On y avait goûté en visitant le parc national de Khao Yai, et on doit avouer qu'on avait comme un sentiment de trop peu. On avait même dû, avec quelques regrets lors de notre précédent passage, couper tout droit pour remonter dans le nord-ouest, laissant derrière nous deux des plus jolis parcs naturels du pays. La nature Thaïlandaise mérite définitivement le détour.
Nous sommes à Vientiane et nous avons deux options:
- prendre le bus pour Paksé, 10h de trajet et impasse sur la nature Thaïlandaïse. (bouuuh)
- traverser le Mékong, louer une voiture à Udon Thani, longer le fleuve sur ses 100 plus jolis kilomètres, se promener à Phu Rua, crapahuter à Phu Kradung, rendre la voiture à Khon Khaen et retourner au Laos en bus par Ubon Ratchathani. (pour y comprendre quelque chose, se référer à la carte interactive à gauche) (Ouééééé !).
La deuxième option a plus de gueule quand même hein? Et comme on n'est pas complètement débile c'est celle qu'on a choisi !
Nous voilà donc repartis on the road again, au volant de la dernière voiture disponible à l'agence alors qu'on s'est pointé sans réserver, histoire de bien renforcer le fait qu'on a quelques spaghetti qui sortent du caleçon (enfin celui de Pascal). Rien ne peut nous arrêter ! Pas même le fait que visiblement, dans cette région, ils ne parlent pas un mot d'anglais. Il y a pourtant tout pour le tourisme, les guesthouses sont pleines et les restos nombreux. Mais ici comme sur la route des citadelles Khmères, le tourisme est local et on passe un peu pour des ovnis.
Premier objectif: longer le Mékong.
Après une nuit à Nong Khai, petite ville frontalière à l'intérêt très limité - ben oui un marché de nuit sans rôti (=crêpe) chocolat banane ça frôle l'inutilité - nous partons pour Chiang Khan pour le fameux tronçon de route longeant le Mékong. On aura tout de même fait connaissance avec un gecko, petit animal qui a la particularité d'avoir un petit rituel fort sympathique: toutes les 20 minutes environs, il se recharge par le biais de 2 séries de crouik-crouik-crouik-crouik-crouik, et ensuite « Gecko! Gecko! Gecko! Gecko ! Gecko! Gecko! Gecko ! » (7 fois exactement pour celui de la guesthouse de Nong Khan! On a compté et comparé avec d'autres rencontrés plus tard, c'était le plus balaise !). Et ça dure comme ça pendant des heures... de jour comme de nuit.
Revenons sur la route, qui il est vrai, est magnifique. Le niveau du fleuve a beau être extrêmement bas, fin de saison sèche oblige, les paysages sont saisissants et la végétation présente est encore bien verte (quand pas brûlée pour cause de déboisement). On a même croisé des rizières !
La route serpente, suivant les aléas des reliefs de plus en plus prononcés.
Nous traversons régulièrement des petits villages (si petits que je ne suis même pas sur qu'on puisse vraiment parlé de village... disons des habitations qui longent la route ça et là).
Nous évoluons coincés entre des collines et l'impressionnant lit du fleuve parfois impossible à retrouver au milieux des rochers et des touffes de roseaux.
Ce spectacle étonnant se termine à Chiang Khan où nous passons la nuit.
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