Après plus de deux semaines de froid, nous décidons de retrouver les régions plus clémentes avec comme première étape Potosi. Pour l'histoire, cette ville ne doit son existence que par la présence d'une gigantesque mine d'argent dans les profondeurs du Cerro Rico, montagne sur laquelle elle est bâtie. Au XVIIIème siècle, c'était une ville plus riche et plus importante que Paris.
Aujourd'hui c'est loin d'être encore le cas puisque presque tout a été exploité et que seuls quelques derniers mineurs continuent de creuser. La visite de la mine est l'attraction n°1, mais nous avons décidé de ne pas la faire. Bah oui on est comme ça nous, on a boycotté ! Aller voir les conditions misérables des mineurs en tant que touriste qui mange sa barbe à papa de l'autre côté du grillage, ça ne nous correspond pas.
En plus on s'est dit qu'on ne resterait ici qu'une fin d'aprem, les autres points d'intérêts étant des musées qui ne nous disaient rien a priori et que selon nos critères, Sucre était plus prometteuse.
Revenons donc à notre visite de courte durée. Nous nous contentons donc du centre ville, qui est pour le moins animé. Je ne sais pas si c'est la proximité du marché central ou si c'est l'heure de la sortie des travailleurs (ou les deux), mais il n'y a pas assez de place sur les trottoirs et comme le surplus marche sur la route, ça klaxonne dans tous les sens. Après le sud-Lipez et le Salar d'Uyuni, le retour à la civilisation est violent ! Mais pas désagréable pour autant.
Allez c'est parti pour la visite guidée!
La place centrale (en pleine rénovation, dommage !)
La estatue de la libertad
Un graph local
Une jolie église
Un musée
Et pour finir, les bus japonais ! Hein ? Oui on s'est pas rendu compte dans un premier temps et puis on a fini par s'apercevoir que leurs « collectivos » (mini bus collectifs qui desservent la ville) avaiten une tête qui nous était familière : étroits et hauts ce qui leur donne un aspect carré vu de l'avant, et écrits en japonais dessus. Mais c'est bien sur ! On a vu les mêmes au Japon mais en neuf ! On a trouvé où les véhicules japonais finissent leur vie.
Bon c'est pas tout ça mais il fait faim, et ce soir on a décidé de se faire plaisir avec un resto dans la catégorie « plus chic » du guide. Cadre très joli, service attentionné et cuisine très sympa, le tout pour la modique somme de 100 bolivianos, soit 10€. A ce prix là, je suis sûr que tous mes potes iront.
Petite info amusante pour conclure ce post : on ne le savait pas encore mais notre décision de ne pas nous éterniser à Potosi allait être une des meilleures qu'on pouvait prendre ! En effet, 1 ou 2 jours plus tard, la ville a connu un blocus des transports routiers qui allait se prolonger pendant plusieurs semaines. La crise s'est même intensifiée au point qu'on recommande aux ressortissants Français de ne pas quitter leur chambre d'hôtel. Nice ! Et hop ! 2è galères évitées sans faire exprès !
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