dimanche 13 juin 2010

Rotorua

Après le nord de l'île du nord, nous partons pour le centre de l'île du nord : la région de Rotorua. C'est une région dont l'histoire et le paysage sont profondément marqués par l'activité volcanique.

Notre première visite nous emmène dans un village exhumé simplement appelé "buried village" (village enterré).

Le 10 juin 1886, l'éruption du volcan Tarawera a enterré ce village et la vallée dans une avalanche de boue sur une surface de 15 000km² (quand même !). Recouvrant du coup les terrasses roses et blanches considérées alors comme étant la 8è merveille du monde !


C'est fort dommage mais c'est aussi ainsi que toute cette "nouvelle" vallée fut créée avec ses geysers, ses lacs fluos, ses bassins de boue bouillonnante et, bien sur, à terme, ses centres de spa et sources d'eau chaudes qui poussent dans la région comme des champignons !



Avant de vous raconter notre visite de Wai-o-tapu, qui nous a permis de découvrir ces paysages volcaniques, voici une petite histoire relative à l'éruption de Tarawera.

Les Maoris qui peuplaient la Nouvelle Zélande à l'arrivée des colons réussirent (je ne sais pas bien comment), à s'adapter relativement bien (enfin relativement aux aborigènes d'Australie) à cette nouvelle donne. Leur chef, essayant de limiter la casse de cette invasion sur leur culture, passa un traité avec les Anglais assurant la protection de sites naturels sacrés pour les Maoris, créant ainsi les premières réserves naturelles du monde.C'est surement grâce à cela qui la Nouvelle Zélande est le pays comptant le plus grand nombre de parcs naturels au monde et donc que ce pays reste si authentique.



Les Maoris ont donc tenté l'expérience de la cohabitation avec les colons. Ils vivaient ensemble dans les mêmes villages. Quelques jours avant l'éruption, un des guides spirituels Maori vit en rêve l'annonce d'une catastrophe imminente. Lorsque l'éruption eut enseveli le "buried village", les villageois, dans un élan de "prenons-nous en au messager", refusèrent de le dégager des ruines sous lesquelles il avait été bloqué. Lorsqu'ils se décidèrent enfin à l'aider 4 jours plus tard, ce-dernier était toujours vivant. Il périt malgré tout au bout d'une semaine.

Voilà pour la petite touche culturelle ! On reprend le court de notre visite avec Wai-o-Tapu.


Lien vers l'album Picasa

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