous m'avez compris...).

Avant de quitter définitivement la réserve, nous sommes allés voir une dernière curiosité, les mud-pools, littéralement « piscine de boue ». Là nous nous trouvons en présence d'une marre de boue dégageant toujours la même odeur, et surtout faisant des bulles par endroits qui explosent en jets de boue !


Je vous invite à aller voir l'album Picasa et de jouer au grand jeu consistant à trouver une forme dans les éruptions que nous y avons mises. Vous savez, comme on fait avec les nuages... mais avec la boue (comment ça c'est moins poétique).

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