jeudi 5 août 2010

De Copacabana à Puno, encore plus dur

Aujourd'hui c'est mon annif ! Pour fêter ça, la ville de Copacabana organise chaque année une fête de renommée internationale. Non mais faut pas... ça me gêne vraiment ! Mais vraiment... nonon vraiment ! Pas moyen de les faire changer d'idée, du coup, trop gênée, je préfère partir. Aujourd'hui, nous partons pour le Pérou.

Nous avons pris nos billets de bus pour Puno et à l'heure dite, nous nous rendons à l'agence qui nous les a vendus. Nous apprenons alors que nous voyageons avec une autre compagnie. Etrange, comprends pas trop mais ok pourquoi pas. Le bus est censé partir dans une vingtaine de minutes et nous avons encore de l'argent à changer. Je garde les sacs pendant que Pascal se charge du change.

2 minutes après son départ, le Bolivien visiblement en charge de la logistique (que nous appellerons Pancho pour plus de clarté) décide de nous emmener au bus qui apparemment se prend beaucoup plus loin. Pas glop. Je lui explique que j'attends Pascal et que donc je ne peux pas bouger. Ça le contrarie fortement. D'autant que 2 touristes lui mettent la pression toutes les 2 minutes en faisant mine de partir au bus sans qu'il ait donné le départ. Je le vois régulièrement me montrer aux autres touristes qui attendent avec nous. Oui oui c'est bon j'ai compris. Je retarde tout le groupe. Grrrrrr

La pression monte. Acculée je lance un : "Pascaaaaaal !" espérant le faire arriver plus vite mais mon cri est perdu dans le brouhaha de la foule. Pancho n'y tient plus et sonne le départ. Il tente de m'arracher le billet de bus en passant à mon niveau, comme si ça allait me faire bouger avec les sacs de 2 personnes et sans Pascal. Je m'accroche au billet, lui demande où se trouve le bus et lui dit que nous le rejoindrons plus tard. Les voilà partis sans nous. 

Pascal me rejoint finalement. Le change fait + 1 cadeau pour mon annif. C'est trop mignon... Je lui explique l'urgence de la situation et nous voilà partis pour le bus. Quand nous arrivons, les sacs sont entrain d'être chargés et les passagers commencent à monter.

Tiens c'est bizarre, il semblerait que certains aient des places attitrées et les autres non. Devinez à quelle catégorie on appartient... bah oui c'est ça aussi d'être refilés par une autre agence. En soit ce ne serait pas vraiment un problème si en plus la compagnie n'avait pas vendue plus de billets que de places dans le bus. Bah oui c'est ça de dispatcher ses points de vente sans réconcilier les infos à la fin ! 

Et ce qui devait arriver arriva, Pancho, dans son style si prévenant (ironiquement parlant), nous informe que nous ne pouvons pas monter dans ce bus. Bon ben on va récupérer nos sacs hein !
"Oui on en avait 3." Expliquons nous au Bolivien qui se charge des sacs (et que nous appellerons Sancho). "Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ?"
Il nous demande d'attendre sur le bord de la route sans autre info. En nous envoyant balader même on peut dire. Bah dites-nous si on vous dérange surtout... Une petite poignée de touristes dans la même situation que nous nous rejoint.

Après une 10aine de minutes, Sancho et Pancho nous demandent de les suivre. Ils nous emmènent à un collectivo sur le toit duquel nous chargeons nos sacs.
"Oui on en a 3. Pareil qu'il y a 10 minute." ré-expliquons-nous à Sancho au moment de monter le 3è sac. Décidément ça a l'air de le perturber. 

Nous montons dans le véhicule mais une question nous taraude... c'est un collectivo Bolivien, pas moyen qu'il nous emmène plus loin que la frontière... on fait quoi après ? Nous posons la question à Pancho qui de sa voix si plaisante (toujours ironiquement parlant) nous dit que nous prendrons un autre bus à la frontière mais se refuse à plus de précisions. Franchement, ça pue.

Le collectivo démarre et 20m plus loin s'arrête. On nous demande de descendre du véhicule et de récupérer nos sacs. Visiblement, ils viennent à l'instant de trouver de la place dans un autre bus ! On récupère nos sacs, 1, 2...
"Hey ! Il est où le 3è ?"
"Vous aviez 3 sacs ?" Je craque. Pancho ne nous laisse pas le temps de nous reprendre et nous envoie ch*** heuuu, balader en nous disant de nous bouger de là. Cette fois je craque vraiment. 
"Et être aimable c'est possible ?!!"
"Si" qu'il me répond. Il est trop fort lui !

Bref nous montons dans ce nouveau bus. 20 minutes plus tard, nous voilà à la frontière. Nous la passons sans encombres et rejoignons notre bus. Le Pancho de ce nouveau bus compte les passagers. 1 fois, 2 fois. On l'entend dire qu'il manque 1 personne. On attend. Le bus finit par démarrer. Nous pensons naïvement que le passager manquant à fini par arriver. 5 minutes plus tard, le bus s'arrête. Un jeune essoufflé et les joues rouges monte dans le bus. J'en reviens pas ! Ils étaient partis sans le dernier passager !

Le reste du voyage se déroulera sans encombres mais quand même... quels rois de l'organisation ! Surtout quand on sait qu'ils font ça tous les jours !!

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