Et voilà, nous voilà arrivés à la dernière étape « nature » de notre périple australien. Et pas des moindres : Fraser Island ! C'est une espèce en voie de disparition à elle toute seule. Parmi ses caractéristiques particulières, c'est l'île de sable la plus grande du monde dont l'écosystème est resté à peu près préservé. Ici pas de routes, tout se fait en 4x4 sur des pistes en sable, et c'est pour ainsi dire le seul moyen de transport praticable sur l'île. Autre élément pour se faire une idée, il n'y a presque pas de logements sur l'île, donc ça sera camping dans les bois !
Après avoir pris possession de notre 4x4 de location et surtout regardé une vidéo sur tous les dangers qui nous attendent (avec les photos des crashs associés), nous voilà partis pour le ferry. La clé dans le contact, vroOOUUUM! Ouh pinaise c'est un camion ce truc! Ca fait un de ces bruits !
Une heure de demie, un coup de bac et un passage en mode quatre roues motrices plus tard et nous sommes parés à attaquer l'exploration de l'île. Et ça attaque fort d'entrée : si c'est uniquement accessible par des 4x4 ici c'est pas pour déconner. Les pistes sont en sable et tout le monde se partage la même voie, il faut donc escalader les bas côtés pour se croiser. Ca monte, ca descent, il y a des trous, des grosses crevasses et même des racines piègeuses, en clair ça secoue fort.
Et l'île dans tout ça ? Ben c'est très joli (enfin moi je trouve, faut aimer la grosse nature quoi !). Le centre est composé de forêt dense et verdoyante, et la côte est (la seule accessible au public puisque l'ouest est infestée de crocodiles) dévoile une longue plage de sable fin qui sert « d'autoroute » sur laquelle on a le droit d'atteindre la vitesse mirobolante de 60km/h.
Info amusante : parmi les dangers inhérents à la conduite sur la plage qui nous ont été présentés dans la petite vidéo précédemment suscitée, on nous parlait d'enlisement, de vitesse appropriée, de se tenir aux poignées, de possibles trous dûs à des sources d'eau regagnant la mer mais aussi (et c'est ça qui est amusant, si vous vous êtes amusés avant c'était trop tôt !) de regarder en l'air de temps en temps car la plage est également utilisée par des avions. La plage fait route ET piste d'atterissage !
Ah oui j'oubliais une autre recommandation sympathique mais non liée à la conduite : interdiction de se baigner sur cette plage car, je cite : « si les courants ne vous tuent pas, les requins s'en chargeront ». Ok ba on va se retenir alors ! Faisait pas assez chaud de toute façon.
Cette plage donne accès à une magnifique épave de bateau qu'un cyclone a déposé là au début du siècle dernier :
C'est aussi de là que débute une petite ballade vers le lac Wabbi qui permet de découvrir une immense dune qui donne une vue dégagée sur la mer au loin :
Loin au nord, au bout du bout de la plage, on peut accéder à la « tête d'Indien », une formation volcanique d'où on a pu observer l'île et un peu de faune aquatique, dont une raie et un banc de petits requins. Ah donc c'était pas des conneries il y en a pour de vrai !
Les perles de cette île, à notre avis, restent les lacs d'eau douce perdus au milieu de la forêt. Tous différents, ils méritent le détour. Bien que le plus célèbre soit fermé pour rénovation de l'accès touristes, nous n'avons pas été en reste avec ceux que nous avons pu voir:
Le lac Birraben et ses eaux cristallines
Le lac Benaroon
Le lac timbadaboom
Et dans tout ça où est-ce qu'on dort? Ben oui c'est bien gentil le 4x4 mais ça fait pas motorhome. On a donc été au camping du coin (par cela je veux dire perdu en plein milieu de la forêt). Plutôt rudimentaire, celui-ci et composé de sanitaires où l'eau chaude est payante et de tables de pic-nic. Et c'est tout! Je comprends mieux pourquoi c'était pas cher du tout !
Pour situer un peu l'ambiance, ici en automne il fait nuit noire à 18h et la température tombe à 5°C dans la demie heure qui suit. Autant dire que le diner est expéditif que très rapidement on file dans notre tente pour garder un maximum de notre chaleur avec nous. On a beau être à peine à 50km à vol d'oiseau de la côte où nous avons passé les nuits précédentes, on a l'impression d'avoir changé de saison.
Un petit mot sur la faune avant de finir. On s'imaginait voir un paquet d'animaux sauvages ici étant donné le potentiel nature de cette île. En fait non. Difficile de dire si c'est parce qu'ils se planquent loin des chemins qu'on a fréquenté ou si c'est parce qu'il n'y en a pas tant que ça. Au final on a vu quelques zyozyos (non c'est pas un animal chelou comme ce pays en a le secret, c'est juste ma façon de dire oiseaux), 1 serpent blessé sur la route et 2 magnifiques lézards.
Encore une fois le temps passe et nous voilà rappelé à la dure réalité. Nous quittons l'île et avec elle notre dernier rendez-vous nature de l'Australie. Beaupap' et Zermo rentrerons directement de Brisbane en France. Quant à nous, nous aurons droit à une dernière ville étape : Sydney, avant de quitter ce si beau pays. Ca sent la fin de l'Australie tout ça ! Snif...
Ah cette maudite nature!!! Une bonne piscine municipale c'est chaud, c'est une eau limpide (enfin si on y passe avant les scolaires et les bébés-nageurs...)sans bestioles dangereuses dedans (si on n'est pas pd les scolaires...) et en plus on y a accès par une belle route goudronnée!
RépondreSupprimerAh home sweet home!!!