Aujourd'hui, nous réalisons une envie qui me tient à cœur depuis longtemps : nous partons faire une randonnée à cheval dans le désert. Pascal n'a jamais fait d'équitation. Quant à moi, mes dernières prouesses remontent à plus de 10 ans. J'avais en effet réussi à faire tout un trimestre d'équitation sans me faire mordre ni écraser le pied par mon cheval !
Vu notre niveau, on nous recommande un tour de 3 heures. Ça parait donner le temps de faire une jolie ballade. On signe ! Je suis la 1ère à monter sur mon cheval. On me prévient qu'il ira surement manger un coup et que je peux le laisser aller pendant que les autres se préparent. Ca ne me dérange pas, autant éviter qu'il ne tombe en panne de carburant de toute façon. Comme prévu le cheval se met en marche... mais pas vers sa mangeoire... vers où donc ? Et là des flashbacks m'assaillent... (pourtant on n'est pas en Afrique) des souvenirs que j'avais enfouis très loin dans ma mémoire refont surface... Mais oui bien sur... tout cela m'est familier... Quand je monte sur un cheval, il retourne illico dans son écurie ! Celui-là ne fait pas exception.
Bon c'est pas grave, je vais lui montrer qui c'est qui commande et surtout ne pas me laisser impressionner. Tout le monde est en selle à présent et c'est le moment de partir. Alors que notre guide prend le lead et se dirige vers la sortie, mon cheval part comme une flèche pour doubler tous les autres et se coller derrière lui. Oui mais voilà, il arrive un peu tard, le cheval de Pascal occupe déjà cette place.
Et c'est ainsi que commence une lutte entre mon cheval et moi... Lui qui ne peut pas supporter d'être derrière un autre cheval que celui du guide, et moi qui entend bien lui faire tenir sa place. J'essaye tout ce qui me vient à l'esprit. J'use d'autorité, je tente de le raisonner en lui expliquant que ses tentatives de doubler à droite comme à gauche sont veines, je tente l'expérience de Pavlov en tirant sur les rennes avec forces dès qu'il refait un écart et en lui donnant de gentilles caresses quand il revient dans le rang, je tente la douceur et la gentillesse... mais rien n'y fait. Il est encore plus têtu que moi. Une Bretonne ! C'est dire !! Je finis par laisser tomber pour ne pas passer à côté de la ballade. Qu'il aille où il veut.
Aaaaaaaaaah ! Oui comme ça c'est mieux ! Je profite des paysages alentour. Nous commençons par une oasis. C'est pas vert vert mais c'est bien vivant : habitations, plantes, cactus, des chiens, des gens, et même, comble de l'opulence en plein désert, des points d'eau.
Nous quittons l'oasis et abordons la partie désertique de la ballade. Nous faisons une petite pause pour permettre à nos montures de se désaltérer.
Quand nous repartons mon cheval arrive cette fois à se faufiler et se mettre à la place qui lui tenait tant à cœur. C'est une bonne nouvelle pour moi. Il devient de fait beaucoup plus cool et je sens que lui aussi profite désormais de la ballade.
Il n'est pas loin de midi et le soleil brille généreusement. Le désert, le soleil et et la dégaine du guide me donne l'impression de me trouver un plein western.
On tombe d'ailleurs nez à nez avec un squelette de vache (on suppose) qui termine de me plonger dans l'ambiance. Le guide nous explique qu'il ne faut que quelques semaines au soleil et à la sécheresse du désert pour venir à bout d'un cadavre bien charnu.
Nous abordons maintenant la valle del tiempo. Là, c'est top de chez top ! C'est vraiment prenant de sinuer au fond de cette vallée.
Enfin, nous entamons le chemin du retour : de nouveau le désert vide et plat, de nouveau l'oasis, et de nouveau San Pedro de Atacama.
Nous nous séparons de nos montures et nous éloignons dans le soleil couchant, les jambes arquées... like a poooooooor lonesome cowboy...
Alors la moi je dis "chapeau" !
RépondreSupprimer1 - à Pascal pour être monté sur un cheval pour la première fois de sa vie... l'histoire ne dit toutefois pas lequel a fini sur le dos de l'autre?
2 - à Christèle non pas pour ses prouesses équestres... encore que... mais je suis pas apte à juger, mais pour le magnifique jeu de mots "m'assaillent et pourtant on n'est pas en Afrique" là ouai ca le fait
bises à tous les deux
Ben voilà t'as réussi à vexer Cricri, t'as fait un compliment sur les seuls mots que j'ai ajouté au post...
RépondreSupprimerT'en fais pas elle t'en veux pas, c'est juste moi qui en profite pour te faire culpabiliser ;)
Sinon malgré quelques trots improvisés, nous sommes tous les deux restés "maîtres" de nos montures.
Pascal
toutes mes plus plates excuses, Christèle...
RépondreSupprimerje pense quand même que tu aurais été capable de le faire celui-là... mais je sais pas si c'est vraiment un compliment.... je te laisse juge!
bisous