mardi 9 mars 2010

Vélo tout terrain...

Nous avions boudés les treks de Chiang Mai mais notre envie de découvrir de vrais paysages ruraux et de nous bouger étaient toujours là. Les nombreuses agences de Luang Prabang proposaient moultes treks sous moultes formes (mais sans frite). Nous nous sommes décidés pour un trek d'1 journée en VTT à la découverte de villages voisins. Apparemment une 30aine de km. Niveau requis : medium intermédiaire. Nous colloquons avec Pascal "C'est notre niveau tu penses ?" "Ouais surement. On est jeune et plein de vitalité ! On prend notre Pal tous les matins et on a le poil soyeux. Oui ca ira surement !".

Le matin du trek, nous nous présentons à l'agence. Nous rencontrons alors notre guide : un petit Laos d'une 20aine d'année qui nous apprend bien vite qu'il revient de 3 jours de kayak et qu'il a un peu fait la fête la veille. Tranquille. Il est en jean et veste. Je relève ces petits détails comme des indicateurs réconfortants sur le niveau de difficulté de la balade.


Nous enjambons (enjambons ? Enjambonnaux ? Je sais jamais) nos VTT prêts à partir à l'aventure. Nous rejoingnons un bac qui nous fait travserser le Mékong. Nous y rencontrons notre 1er coup de coeur de la journée : un chiot tout mignon tout maladroit complétement craquant et adorable.

On aurait pu rester là des heures avec lui mais le guide nous rappelle à la réalité : on a traversé et maintenant c'est l'heure de faire du ViTiTi baby !



Immédiatement, je me prends une grosse claque. La sortie du bac se fait par une côté longue et très pentue et je ne suis pas sur les bons plateau/vitesse. Pascal et notre guide montent montent montent mais je sens le souffle me manquer, les cuisses me bruler. Non il faut que je tienne c'est trop la honte ! On vient juste de commencer !! Alleeez... ba non. Pied à terre. 1er échec je n'ai pas pu tenir. Pascal et le guide m'attendent tranquillou en haut de la méga pente de la mort. Je me rends alors compte qu'en fait, on est plus ou moins en montagne ici. OK c'est pas les Alpes mais c'est bien de la montagne. Ca va forcément être dur.


Bon je remonte sur mon vélo et nous repartons. Il faudra bien que j'y arrive de toute façon. Pour vous donner une idée générale de la route c'était : chemin de terre + cailloux et soit ca monte soit ca descend mais c'est JAMAIS plat. Le tout dans des paysages magnifiques : des forêts, des rizières asséchées ou vertes, des villages, des buffles, des cochons, des poules, des courts d'eau. Magnifique vraiment !



J'en profite bien que je galère sévère. Côte après côte, les mêmes scénes se répètent : Pascal et le guide devant qui papoptent sans discontinuer pendant que je lutte pour ne pas être trop à la traine. Je les écoute quand j'ai rattrapé mon retard mais faute d'avoir du souffle en rab, je ne prend pas part à la conversation :
Le guide : "J'aime beaucoup le football. L'Espagne a super bien joué."
Pascal : "Oui il méritaient de gagner..."
... ca monte, quand je reviens à niveau :
Le guide : "... ils conduisent à gauche en Thaïlande."
Pascal : "Oui j'ai conduit là-bas d'ailleurs en fait ca va..."
... une petite côté, je reviens vite à leur niveau :
Le guide : "Je crois qu'ils conduisent à gauche en Angleterre aussi."
Pascal : "Oui et aussi en Australie, au Japon, en ..."
Oups une côte. Je les rejoins de nouveau :
Le guide : "... et c'était en plein milieu de la route."
Pascal : "Noooon ! Si on croise un cobra je veux même pas essayer de lutter, je préfère faire demi-tour".
Et ca remonte... et ca redescend :
Le guide : "En pleine saison je travaille 7 jours sur 7 ! La c'est plus calme, c'est seulement 5 jours par semaine".
"Décidément cette sortie a l'air bonne ambiance. C'est dommage que je ne puiss pas me joindre à eux" songeais-je alors.
Le guide : "Et vous savez que certaines familles viennent avec des enfants de 6 ans pour faire ces treks à VTT. Je leur demande vous pensez que ca va aller et ils me disent oui oui c'est bon on est habitué".
Des enfants de 6 ans ! Bon là c'est trop la honte... Note pour plus tard, reprendre le sport !


Nous avons ainsi mouliné pendant 5h entre papote et émerveillement pour les paysages alentours. On a vraiment eu l'impression de voir un visage authentique de la campagne Lao. Les villages par lesquels nous sommes passés n'étaient pas aménagés pour les touristes. Les enfants que nous avons croisés étaient tout simplement amusés de nous voir et nous lançaient des "Sabaaï dii, Sabaaï dii !" (bonjour en lao) sans discontinuer juste pour le plaisir, sans rien attendre d'autre en retour qu'un autre "Sabaaï dii". Et les animaux... des animaux partout en liberté et en famille : des portées de cochons tout noir, des portées de poussins, des familles de buffles, des chiots, .... Nous avons même croisé, à la toute fin de notre ballade, cet éléphant.



Pas là pour les touristes lui non plus mais pour transporter de lourdes charges d'après les commentaires de notre guide.

Finalement la balade touche à sa fin. Le guide nous propose un dernier détour d'1h si ca nous intéresse mais nous n'en pouvons plus Pascal et moi. Nous reprenons donc un bac pour le retour. Nous avons la chance de retomber sur le petit chiot du matin accompagné de sa maman qui nous amusera encore le temps de la traversée.

On aura bien souffert (moi plus que les autres ;'( ) mais ça en valait tellement la peine !


1 commentaire:

  1. ...Yves propose d'ajouter l'activité VTT en montée (et pas seulement en descente!!!) lors de nos futures vacances alpines...pour les volontaires! mais Cricri est inscrite d'office...
    Bises

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