samedi 20 mars 2010

Wat Phou pou pidou

Basés à Paksé, nous nous lançons à la conquête de la route du Sud ! Nous louons des motos, des scooters améliorés à vrai dire, avec 4 vitesses avec lesquels on fait un petit 50km/h de moyenne et des pointes à 70km/h, oreilles au vent en ce qui me concerne vu le bol qui me sert de casque.






C'est parti pour 40km. Nous traversons des forêts, des champs et nombre de petits villages longeant notre route.




Sans être bien sûrs de la route empruntée nous nous retrouvons dans un petit village. Après quelques mètres, un homme nous arrête et nous demande de lui donner 10 000Kips... Alors bon nous on veut bien mais toujours pareil : pourquoi ? Le Môssieur ne parle pas Anglais et nous montre du doigt un panneau que nous ne comprenons pas. Pas plus avancés nous nous interrogeons : « Mais on paye quoi là ? C'est normal ça ? » On regarde les autres véhicules passer. Certains payent, d'autres non, mais nous ne comprenons toujours pas de quoi il est question. Après 5 bonnes minutes d'interrogations on pense comprendre qu'il s'agit d'un billet pour prendre le bac que nous avions effectivement prévu d'emprunter pour atteindre Champassak de l'autre côté de la rive Mékongaise. Si c'est ça c'est carrément avantageux (comparativement au prix indiqué dans le Routard) ! Nous le payons, réenfourchons nos Harleys et découvrons effectivement, 200m plus loin, une rive de Mékong et finalement, le bac. Nous embarquons avec son petit reçu. No problemo. Bon ba c'était bien ça mais franchement.... franchement... FRANCHEMENT... c'est quand même plus clair quand tu payes directement au bac qu'à un mec sur la route 200m plus haut !

Bon alors en ce qui concerne le bac... on a été bien surpris, saisis par la simplicité de la chose. Comment une embarcation si rudimentaire, bricolée et minuscule peut faire traverser 3 scoots + 6 personnes... C'est fou ça !





Nous traversons et débarquons sur l'autre rive. Vous me croirez vous me croirez pas, mais c'est dans la cour d'un temple que nous nous retrouvons. Nous devons la traverser (à moto !) pour rejoindre la route. C'est original, pittoresque, charmant... ils sont balaises à l'aménagement urbain !

Nous voilà à Champassak ! C'est un mignon petit village tout tranquille et bien à l'écart de tout. On y trouve quelques maisons de style « colonial » que nous avons du mal à repérer car le style Français nous est trop familier.

Nous traversons Champassak pour atteindre Wat Phu : un temple Khmer classé à l'UNESCO. Alors que nous entrons sur le site, nous découvrons un très grand bassin le long duquel des buffles, couchés, hument l'air tranquillement.






Le terrain est dégagé ce qui nous offre une jolie vue sur des montagnes proches qui se trouvent face à nous pendant que nous longeons le bassin à la rencontre des ruines. Le reste du site demeure, en revanche, caché à nos yeux.
Une fois le bassin contourné, nous découvrons une belle allée de lingams de pierre mais toujours pas de temples. Décidément, ils ont su ménager leur effet.

A l'autre bout de l'allée nous nous trouvons entourés de 2 ruines de temples dont il ne reste vraiment pas grand chose. D'abord déçus, nous nous souvenons que le site est encore profond et que nous ne sommes qu'au début de la visite. Face à nous pourtant, nous ne voyons que des escaliers et des frangipaniers... Qu'allons nous découvrir en haut de ces marches ?







L'ascension est raide et douloureuse pour nos pauvres gambettes encore courbattues après Phu Kradung. Les fleurs des frangipaniers sont si nombreuses qu'elles embaument délicatement l'air... l'air chaud. Il est effectivement 13h et le soleil, à son habitude, nous assomme. Nous arrivons enfin au haut des marches (à l'état de flaques) et découvrons, à l'abris des arbres, un petit temple Khmer, tout petit mais très mignon, plein de charme.


On se retourne et derrière nous, une vue panoramique sur les environs nous attend. Une invitation à la contemplation pendant que nous reprenons notre souffle en sirotant du coca.


Nous poursuivons notre visite du plateau où quelques autres vestiges nous attendent.

On peut dire qu'on a été conquis. Plus par l'intégration du site dans son milieu naturel que par les ruines en elles-mêmes.

Une bien belle journée encore améliorée par les paysages Laos sous la lumière descendante du retour et surtout les sourires des Laos et les "Hello" des enfants que nous avons rencontrés à l'occasion d'une pause.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire